(AFP)

Pour la première fois depuis dix ans, la Chine n'a pas été l'an dernier la principale région exportatrice de vêtements pour la France, dépassée par le total du reste de l'Asie, selon une étude publiée mardi.

La part en valeur des vêtements produits en Chine et à Hong Hong s'est établie à 29% des importations françaises du secteur l'an dernier (-1 point sur un an), contre 30% pour l'ensemble des autres pays asiatiques (+1 point), selon cette étude de l'Institut français de la mode (IFM).

La part de la Chine dans les importations françaises du secteur a atteint son apogée entre 2010 et 2012, quand elle se situait à 34%. Depuis, elle décroît progressivement, alors que la part des autres pays d'Asie est passée de 21% à 30% sur la même période, selon les données de l'IFM.

Pour l'Union européenne dans son ensemble, cette tendance s'observe déjà depuis 2015 et l'écart est encore plus net: la Chine représentait l'an dernier 33,7% des importations européennes de vêtements, soit 27,7 milliards d'euros, contre 42,6% pour le total des autres pays asiatiques.

La Chine "reste un fournisseur incontournable" de textile, mais "recentre son modèle de croissance, en essayant de moins dépendre de ses exportations", et tend à investir dans des ateliers de confection dans des pays voisins, mais aussi en Afrique, explique à l'AFP Gildas Minvielle, directeur de l'Observatoire économique de l'IFM.

Depuis la catastrophe du Rana Plaza en 2013, l'atelier de confection géant au Bangladesh dont l'effondrement avait fait plus d'un millier de morts, "il est certain que les consommateurs sont en attente de plus de transparence, d'un respect des conditions sociales dans les régions de production, d'un meilleur respect de l'environnement", rappelle M. Minvielle.

"Tous ces éléments conduisent les distributeurs à mettre en place des stratégies qui vont dans ce sens là, comme du sourcing (approvisionnement, NDLR) de proximité", ajoute-t-il.

Toutefois la confection textile en Europe occidentale (Italie, Espagne, Portugal...) n'en profite pas massivement pour le moment: en 2017, sa part dans les importations françaises de vêtements est restée stable sur un an, à 18%. Tout comme la part des vêtements pour le marché hexagonal provenant de pays voisins de l'UE (Turquie, Maroc, Tunisie...), qui s'est maintenue à 15%, selon les données de l'IFM.

L'étude a été publiée à l'occasion du salon international des tissus d'habillement Première Vision, qui se tient à Villepinte (Seine-Saint-Denis) de mardi à jeudi.

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Pour la première fois depuis dix ans, la Chine n'a pas été l'an dernier la principale région exportatrice de vêtements pour la France, dépassée par le total du reste de l'Asie, selon une étude publiée mardi.

La part en valeur des vêtements produits en Chine et à Hong Hong s'est établie à 29% des importations françaises du secteur l'an dernier (-1 point sur un an), contre 30% pour l'ensemble des autres pays asiatiques (+1 point), selon cette étude de l'Institut français de la mode (IFM).

La part de la Chine dans les importations françaises du secteur a atteint son apogée entre 2010 et 2012, quand elle se situait à 34%. Depuis, elle décroît progressivement, alors que la part des autres pays d'Asie est passée de 21% à 30% sur la même période, selon les données de l'IFM.

Pour l'Union européenne dans son ensemble, cette tendance s'observe déjà depuis 2015 et l'écart est encore plus net: la Chine représentait l'an dernier 33,7% des importations européennes de vêtements, soit 27,7 milliards d'euros, contre 42,6% pour le total des autres pays asiatiques.

La Chine "reste un fournisseur incontournable" de textile, mais "recentre son modèle de croissance, en essayant de moins dépendre de ses exportations", et tend à investir dans des ateliers de confection dans des pays voisins, mais aussi en Afrique, explique à l'AFP Gildas Minvielle, directeur de l'Observatoire économique de l'IFM.

Depuis la catastrophe du Rana Plaza en 2013, l'atelier de confection géant au Bangladesh dont l'effondrement avait fait plus d'un millier de morts, "il est certain que les consommateurs sont en attente de plus de transparence, d'un respect des conditions sociales dans les régions de production, d'un meilleur respect de l'environnement", rappelle M. Minvielle.

"Tous ces éléments conduisent les distributeurs à mettre en place des stratégies qui vont dans ce sens là, comme du sourcing (approvisionnement, NDLR) de proximité", ajoute-t-il.

Toutefois la confection textile en Europe occidentale (Italie, Espagne, Portugal...) n'en profite pas massivement pour le moment: en 2017, sa part dans les importations françaises de vêtements est restée stable sur un an, à 18%. Tout comme la part des vêtements pour le marché hexagonal provenant de pays voisins de l'UE (Turquie, Maroc, Tunisie...), qui s'est maintenue à 15%, selon les données de l'IFM.

L'étude a été publiée à l'occasion du salon international des tissus d'habillement Première Vision, qui se tient à Villepinte (Seine-Saint-Denis) de mardi à jeudi.

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