Enseignants "contractuels": 5 syndicats rejettent l'offre du gouvernement

Les 5 principaux syndicats, UMT, UGTM, CDT, FDT et FNE, estiment que la seule solution pour le dossier des "enseignants à qui les contrats ont été imposés", est leur intégration dans la fonction publique.

Enseignants

Le 10 mars 2019 à 06:35

Modifié le 10 mars 2019 à 12:44

Ils rejettent donc l'offre gouvernementale et font porter la responsabilité et les conséquences de cette situation, au seul gouvernement. Saaïd Amzazi, ministre de l'Education nationale avait reçu le samedi après-midi les syndicats les plus représentatifs et avait annoncé, au nom du gouvernement, 14 mesures dont la suppression de la contractualisation et l'alignement sur le statut du personnel des établissements publics (en l'occurrence les AREF).

[Ci-dessous, le communiqué commun des syndicats]

De son côté, la coordination nationale des "enseignants contractuels", appelle à prolonger la grève lancée lundi dernier d'une semaine supplémentaire "à compter du dimanche 10 mars".

La menace d'une année blanche pour les classes concernées est de nouveau agitée.

Sur les forums d'enseignants tels que celui de la CNPCC (Coordination nationale des enseignants sous contrats), une forte mobilisation est perceptible. Le gouvernement sort pour le moment affaibli de ce bras-de-fer.

Depuis quelques années, les effectifs d'enseignants sont mal gérés par les ministres successifs. En 2017, l'Education nationale s'était retrouvée avant des sous-effectifs de 20.000 enseignants environ.

Les recrutements par contrats, une forme de CDD, ont été lancés en 2016. Les candidats retenus avaient signés des contrats dont les termes étaient clairs. Il s'agissait bien de recrutements à durée déterminée, pouvant donner lieu à des contrats à durée indéterminée en cas de réussite aux examens de qualification. Mais en aucun cas, il n'était question de fonction publique.

La formule de la contractualisation des recrutements et leur gestion régionale est censée répondre à deux préoccupations:

-d'une part, éviter l'inflation salariale dans la fonction publique en imputant une partie des salaires aux académies régionales.

-contribuer à la décentralisation et à la régionalisation avancée, puisque les AREF (Académies régionales de l'éducation et de la formation) sont censées gérer leurs recrutements en fonction de leurs besoins et de leurs moyens.

Cette approche est destinée à être élargie à d'autres secteurs.

Semaine décisive donc pour ce dossier: d'un côté, les enseignants concernés sont appelés à poursuivre leur grève tout en agitant le spectre d'une année blanche; de l'autre, le gouvernement agite la menace de suspendre le paiement des salaires des grévistes.

LIRE EGALEMENT:

ECHEC DE LA RENCONTRE AMZAZI-SYNDICATS

Enseignants "contractuels": 5 syndicats rejettent l'offre du gouvernement

Le 10 mars 2019 à07:05

Modifié le 10 mars 2019 à 12:44

Les 5 principaux syndicats, UMT, UGTM, CDT, FDT et FNE, estiment que la seule solution pour le dossier des "enseignants à qui les contrats ont été imposés", est leur intégration dans la fonction publique.

Ils rejettent donc l'offre gouvernementale et font porter la responsabilité et les conséquences de cette situation, au seul gouvernement. Saaïd Amzazi, ministre de l'Education nationale avait reçu le samedi après-midi les syndicats les plus représentatifs et avait annoncé, au nom du gouvernement, 14 mesures dont la suppression de la contractualisation et l'alignement sur le statut du personnel des établissements publics (en l'occurrence les AREF).

[Ci-dessous, le communiqué commun des syndicats]

De son côté, la coordination nationale des "enseignants contractuels", appelle à prolonger la grève lancée lundi dernier d'une semaine supplémentaire "à compter du dimanche 10 mars".

La menace d'une année blanche pour les classes concernées est de nouveau agitée.

Sur les forums d'enseignants tels que celui de la CNPCC (Coordination nationale des enseignants sous contrats), une forte mobilisation est perceptible. Le gouvernement sort pour le moment affaibli de ce bras-de-fer.

Depuis quelques années, les effectifs d'enseignants sont mal gérés par les ministres successifs. En 2017, l'Education nationale s'était retrouvée avant des sous-effectifs de 20.000 enseignants environ.

Les recrutements par contrats, une forme de CDD, ont été lancés en 2016. Les candidats retenus avaient signés des contrats dont les termes étaient clairs. Il s'agissait bien de recrutements à durée déterminée, pouvant donner lieu à des contrats à durée indéterminée en cas de réussite aux examens de qualification. Mais en aucun cas, il n'était question de fonction publique.

La formule de la contractualisation des recrutements et leur gestion régionale est censée répondre à deux préoccupations:

-d'une part, éviter l'inflation salariale dans la fonction publique en imputant une partie des salaires aux académies régionales.

-contribuer à la décentralisation et à la régionalisation avancée, puisque les AREF (Académies régionales de l'éducation et de la formation) sont censées gérer leurs recrutements en fonction de leurs besoins et de leurs moyens.

Cette approche est destinée à être élargie à d'autres secteurs.

Semaine décisive donc pour ce dossier: d'un côté, les enseignants concernés sont appelés à poursuivre leur grève tout en agitant le spectre d'une année blanche; de l'autre, le gouvernement agite la menace de suspendre le paiement des salaires des grévistes.

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