Face au ralentissement, Lahlimi appelle à une meilleure gouvernance publique

Nouvelles prévisions économiques pessimistes du HCP. Menace sur la création d’emplois et la redistribution sociale et territoriale des revenus. Lahlimi appelle à l’amélioration de la gestion économique et sociale.

Face au ralentissement, Lahlimi appelle à une meilleure gouvernance publique

Le 14 janvier 2020 à 11:29

Modifié le 14 janvier 2020 à 11:58

La croissance économique se serait limitée à 2,3% en 2019. Et si plusieurs hypothèses se vérifient, elle ne devrait pas dépasser 3,5% en 2020.

Voici les principales prévisions actualisées du HCP, publiée dans le Budget économique prévisionnel 2020 :

2018 2019 2020
Evolution de la croissance
PIB 3% 2,3% 3,5%
VA non agricole 2,8% 3,3% 3%
VA primaire 2,7% -4,3% 6,4%
Inflation 1,1% 0,8% 1,1%
Principaux ratios (en % du PIB)
Déficit commercial 18,6% 18,5% 18,6%
Besoin de financement de l'économie 5,9% 4,8% 4,7%
Déficit budgétaire 3,7% 3,7% 3,7%
Taux d'endettement public 81,4% 82,3% 82%

(Source: HCP)

Pour l’institution dirigée par Ahmed Lahlimi, la croissance devrait continuer de dépendre de l’agriculture et l’investissement devrait rester dans sa tendance de faible croissance entamée depuis la crise internationale.

L’épargne continuerait de perdre son poids par rapport au PIB et donc les besoins de financement de l’économie de s’accroitre.

« La croissance économique, dont le potentiel en baisse à 3%, devrait subir une menace de fragilité, au détriment de l’emploi et d’une redistribution sociale et territoriale des revenus, nécessaire à l’amélioration des niveaux de vie de la population », alerte le HCP.

Pour lui, le Maroc doit accroitre ses efforts d’investissement, aussi bien à travers une amélioration de la gestion des programmes d’investissement qu’à travers une plus grande mobilisation des ressources au profit des secteurs productifs.

« Une augmentation de 4 points de pourcentage du PIB de l’investissement public dans ces derniers permettrait, selon les travaux du HCP, de porter la croissance économique à 5%. Cette dernière s’accroitrait du même taux avec une amélioration du rendement de l’investissement, en faisant baisser l’ICOR (nombre de points d’investissement pour réaliser un point de croissance économique) de 7 à 3, comme c’est le cas dans plusieurs pays émergents », estiment les économistes du Plan.

Pour eux, ceci souligne l’importance de l’amélioration de la gestion économique et sociale, et donc de l’amélioration du cadre juridique et institutionnel de l’économie national et de l’effectivité des principes de gouvernance publique consacrés par la Constitution.

L'Etat ne doit ni attendre ni évincer le secteur privé

« Face à la timidité de l’investissement privé qui n’arrive pas à prendre le relai des efforts publics, l’Etat ne saurait continuer à attendre son action dans la transformation des structures économiques dans un monde en mutations », martèle-t-on.

En même temps, le HCP appelle le Trésor à limiter son recours à l’emprunt intérieur pour couvrir ses besoins de financement pour ne pas évincer le secteur privé du marché financier domestique.

Et il attire l’attention sur le fait que l’emprunt extérieur ne serait pas problématique s’il est destiné à des projets rentables et productifs de devises, concrètement identifiés, rigoureusement gérés et précisément évalués.

>>Lire aussi:

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Ahmed Lahlimi alerte sur l'inactivité et le chômage des jeunes

80% de la production nationale est à faible contenu technologique

Lahlimi appelle à ouvrir le robinet du crédit pour relancer la croissance

Face au ralentissement, Lahlimi appelle à une meilleure gouvernance publique

Le 14 janvier 2020 à11:46

Modifié le 14 janvier 2020 à 11:58

Nouvelles prévisions économiques pessimistes du HCP. Menace sur la création d’emplois et la redistribution sociale et territoriale des revenus. Lahlimi appelle à l’amélioration de la gestion économique et sociale.

La croissance économique se serait limitée à 2,3% en 2019. Et si plusieurs hypothèses se vérifient, elle ne devrait pas dépasser 3,5% en 2020.

Voici les principales prévisions actualisées du HCP, publiée dans le Budget économique prévisionnel 2020 :

2018 2019 2020
Evolution de la croissance
PIB 3% 2,3% 3,5%
VA non agricole 2,8% 3,3% 3%
VA primaire 2,7% -4,3% 6,4%
Inflation 1,1% 0,8% 1,1%
Principaux ratios (en % du PIB)
Déficit commercial 18,6% 18,5% 18,6%
Besoin de financement de l'économie 5,9% 4,8% 4,7%
Déficit budgétaire 3,7% 3,7% 3,7%
Taux d'endettement public 81,4% 82,3% 82%

(Source: HCP)

Pour l’institution dirigée par Ahmed Lahlimi, la croissance devrait continuer de dépendre de l’agriculture et l’investissement devrait rester dans sa tendance de faible croissance entamée depuis la crise internationale.

L’épargne continuerait de perdre son poids par rapport au PIB et donc les besoins de financement de l’économie de s’accroitre.

« La croissance économique, dont le potentiel en baisse à 3%, devrait subir une menace de fragilité, au détriment de l’emploi et d’une redistribution sociale et territoriale des revenus, nécessaire à l’amélioration des niveaux de vie de la population », alerte le HCP.

Pour lui, le Maroc doit accroitre ses efforts d’investissement, aussi bien à travers une amélioration de la gestion des programmes d’investissement qu’à travers une plus grande mobilisation des ressources au profit des secteurs productifs.

« Une augmentation de 4 points de pourcentage du PIB de l’investissement public dans ces derniers permettrait, selon les travaux du HCP, de porter la croissance économique à 5%. Cette dernière s’accroitrait du même taux avec une amélioration du rendement de l’investissement, en faisant baisser l’ICOR (nombre de points d’investissement pour réaliser un point de croissance économique) de 7 à 3, comme c’est le cas dans plusieurs pays émergents », estiment les économistes du Plan.

Pour eux, ceci souligne l’importance de l’amélioration de la gestion économique et sociale, et donc de l’amélioration du cadre juridique et institutionnel de l’économie national et de l’effectivité des principes de gouvernance publique consacrés par la Constitution.

L'Etat ne doit ni attendre ni évincer le secteur privé

« Face à la timidité de l’investissement privé qui n’arrive pas à prendre le relai des efforts publics, l’Etat ne saurait continuer à attendre son action dans la transformation des structures économiques dans un monde en mutations », martèle-t-on.

En même temps, le HCP appelle le Trésor à limiter son recours à l’emprunt intérieur pour couvrir ses besoins de financement pour ne pas évincer le secteur privé du marché financier domestique.

Et il attire l’attention sur le fait que l’emprunt extérieur ne serait pas problématique s’il est destiné à des projets rentables et productifs de devises, concrètement identifiés, rigoureusement gérés et précisément évalués.

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Comment Lahlimi a vertement tancé les décideurs politiques (Vidéo)

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