Fatima Zahra Mansouri: "Benchamach fait tout pour rester SG du PAM"

Quelques heures après le report de l'examen de la plainte de Benchamach contre Samir Goudar, pour invalider son élection à la présidence de la commission préparatoire du congrès du PAM, Fatima Zahra Mansouri revient sur la situation actuelle et l’avenir du parti. Selon la présidente du conseil national, le secrétaire général sortant veut se représenter pour mener la campagne électorale de 2021.

Fatima Zahra Mansouri : «Benchamach fait tout pour rester SG du PAM»

Le 11 septembre 2019 à 17:20

Modifié le 12 septembre 2019 à 09:20

En attendant les décisions judiciaires qui départageront les deux clans qui veulent chacun organiser le congrès de renouvellement des instances du PAM, celle qui est toujours numéro 2 du parti nous fait part de son optimisme quant à une victoire judiciaire du courant des dissidents qu’elle soutient.

"Le juge a décidé ce matin de reporter l’examen de la plainte de Ssi Benchamach au 18 septembre prochain. Sachant que les textes du PAM et la loi sur les partis sont très clairs, nous sommes très confiants. Ceci dit, nous nous plierons à la décision judiciaire prise.

"Le congrès se tiendra bien aux dates annoncées"

"Notre congrès se tiendra bien aux dates annoncées des 27, 28 et 29 septembre car nous n’avons pas mis en place toute cette dynamique pour reculer au dernier moment.

"Ce sera un moment de grande interrogation interne où nous pourrons à la fois discuter de l’organisation et de la ligne politique du parti.

"Il n’y a aucun doute sur le fait que le PAM en sortira grandi et plus fort que jamais", avance, très optimiste, la présidente du Conseil national.

La justice finira par reconnaître un des deux clans

Face à la très probable tenue de deux congrès qui éliront chacun un secrétaire général, donc deux leaders pour un seul parti, Mansouri pense que la justice finira "tôt ou tard" par trancher en reconnaissant la légitimité d’un seul clan.

Selon elle, cela ne durera pas très longtemps car il y a un caractère d’urgence et parce que le 2ème parti du Maroc ne peut pas avoir deux secrétaires généraux.

"Quand la décision finale tombera, chacun de nous rejoindra ou pas les rangs des vainqueurs.

"Benchamach n’a pas respecté le contrat tacite de rompre avec le passé"

"Ce qui nous oppose aujourd’hui est un problème de vision et de direction et pas de militantisme ou de positionnement politique. La divergence actuelle concerne la vision et la gestion d’un homme.

"Ce n’est pas un conflit de personnes car à titre personnel, je n’ai aucune animosité contre Ssi Hakim. Après son élection, nous nous étions mis d’accord sur un projet, une vision et sur une nouvelle manière de gérer le parti.

"Malheureusement, il a violé le contrat tacite que nous avions passé pour renouveler les instances du parti.

"Au lieu de quoi, il les a confirmées. Cela a été notamment le cas de Aziz Benazouz, président en charge de l’organisation, et de Larbi Ben M’Harchi, président de l’instance des élus, qui sont des personnes très contestées au sein du parti.

"Au départ, nous pensions qu’il serait le porteur d’un changement de cap par rapport à son prédécesseur mais il n’en a rien été", dénonce Mansouri.

A la question de savoir si une réconciliation était encore possible, la présidente affirme qu’il n’y a plus aucun contact entre les deux blocs adverses.

"Le parti fonctionne en dehors des statuts"

"J’ai découvert par la presse que Ssi Hakim voulait organiser une réunion du Conseil national en mon absence.

"Ce n’est guère étonnant car il a créé une commission préparatoire du congrès en dehors des textes du parti, c’est-à-dire sans l’assentiment préalable et nécessaire du Conseil national.

"De plus, il a appelé à une réunion du bureau politique sans convoquer les membres principaux dont moi-même.

"A partir de là, il est entièrement en dehors du fonctionnement normal du parti", accuse Mansouri qui pense que Benchamach sera débouté car il ne respecte pas leurs statuts.

"Au-delà de la décision judiciaire qui s’imposera à tout le monde, les textes du parti énoncent clairement que la commission préparatoire du congrès doit être désignée par le CN, ce qui a été fait.

Benchamach brigue un nouveau mandat

"Cela n’a pas empêché le secrétaire général de créer une autre commission préparatoire en dehors du CN avec des membres à sa botte pour qu’ils exécutent ses quatre volontés.

"Au-delà de toute cette bataille, il apparait clairement que Hakim Benchamach veut simplement rester secrétaire général jusqu’aux élections de 2021. C’est la réalité actuelle du PAM", accuse Mansouri qui pense cependant qu’il n’arrivera pas à décrocher un 2ème mandat de leader du PAM.

"Je ne serais pas candidate au secrétariat général"

Interrogée sur son éventuelle participation à l’élection du secrétariat général, la numéro 2 du parti rejette catégoriquement l'idée de déposer sa candidature à ce poste.

"Je l’ai dit et redit, me présenter à la tête du parti n’a jamais été mon ambition. Ma seule motivation était d’initier une rupture avec les pratiques du passé qui décrédibilisent la politique.

"Ma décision est donc définitive", conclut Mansouri qui ajoute que d’autres personnes pourront jouer ce rôle, tout en ne donnant aucun nom.

Fatima Zahra Mansouri: "Benchamach fait tout pour rester SG du PAM"

Le 11 septembre 2019 à17:20

Modifié le 12 septembre 2019 à 09:20

Quelques heures après le report de l'examen de la plainte de Benchamach contre Samir Goudar, pour invalider son élection à la présidence de la commission préparatoire du congrès du PAM, Fatima Zahra Mansouri revient sur la situation actuelle et l’avenir du parti. Selon la présidente du conseil national, le secrétaire général sortant veut se représenter pour mener la campagne électorale de 2021.

En attendant les décisions judiciaires qui départageront les deux clans qui veulent chacun organiser le congrès de renouvellement des instances du PAM, celle qui est toujours numéro 2 du parti nous fait part de son optimisme quant à une victoire judiciaire du courant des dissidents qu’elle soutient.

"Le juge a décidé ce matin de reporter l’examen de la plainte de Ssi Benchamach au 18 septembre prochain. Sachant que les textes du PAM et la loi sur les partis sont très clairs, nous sommes très confiants. Ceci dit, nous nous plierons à la décision judiciaire prise.

"Le congrès se tiendra bien aux dates annoncées"

"Notre congrès se tiendra bien aux dates annoncées des 27, 28 et 29 septembre car nous n’avons pas mis en place toute cette dynamique pour reculer au dernier moment.

"Ce sera un moment de grande interrogation interne où nous pourrons à la fois discuter de l’organisation et de la ligne politique du parti.

"Il n’y a aucun doute sur le fait que le PAM en sortira grandi et plus fort que jamais", avance, très optimiste, la présidente du Conseil national.

La justice finira par reconnaître un des deux clans

Face à la très probable tenue de deux congrès qui éliront chacun un secrétaire général, donc deux leaders pour un seul parti, Mansouri pense que la justice finira "tôt ou tard" par trancher en reconnaissant la légitimité d’un seul clan.

Selon elle, cela ne durera pas très longtemps car il y a un caractère d’urgence et parce que le 2ème parti du Maroc ne peut pas avoir deux secrétaires généraux.

"Quand la décision finale tombera, chacun de nous rejoindra ou pas les rangs des vainqueurs.

"Benchamach n’a pas respecté le contrat tacite de rompre avec le passé"

"Ce qui nous oppose aujourd’hui est un problème de vision et de direction et pas de militantisme ou de positionnement politique. La divergence actuelle concerne la vision et la gestion d’un homme.

"Ce n’est pas un conflit de personnes car à titre personnel, je n’ai aucune animosité contre Ssi Hakim. Après son élection, nous nous étions mis d’accord sur un projet, une vision et sur une nouvelle manière de gérer le parti.

"Malheureusement, il a violé le contrat tacite que nous avions passé pour renouveler les instances du parti.

"Au lieu de quoi, il les a confirmées. Cela a été notamment le cas de Aziz Benazouz, président en charge de l’organisation, et de Larbi Ben M’Harchi, président de l’instance des élus, qui sont des personnes très contestées au sein du parti.

"Au départ, nous pensions qu’il serait le porteur d’un changement de cap par rapport à son prédécesseur mais il n’en a rien été", dénonce Mansouri.

A la question de savoir si une réconciliation était encore possible, la présidente affirme qu’il n’y a plus aucun contact entre les deux blocs adverses.

"Le parti fonctionne en dehors des statuts"

"J’ai découvert par la presse que Ssi Hakim voulait organiser une réunion du Conseil national en mon absence.

"Ce n’est guère étonnant car il a créé une commission préparatoire du congrès en dehors des textes du parti, c’est-à-dire sans l’assentiment préalable et nécessaire du Conseil national.

"De plus, il a appelé à une réunion du bureau politique sans convoquer les membres principaux dont moi-même.

"A partir de là, il est entièrement en dehors du fonctionnement normal du parti", accuse Mansouri qui pense que Benchamach sera débouté car il ne respecte pas leurs statuts.

"Au-delà de la décision judiciaire qui s’imposera à tout le monde, les textes du parti énoncent clairement que la commission préparatoire du congrès doit être désignée par le CN, ce qui a été fait.

Benchamach brigue un nouveau mandat

"Cela n’a pas empêché le secrétaire général de créer une autre commission préparatoire en dehors du CN avec des membres à sa botte pour qu’ils exécutent ses quatre volontés.

"Au-delà de toute cette bataille, il apparait clairement que Hakim Benchamach veut simplement rester secrétaire général jusqu’aux élections de 2021. C’est la réalité actuelle du PAM", accuse Mansouri qui pense cependant qu’il n’arrivera pas à décrocher un 2ème mandat de leader du PAM.

"Je ne serais pas candidate au secrétariat général"

Interrogée sur son éventuelle participation à l’élection du secrétariat général, la numéro 2 du parti rejette catégoriquement l'idée de déposer sa candidature à ce poste.

"Je l’ai dit et redit, me présenter à la tête du parti n’a jamais été mon ambition. Ma seule motivation était d’initier une rupture avec les pratiques du passé qui décrédibilisent la politique.

"Ma décision est donc définitive", conclut Mansouri qui ajoute que d’autres personnes pourront jouer ce rôle, tout en ne donnant aucun nom.

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