De Casablanca à La Mecque à vélo, le nouveau pari fou de Karim Mosta

Parcourir 8.000 km en vélo en quatre mois en traversant 12 pays : Tel est le nouveau défi du double vainqueur de la coupe du monde d'ultra marathon, Karim Mosta qui, du haut de ses 65 ans, s'est lancé, depuis le mois d'avril, dans cette aventure de dépassement de soi entre Casablanca et La Mecque.

De Casablanca à La Mecque à vélo, le pari fou de Karim Mosta

Le 30 juin 2019 à 12:01

Modifié le 30 juin 2019 à 12:25

Spécialiste des longs efforts solitaires à travers le monde, ce globe-trotteur enfourche pour la première fois un vélo, décidé à redéfinir les limites de l'endurance, tenté par un énième challenge et encouragé par ses proches et les milliers de gens qui le suivent, de plus en plus, dans ce périple de 120 jours parcouru sur trois continents.

C'est le samedi 4 mai à Casablanca que l'aventure Casablanca-La Mecque a démarré, avec comme objectif : effectuer quatre mois de voyage sur une base de 100 km par jour en traversant l'Espagne, la France, l’Italie, la Slovénie, la Croatie, la Serbie, la Bulgarie, la Turquie, le Liban et la Jordanie pour enfin arriver en Arabie saoudite.

"Ce nouveau défi est l’aboutissement de ma carrière d’ultra-marathonien" a confié Karim à la MAP, notant qu’après avoir traversé à pied "la route de la soie, la route des Incas, la route des rois en Égypte, le Mexique, la Martinique, la Réunion et la Nouvelle Calédonie", il fallait tenter une nouvelle aventure.

C’est à la fois une épreuve sportive, un voyage culturel - de par la diversité des pays qu’on traverse - et une quête spirituelle dont le point d’orgue sera l’arrivée à la Mecque, explique celui qu’on surnomme désormais "Marathon-Man", soulignant que se rendre aux Lieux Saints était pour lui un rêve qui allait bientôt être réalisé. 

Engagé dans les actions humanitaires et les œuvres caritatives, l’athlète marocain se lance dans cette aventure également pour récolter des fonds et venir en aide à des enfants orphelins marocains. 

Habitué depuis plusieurs années aux courses à pied, Karim explique le choix du vélo par la grande distance entre les destinations. Muni d'un GPS, il parcourt près de 100 km par jour en suivant un itinéraire prédéfini et s'offre, tous les cinq jours, le droit à un jour de repos.

L’ultra-marathonien a révélé que son entrainement pour ce périple a duré 6 mois durant lesquels il a parcouru plus de 6.000 km sur les routes marocaines, notant qu'il a également dû prendre des cours pour apprendre les aspects techniques liés à la gestion d’un vélo.

"Outre la préparation physique et technique, la préparation mentale demeure un élément primordial avant le début d’une épreuve aussi rude", a insisté Karim, précisant qu’il a travaillé cet aspect tout au long de sa carrière.

En effet, en 30 ans, l’athlète de 65 ans a participé à 165 raids à travers le monde, pris part 29 fois au marathon des sables, et couru dans des conditions difficiles notamment dans les hauteurs de l'Himalaya, dans la vallée de la mort aux États-Unis sous une chaleur de 60°, dans la forêt amazonienne et dans presque tous les déserts du monde. 

Peu impressionné par ce nouveau challenge Casablanca-La Mecque, le Natif de Casablanca a pris la direction de Tanger pour emprunter le bateau menant vers l’autre rive de la Méditerranée. 

Le Marocain s’est imposé une discipline à la spartiate avec un réveil à 5h du matin et des distances journalières parcourues entre 80 et 100 km par jour. "Je reste, toutefois, dépendant de ma condition physique et des conditions climatiques", a-t-il nuancé.

Ce Casablancais affirme avoir souffert par moment notamment à cause de la chaleur ou d'un problème technique. "Un matin, au bout de quelques kilomètres, j'étais incapable de passer la vitesse en petit plateau alors que j'avais pas mal de dénivelés. J’ai jonglé avec les autres plateaux mais j’ai souffert avec le poids et la chaleur et j'étais obligé de faire des pauses tous les 5 km".

"Finalement, je suis arrivé dans une grande ville et là j’ai trouvé un réparateur vélo", raconte-t-il, notant qu'il en a profité pour faire une petite révision.

Une fois proche d'une ville, il cherche un endroit où passer la nuit, rependre des forces pour la journée du lendemain. Le natif de Casa en profite pour passer des coups de fil à sa femme et ses deux filles, mais également pour répondre aux questions des journalistes qui le suivent étape par étape.

"Tout est possible, il suffit d’un peu de volonté. On ne peut pas vivre sans objectif", a lancé le double vainqueur de la coupe du monde d'ultra marathon qui a cultivé le goût de l'effort et du dépassement de soi durant toutes ces années vouées au sport.

Jusqu’à présent le globe-trotter marocain a parcouru près de la moitié du chemin de son parcours Casablanca-La Mecque (3.968 km) en traversant l’Espagne, la Croatie, la Slovénie et la Serbie. On lui souhaite le meilleur !

(MAP)

De Casablanca à La Mecque à vélo, le nouveau pari fou de Karim Mosta

Le 30 juin 2019 à12:01

Modifié le 30 juin 2019 à 12:25

Parcourir 8.000 km en vélo en quatre mois en traversant 12 pays : Tel est le nouveau défi du double vainqueur de la coupe du monde d'ultra marathon, Karim Mosta qui, du haut de ses 65 ans, s'est lancé, depuis le mois d'avril, dans cette aventure de dépassement de soi entre Casablanca et La Mecque.

Spécialiste des longs efforts solitaires à travers le monde, ce globe-trotteur enfourche pour la première fois un vélo, décidé à redéfinir les limites de l'endurance, tenté par un énième challenge et encouragé par ses proches et les milliers de gens qui le suivent, de plus en plus, dans ce périple de 120 jours parcouru sur trois continents.

C'est le samedi 4 mai à Casablanca que l'aventure Casablanca-La Mecque a démarré, avec comme objectif : effectuer quatre mois de voyage sur une base de 100 km par jour en traversant l'Espagne, la France, l’Italie, la Slovénie, la Croatie, la Serbie, la Bulgarie, la Turquie, le Liban et la Jordanie pour enfin arriver en Arabie saoudite.

"Ce nouveau défi est l’aboutissement de ma carrière d’ultra-marathonien" a confié Karim à la MAP, notant qu’après avoir traversé à pied "la route de la soie, la route des Incas, la route des rois en Égypte, le Mexique, la Martinique, la Réunion et la Nouvelle Calédonie", il fallait tenter une nouvelle aventure.

C’est à la fois une épreuve sportive, un voyage culturel - de par la diversité des pays qu’on traverse - et une quête spirituelle dont le point d’orgue sera l’arrivée à la Mecque, explique celui qu’on surnomme désormais "Marathon-Man", soulignant que se rendre aux Lieux Saints était pour lui un rêve qui allait bientôt être réalisé. 

Engagé dans les actions humanitaires et les œuvres caritatives, l’athlète marocain se lance dans cette aventure également pour récolter des fonds et venir en aide à des enfants orphelins marocains. 

Habitué depuis plusieurs années aux courses à pied, Karim explique le choix du vélo par la grande distance entre les destinations. Muni d'un GPS, il parcourt près de 100 km par jour en suivant un itinéraire prédéfini et s'offre, tous les cinq jours, le droit à un jour de repos.

L’ultra-marathonien a révélé que son entrainement pour ce périple a duré 6 mois durant lesquels il a parcouru plus de 6.000 km sur les routes marocaines, notant qu'il a également dû prendre des cours pour apprendre les aspects techniques liés à la gestion d’un vélo.

"Outre la préparation physique et technique, la préparation mentale demeure un élément primordial avant le début d’une épreuve aussi rude", a insisté Karim, précisant qu’il a travaillé cet aspect tout au long de sa carrière.

En effet, en 30 ans, l’athlète de 65 ans a participé à 165 raids à travers le monde, pris part 29 fois au marathon des sables, et couru dans des conditions difficiles notamment dans les hauteurs de l'Himalaya, dans la vallée de la mort aux États-Unis sous une chaleur de 60°, dans la forêt amazonienne et dans presque tous les déserts du monde. 

Peu impressionné par ce nouveau challenge Casablanca-La Mecque, le Natif de Casablanca a pris la direction de Tanger pour emprunter le bateau menant vers l’autre rive de la Méditerranée. 

Le Marocain s’est imposé une discipline à la spartiate avec un réveil à 5h du matin et des distances journalières parcourues entre 80 et 100 km par jour. "Je reste, toutefois, dépendant de ma condition physique et des conditions climatiques", a-t-il nuancé.

Ce Casablancais affirme avoir souffert par moment notamment à cause de la chaleur ou d'un problème technique. "Un matin, au bout de quelques kilomètres, j'étais incapable de passer la vitesse en petit plateau alors que j'avais pas mal de dénivelés. J’ai jonglé avec les autres plateaux mais j’ai souffert avec le poids et la chaleur et j'étais obligé de faire des pauses tous les 5 km".

"Finalement, je suis arrivé dans une grande ville et là j’ai trouvé un réparateur vélo", raconte-t-il, notant qu'il en a profité pour faire une petite révision.

Une fois proche d'une ville, il cherche un endroit où passer la nuit, rependre des forces pour la journée du lendemain. Le natif de Casa en profite pour passer des coups de fil à sa femme et ses deux filles, mais également pour répondre aux questions des journalistes qui le suivent étape par étape.

"Tout est possible, il suffit d’un peu de volonté. On ne peut pas vivre sans objectif", a lancé le double vainqueur de la coupe du monde d'ultra marathon qui a cultivé le goût de l'effort et du dépassement de soi durant toutes ces années vouées au sport.

Jusqu’à présent le globe-trotter marocain a parcouru près de la moitié du chemin de son parcours Casablanca-La Mecque (3.968 km) en traversant l’Espagne, la Croatie, la Slovénie et la Serbie. On lui souhaite le meilleur !

(MAP)

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