Festival Gnaoua: une édition au grand bonheur du public

La 22e édition du festival Gnaoua et musiques du monde, organisée du 20 au 23 juin à Essaouira, a tenu toutes ses promesses, avec au programme des concerts passionnants, des fusions harmonieuses et des débats audacieux et enrichissants, indique les organisateurs qui annoncent déjà que la 23e édition du festival se tiendra du 25 au 28 juin 2020.

Festival Gnaoua: une édition au grand bonheur du public

Le 25 juin 2019 à 11:11

Modifié le 25 juin 2019 à 12:11

"Pendant trois jours, 32 mâalems venus de tout le Maroc et même de Brooklyn comme Hassan Hakmoun, ont transporté le public du meilleur de la fusion au plus authentique de la belle tradition tagnaouite", indique un communiqué.

Des centaines de milliers de mélomanes se sont réunis dans la joie et l’amour de la musique pour fêter des concerts aux fusions inspirées et suivre les rendez-vous débats lors du Forum des droits de l’homme.

Les festivités ont démarré à la place Moulay El Hassan avec le fruit d’une belle résidence entre Mâalem Hassan Boussou et le groupe cubain Osain Del Monte qui ont offert un concert métissé en un hommage aux racines africaines. "Yoruba et Gnaoua, jadis considérés comme des musiques subalternes, ont ont créé une harmonie, transportant le public dans des rythmes énergiques au bonheur du plus grand nombre".

S’en est suivi, la même soirée, une fusion ardente entre le plus pop rock des mâalems, Omar Hayat, et le "griot" de l’afro pop, Moh Kouyaté. Une autre union sacrée en cette fin de soirée, celle d’un père et son fils, les mâalems Abdelkebir et Hicham Merchane, a offert au public de la scène Moulay Hassan "un concert d’une authenticité rare, une magistrale démonstration d’une relève assurée et que la tagnaouite a un bel avenir devant elle", ajoutent les organisateurs.

Le groupe de blues touareg Tinariwen, qui a proposé un concert presque minimaliste plein d’humanité, suivi d’une fusion avec le mâalem Mustapha Bakbou, a offert à la ville l’un des plus beaux concerts. Un enchantement partagé comme l’a déclaré Abdallah Ag Alhousseini, guitariste du groupe Tinariwen, qui a affirmé, à l’occasion de son intervention lors du Forum des droits de l’homme du festival, avoir donné un des concerts les "plus habités" de sa carrière. 

De la musique aux droits de l'homme

Hamid El Kasri a offert un des temps forts du festival avec un concert passionné qui a transformé la place principale en une sorte de chœur géant par la force de l’écho du public, avant de partager la scène avec deux artistes féminines: l’indienne et transculturelle Susheela Raman et l'invité surprise Hindi Zahra.

Par ailleurs, les concerts en toute intimité dans le charme des plus beaux riads d’Essaouira ont fait le bonheur d’un public ravi de s’oublier aux rythmes des troupes Gnaoua, Issaoua, Hmadcha, et de fusions endiablées à l’image des lilas de Dar Souiri, des rencontres musicales de Dar Loubane ou encore des soirées envoûtantes de la Zaouia Issaoua.

Pendant deux jours, intellectuels, artistes et militants des droits de l’homme ont pris part à des échanges sur "La force de la culture contre la culture de la violence" qui fut le thème des débats de la 8e édition du Forum d’Essaouira des droits de l’homme du festival. Le public du forum a pu écouter et interagir avec des personnalités comme Laure Adler, Edwy Plenel, Gilles Marceron, Abdelkader Azrii, Abdelkrim Jouaiti, Mohamed Rafiki, Mouna N’Diaye, Abdellah Alhoussayni, Soumaya Hanifa, Seif Kousmate ou encore Mahi Binebine, autour du rôle de l’acteur culturel et la place de la culture comme rempart face aux différentes formes de violence.

Festival Gnaoua: une édition au grand bonheur du public

Le 25 juin 2019 à12:05

Modifié le 25 juin 2019 à 12:11

La 22e édition du festival Gnaoua et musiques du monde, organisée du 20 au 23 juin à Essaouira, a tenu toutes ses promesses, avec au programme des concerts passionnants, des fusions harmonieuses et des débats audacieux et enrichissants, indique les organisateurs qui annoncent déjà que la 23e édition du festival se tiendra du 25 au 28 juin 2020.

"Pendant trois jours, 32 mâalems venus de tout le Maroc et même de Brooklyn comme Hassan Hakmoun, ont transporté le public du meilleur de la fusion au plus authentique de la belle tradition tagnaouite", indique un communiqué.

Des centaines de milliers de mélomanes se sont réunis dans la joie et l’amour de la musique pour fêter des concerts aux fusions inspirées et suivre les rendez-vous débats lors du Forum des droits de l’homme.

Les festivités ont démarré à la place Moulay El Hassan avec le fruit d’une belle résidence entre Mâalem Hassan Boussou et le groupe cubain Osain Del Monte qui ont offert un concert métissé en un hommage aux racines africaines. "Yoruba et Gnaoua, jadis considérés comme des musiques subalternes, ont ont créé une harmonie, transportant le public dans des rythmes énergiques au bonheur du plus grand nombre".

S’en est suivi, la même soirée, une fusion ardente entre le plus pop rock des mâalems, Omar Hayat, et le "griot" de l’afro pop, Moh Kouyaté. Une autre union sacrée en cette fin de soirée, celle d’un père et son fils, les mâalems Abdelkebir et Hicham Merchane, a offert au public de la scène Moulay Hassan "un concert d’une authenticité rare, une magistrale démonstration d’une relève assurée et que la tagnaouite a un bel avenir devant elle", ajoutent les organisateurs.

Le groupe de blues touareg Tinariwen, qui a proposé un concert presque minimaliste plein d’humanité, suivi d’une fusion avec le mâalem Mustapha Bakbou, a offert à la ville l’un des plus beaux concerts. Un enchantement partagé comme l’a déclaré Abdallah Ag Alhousseini, guitariste du groupe Tinariwen, qui a affirmé, à l’occasion de son intervention lors du Forum des droits de l’homme du festival, avoir donné un des concerts les "plus habités" de sa carrière. 

De la musique aux droits de l'homme

Hamid El Kasri a offert un des temps forts du festival avec un concert passionné qui a transformé la place principale en une sorte de chœur géant par la force de l’écho du public, avant de partager la scène avec deux artistes féminines: l’indienne et transculturelle Susheela Raman et l'invité surprise Hindi Zahra.

Par ailleurs, les concerts en toute intimité dans le charme des plus beaux riads d’Essaouira ont fait le bonheur d’un public ravi de s’oublier aux rythmes des troupes Gnaoua, Issaoua, Hmadcha, et de fusions endiablées à l’image des lilas de Dar Souiri, des rencontres musicales de Dar Loubane ou encore des soirées envoûtantes de la Zaouia Issaoua.

Pendant deux jours, intellectuels, artistes et militants des droits de l’homme ont pris part à des échanges sur "La force de la culture contre la culture de la violence" qui fut le thème des débats de la 8e édition du Forum d’Essaouira des droits de l’homme du festival. Le public du forum a pu écouter et interagir avec des personnalités comme Laure Adler, Edwy Plenel, Gilles Marceron, Abdelkader Azrii, Abdelkrim Jouaiti, Mohamed Rafiki, Mouna N’Diaye, Abdellah Alhoussayni, Soumaya Hanifa, Seif Kousmate ou encore Mahi Binebine, autour du rôle de l’acteur culturel et la place de la culture comme rempart face aux différentes formes de violence.

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