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La dette publique italienne : la deuxième dans la zone euro 

Mercredi 16 mai 2018 à 17h39
La dette publique italienne : la deuxième dans la zone euro
(AFP)

La dette publique de l'Italie, la troisième économie de la zone euro, revient au premier plan sur fond de tractations pour la formation du premier gouvernement antisystème dans un pays fondateur de l'Union européenne. Voici cinq choses à savoir sur ces 2.300 milliards d'euros.

- La dette italienne : la deuxième plus importante en Europe -

La dette de l'Italie "pesait" fin mars 2.302,3 milliards d'euros. Cela représente quelque 132% de son produit intérieur brut (PIB), le ratio le plus élevé en Europe derrière la Grèce.

Ce rapport, censé rester en-deçà des 60% selon les critères européens, est passé de 54% en 1980 à 132,1% en décembre 2017, selon la Banque d'Italie.

- Comment va-t-elle évoluer ? -

Cela dépend bien sûr des politiques qui seront mises en œuvre.

L'institut Oxford Economics évalue par exemple à 100 milliards d'euros par an le coût du revenu de citoyenneté promis, d'une baisse radicale de l'impôt sur le revenu et de la réforme des retraites, autant de thèmes défendus par le Mouvement Cinq Etoiles (antisystème) et la Ligue (extrême droite) qui négocient la constitution d'un gouvernement. Ceci entraînerait une hausse du déficit public, qui grimperait à 5,5% en 2019, contre 1,3% prévu par l'institut. Un scénario sans doute improbable, estime toutefois l'institut, en raison de la réaction des marchés.

La Commission européenne prévoyait début mai, que la dette publique italienne allait s'établir à 130,7% du PIB en 2018 et 129,7% en 2019.

- Une dette de plus en plus "italienne" -

Le profil des détenteurs de créances publiques italiennes a beaucoup changé ces dernières années, relevait récemment Erik Nielsen, l'économiste en chef de la banque italienne Unicredit. La moitié est désormais détenue par des Italiens, dont un tiers de ce total par des banques. Or ces créanciers se sont montrés beaucoup plus stables que leurs homologues étrangers, grands détenteurs de dettes italiennes dans le passé, selon M. Nielsen.

La Banque centrale européenne (BCE), là encore un créancier stable, détient environ 17% du total.

Et si un tiers de la dette italienne est encore détenu par d'autres créanciers étrangers, ce groupe est désormais lui aussi beaucoup plus stable car essentiellement composé d'investisseurs institutionnels, dont des banques centrales étrangères.

- Le spread est de retour -

Le spread, comme (presque) tout le monde le sait en Italie, mesure l'écart du taux d'emprunt dans la péninsule avec celui qui a cours en Allemagne, le pays le plus "vertueux", du point de vue des marchés, en Europe.

Un spread de 100 signifie par exemple que l'Allemagne emprunte à un taux de 1% quand l'Italie emprunte à 2%, soit une différence de 100 points de pourcentage, le fameux spread.

Mercredi, cet écart a atteint 151 points, soit 20 de plus que la veille au soir, preuve d'une certaine fébrilité sur les marchés quant au contenu des futures mesures économiques préconisées par l'alliance jaune-verte, les couleurs du M5S et de la Ligue.

On est cependant encore loin des niveaux de la crise quand le spread atteignait 575 points début novembre 2011, peu avant la chute de gouvernement de Silvio Berlusconi.

- La dette, comment en venir à bout ? -

L'Italie s'est engagée avec les précédents gouvernements à un parcours vertueux de réduction de son endettement, en agissant sur son déficit public.

La Commission européenne estimait ainsi début mai que le rapport déficit/PIB serait de 1,7% en 2018 et 1,7% en 2019, après 2,3% en 2017 et 2,5% en 2016, si rien ne change...

Or les chefs de file du M5S, Luigi Di Maio, et de la Ligue, Matteo Salvini, ont clairement fait savoir qu'ils se sentaient libres de ne pas respecter ces engagements européens, pour appliquer leur programme.

Lugi Di Maio a toutefois assuré que l'Italie resterait en dessous des 3%, conformément au seuil fixé par le pacte de stabilité, mais très loin des précédents engagements du gouvernement italien.

Et pour y parvenir, les deux leaders comptent essentiellement sur le retour de la croissance, que permettra, selon eux, la nouvelle orientation économique.

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