Deal du siècle: Le Maroc participe a minima à la conférence de Bahreïn

C'est un communiqué diffusé au milieu de la nuit qui l'a annoncé:  le Maroc sera  présent à Manama pour "l'atelier" sur le développement économique au profit des Palestiniens. C'est un cadre du ministère des Finances qui occupera le siège marocain.

Deal du siècle: Le Maroc participe a minima à la conférence de Bahreïn Dimanche 23 juin, plusieurs milliers de personnes marchent à Rabat pour les droits palestiniens et contre le deal du siècle.

Le 25 juin 2019 à 06:43

Modifié le 26 juin 2019 à 13:50

Voici le texte du communiqué du porte-parole du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération:

"A l’invitation des Gouvernements du Royaume du Bahreïn et des Etats Unis d’Amérique, un cadre du Ministère de l’Economie et des Finances du Royaume du Maroc prendra part aux travaux de "l’Atelier sur la paix et la prospérité", les 25 et 26 juin 2019, à Manama (Bahreïn).

"La participation à cet atelier technique et sectoriel, se fait aux côtés de plusieurs pays arabes, africains et européens, ainsi que de nombreuses organisations régionales et internationales, ajoute le porte-parole.

"Cette participation se fait sur la base de la position constante et inchangée du Royaume du Maroc, en faveur d’une solution de deux Etats, vivant côte à côte dans la paix et la stabilité, garantissant l’instauration d’un Etat palestinien indépendant, souverain et viable, dans les frontières du 4 juin 1967, ayant Jérusalem Est comme capitale".

En d'autres termes, la participation marocaine ne se fera pas au détriment de la cause palestinienne, des droits palestiniens ni des positions du Maroc.

Cette réaffirmation de la position marocaine étaient attendue, de même que la réaffirmation de la position marocaine, comme cela fut le cas depuis plusieurs jours. La Jordanie et l'Egypte ont adopté des positions similaires ou proches, ainsi qu'un niveau de participation intermédiaire. L'Autorité palestinienne boycotte cet "atelier" intitulé "Atelier de la paix et de la prospérité"!

Notons que l'Autorité palestinienne est confrontée à de graves difficultés financières. Elle refuse de percevoir des droits de TVA et de douane que lui doit Israël, tant que ce dernier maintiendra sa décision d'en geler une partie.

Selon le gouvernement israélien, la somme gelée correspond au montant des allocations versées par l'Autorité aux familles de Palestiniens emprisonnés ou tués pour avoir commis des attaques anti-israéliennes.

Avant la réunion à Bahreïn, la Ligue arabe a réitéré son engagement à verser 100 millions de dollars par mois aux Palestiniens, sans toutefois en fournir les modalités.

La promesse d'investissements massifs en faveur des Palestiniens intervient après l'arrêt par Washington de plus de 500 millions de dollars d'aide. L'administration Trump a également cessé de financer l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) et pris de nombreuses décisions en faveur d'Israël.

Les dirigeants palestiniens ont gelé tout contact avec l'administration Trump pour protester contre la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d'Israël fin 2017.

Pour Aaron David Miller, ancien négociateur américain au Proche-Orient, l'idée d'un plan économique en faveur des Palestiniens n'est pas nouvelle.

"Si l'administration américaine n'avait pas passé les deux dernières années à faire des pressions économiques et politiques contre les Palestiniens et à saper leurs aspirations (...), ce plan aurait eu un sens", a-t-il estimé.

Le plan américain vise dans un premier temps à mobiliser 50 milliards de dollars sur 10 ans au profit de la Cisjordanie, Gaza, l'Egypte (Sinaï), la Jordanie et le Liban.

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LES DETAILS DU VOLET ECONOMIQUE DU PLAN KUSHNER

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Le 25 juin 2019 à06:48

Modifié le 26 juin 2019 à 13:50

C'est un communiqué diffusé au milieu de la nuit qui l'a annoncé:  le Maroc sera  présent à Manama pour "l'atelier" sur le développement économique au profit des Palestiniens. C'est un cadre du ministère des Finances qui occupera le siège marocain.

Voici le texte du communiqué du porte-parole du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération:

"A l’invitation des Gouvernements du Royaume du Bahreïn et des Etats Unis d’Amérique, un cadre du Ministère de l’Economie et des Finances du Royaume du Maroc prendra part aux travaux de "l’Atelier sur la paix et la prospérité", les 25 et 26 juin 2019, à Manama (Bahreïn).

"La participation à cet atelier technique et sectoriel, se fait aux côtés de plusieurs pays arabes, africains et européens, ainsi que de nombreuses organisations régionales et internationales, ajoute le porte-parole.

"Cette participation se fait sur la base de la position constante et inchangée du Royaume du Maroc, en faveur d’une solution de deux Etats, vivant côte à côte dans la paix et la stabilité, garantissant l’instauration d’un Etat palestinien indépendant, souverain et viable, dans les frontières du 4 juin 1967, ayant Jérusalem Est comme capitale".

En d'autres termes, la participation marocaine ne se fera pas au détriment de la cause palestinienne, des droits palestiniens ni des positions du Maroc.

Cette réaffirmation de la position marocaine étaient attendue, de même que la réaffirmation de la position marocaine, comme cela fut le cas depuis plusieurs jours. La Jordanie et l'Egypte ont adopté des positions similaires ou proches, ainsi qu'un niveau de participation intermédiaire. L'Autorité palestinienne boycotte cet "atelier" intitulé "Atelier de la paix et de la prospérité"!

Notons que l'Autorité palestinienne est confrontée à de graves difficultés financières. Elle refuse de percevoir des droits de TVA et de douane que lui doit Israël, tant que ce dernier maintiendra sa décision d'en geler une partie.

Selon le gouvernement israélien, la somme gelée correspond au montant des allocations versées par l'Autorité aux familles de Palestiniens emprisonnés ou tués pour avoir commis des attaques anti-israéliennes.

Avant la réunion à Bahreïn, la Ligue arabe a réitéré son engagement à verser 100 millions de dollars par mois aux Palestiniens, sans toutefois en fournir les modalités.

La promesse d'investissements massifs en faveur des Palestiniens intervient après l'arrêt par Washington de plus de 500 millions de dollars d'aide. L'administration Trump a également cessé de financer l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) et pris de nombreuses décisions en faveur d'Israël.

Les dirigeants palestiniens ont gelé tout contact avec l'administration Trump pour protester contre la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d'Israël fin 2017.

Pour Aaron David Miller, ancien négociateur américain au Proche-Orient, l'idée d'un plan économique en faveur des Palestiniens n'est pas nouvelle.

"Si l'administration américaine n'avait pas passé les deux dernières années à faire des pressions économiques et politiques contre les Palestiniens et à saper leurs aspirations (...), ce plan aurait eu un sens", a-t-il estimé.

Le plan américain vise dans un premier temps à mobiliser 50 milliards de dollars sur 10 ans au profit de la Cisjordanie, Gaza, l'Egypte (Sinaï), la Jordanie et le Liban.

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