Droit de grève : Consultations lancées, le "niet' de l'UMT

Comme annoncé, le gouvernement entame les consultations autour du projet de loi organique sur la grève. L'UMT oppose un refus catégorique et demande le retrait de ce texte "oppressif" et "inopportun" en ces temps de crise.

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Droit de grève : Consultations lancées, le A gauche, Mohamed Amekraz, ministre de l'Emploi. A droit, Miloudi Moukharik, secrétaire général de l'Union marocaine du travail (UMT).

Le 20 septembre 2020 à 14:13

Modifié le 20 septembre 2020 à 20:49

Le gouvernement a lancé les consultations autour du projet de loi organique régissant ledroit de grève. Le ministre de l’Emploi Mohammed Amekraz s’est réuni, vendredi 18 septembre, avec une délégation du secrétariat national de l’Union marocaine du travail.

Constat : Le syndicat dirigé par Miloudi Moukharik campe sur ses positions, rejette un texte qualifié de « oppressif » et appelle à son retrait.

A la Chambre des représentants, le projet avait été programmé pour un examen prévu le 16 septembre. Il a finalement été reporté sous la pression des syndicats. Malgré le report, l’UMT qualifie de « comportement provocateur » la programmation, par le gouvernement, du texte d à la commission des secteurs sociaux.  En cela, l’exécutif est accusé d’avoir « complètement ignoré » le dialogue social et le mouvement syndical.

Ainsi, le même syndicat réclame le dépôt du projet sur « la table du dialogue social tripartite » pour qu’il fasse l’objet de « négociations et de concertations avant sa présentation au Parlement ». Autrement dit, l’organisation syndicale exige le retrait de la version bloquée depuis 2016 à la première chambre.

Pour l’organe syndical, les textes ayant trait au droit de grève et aux syndicats professionnels « ne sont pas des priorités dans les circonstances de crises actuelles liées à la situation épidémiologique ». En revanche, d’autres « grandes priorités relatives aux affaires sociales et au monde du travail requièrent un traitement urgent ».

Tout en restant ferme dans son rejet du projet, l’UMT appelle ses adhérents à « davantage de vigilance » et les préparent « à exécuter tous les formes de luttes pour faire face à projet fâcheux et oppressif sur le droit de grève. »

Le droit de grève est garanti par l’article 29 de la Constitution marocaine de 2011. Le texte suprême prévoit l’élaboration d’une loi organique pour fixer les « conditions et les modalités » d’exercice de ce droit.

A gauche, Mohamed Amekraz, ministre de l'Emploi. A droit, Miloudi Moukharik, secrétaire général de l'Union marocaine du travail (UMT).

Droit de grève : Consultations lancées, le "niet' de l'UMT

Le 20 septembre 2020 à14:14

Modifié le 20 septembre 2020 à 20:49

Comme annoncé, le gouvernement entame les consultations autour du projet de loi organique sur la grève. L'UMT oppose un refus catégorique et demande le retrait de ce texte "oppressif" et "inopportun" en ces temps de crise.

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Le gouvernement a lancé les consultations autour du projet de loi organique régissant ledroit de grève. Le ministre de l’Emploi Mohammed Amekraz s’est réuni, vendredi 18 septembre, avec une délégation du secrétariat national de l’Union marocaine du travail.

Constat : Le syndicat dirigé par Miloudi Moukharik campe sur ses positions, rejette un texte qualifié de « oppressif » et appelle à son retrait.

A la Chambre des représentants, le projet avait été programmé pour un examen prévu le 16 septembre. Il a finalement été reporté sous la pression des syndicats. Malgré le report, l’UMT qualifie de « comportement provocateur » la programmation, par le gouvernement, du texte d à la commission des secteurs sociaux.  En cela, l’exécutif est accusé d’avoir « complètement ignoré » le dialogue social et le mouvement syndical.

Ainsi, le même syndicat réclame le dépôt du projet sur « la table du dialogue social tripartite » pour qu’il fasse l’objet de « négociations et de concertations avant sa présentation au Parlement ». Autrement dit, l’organisation syndicale exige le retrait de la version bloquée depuis 2016 à la première chambre.

Pour l’organe syndical, les textes ayant trait au droit de grève et aux syndicats professionnels « ne sont pas des priorités dans les circonstances de crises actuelles liées à la situation épidémiologique ». En revanche, d’autres « grandes priorités relatives aux affaires sociales et au monde du travail requièrent un traitement urgent ».

Tout en restant ferme dans son rejet du projet, l’UMT appelle ses adhérents à « davantage de vigilance » et les préparent « à exécuter tous les formes de luttes pour faire face à projet fâcheux et oppressif sur le droit de grève. »

Le droit de grève est garanti par l’article 29 de la Constitution marocaine de 2011. Le texte suprême prévoit l’élaboration d’une loi organique pour fixer les « conditions et les modalités » d’exercice de ce droit.

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