Mobilisation pour la levée de l'immunité de l'ex-présidente Kirchner

(AFP)

Des dizaines de milliers d'Argentins se sont massés mardi devant le parlement à Buenos Aires pour réclamer la levée de l'immunité parlementaire de l'ex-présidente Cristina Kirchner, soupçonnée d'être impliquée dans un grand scandale de corruption.

"Cristina en prison!", scandaient les participants au rassemblement, essentiellement issus de la classe moyenne, un secteur de la population fortement opposé à l'ancienne présidente de gauche.

Le Sénat doit décider mercredi s'il autorise une perquisition dans plusieurs résidences de Mme Kirchner, demandée par le juge Claudio Bonadio, en charge de l'instruction de l'affaire connue en Argentine comme les "Cahiers de la corruption".

Mardi soir Mme Kirchner a dit qu'elle ne voyait pas d'inconvénient à ce que a police perquisitionne chez elle.

Principale figure de l'opposition au président de centre-droit Mauricio Macri, Cristina Kirchner, pourrait solliciter un 3e mandat lors de la présidentielle d'octobre 2019.

L'ancienne présidente, qui a dirigé le pays entre 2007 et 2015, a ajouté cependant que son attitude "ne revenait pas à accorder du crédit à l'irrationalité des moyens déployés" par le juge, "dont l'objectif principal est de faire un grand spectacle de ces perquisitions sans fondement".

Mme Kirchner a demandé au Sénat de ne pas autoriser la présence de caméras et appareils photo lors des perquisitions.

"S'ils découvrent des lingots d'or, des millions de dollars ou des pierres précieuses, ils pourront les emporter ; mais s'ils ne trouvent qu'une bague ou un collier, il est clair que c'est pour mon usage personnel", a-t-elle ajouté.

Cristina Kirchner est la personne la plus haut placée mise en cause dans ce dossier, où plusieurs membres de son gouvernement et des chefs d'entreprise ont été placés en détention depuis le 1er août.

Ce scandale est parti de cahiers dans lesquels le chauffeur d'un vice-ministre notait les remises de sacs remplis de dollars, des versements provenant de sociétés du BTP, dans des ministères ou à la résidence présidentielle occupée alors par Nestor et Cristina Kirchner, qui ont gouverné l'Argentine de 2003 à 2015.

Cristina Kirchner est mise en examen dans plusieurs affaires et plusieurs de ses proches ont été placés en détention préventive pour des soupçons de corruption.

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Mobilisation pour la levée de l'immunité de l'ex-présidente Kirchner

Le 21 juillet 2019 à18:21

Modifié le 21 juillet 2019 à 18:21

Des dizaines de milliers d'Argentins se sont massés mardi devant le parlement à Buenos Aires pour réclamer la levée de l'immunité parlementaire de l'ex-présidente Cristina Kirchner, soupçonnée d'être impliquée dans un grand scandale de corruption.

"Cristina en prison!", scandaient les participants au rassemblement, essentiellement issus de la classe moyenne, un secteur de la population fortement opposé à l'ancienne présidente de gauche.

Le Sénat doit décider mercredi s'il autorise une perquisition dans plusieurs résidences de Mme Kirchner, demandée par le juge Claudio Bonadio, en charge de l'instruction de l'affaire connue en Argentine comme les "Cahiers de la corruption".

Mardi soir Mme Kirchner a dit qu'elle ne voyait pas d'inconvénient à ce que a police perquisitionne chez elle.

Principale figure de l'opposition au président de centre-droit Mauricio Macri, Cristina Kirchner, pourrait solliciter un 3e mandat lors de la présidentielle d'octobre 2019.

L'ancienne présidente, qui a dirigé le pays entre 2007 et 2015, a ajouté cependant que son attitude "ne revenait pas à accorder du crédit à l'irrationalité des moyens déployés" par le juge, "dont l'objectif principal est de faire un grand spectacle de ces perquisitions sans fondement".

Mme Kirchner a demandé au Sénat de ne pas autoriser la présence de caméras et appareils photo lors des perquisitions.

"S'ils découvrent des lingots d'or, des millions de dollars ou des pierres précieuses, ils pourront les emporter ; mais s'ils ne trouvent qu'une bague ou un collier, il est clair que c'est pour mon usage personnel", a-t-elle ajouté.

Cristina Kirchner est la personne la plus haut placée mise en cause dans ce dossier, où plusieurs membres de son gouvernement et des chefs d'entreprise ont été placés en détention depuis le 1er août.

Ce scandale est parti de cahiers dans lesquels le chauffeur d'un vice-ministre notait les remises de sacs remplis de dollars, des versements provenant de sociétés du BTP, dans des ministères ou à la résidence présidentielle occupée alors par Nestor et Cristina Kirchner, qui ont gouverné l'Argentine de 2003 à 2015.

Cristina Kirchner est mise en examen dans plusieurs affaires et plusieurs de ses proches ont été placés en détention préventive pour des soupçons de corruption.

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