Syrie: trois morts dans l'explosion d'une bombe dans un bus à Afrine (ONG)

(AFP)

Trois civils ont été tués dimanche dans l'explosion d'une bombe dans un bus à Afrine, dans le nord-ouest de la Syrie, à la date anniversaire du lancement de l'offensive de la Turquie contre cette région à majorité kurde, a indiqué une ONG.

"Trois civils ont été tués et neuf autres personnes, dont des combattants, blessées lorsqu'un engin piégé a explosé dans un bus à Afrine", a indiqué le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Aucune revendication n'a pour l'instant été formulée pour cet attentat dans une région dominée depuis un an par les forces turques et leurs alliés syriens.

Il s'agit de la première attaque à Afrine depuis le 16 décembre, quand au moins neuf personnes, dont cinq civils, avaient été tuées dans l'explosion d'une voiture piégée à proximité d'une position de combattants pro-turcs.

Après le lancement d'une offensive meurtrière le 20 janvier 2018, l'armée turque et ses supplétifs syriens ont chassé d'Afrine les Unités de protection du peuple (YPG), principale milice kurde en Syrie.

Ankara considère les YPG comme un groupe terroriste émanant du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui livre une sanglante guérilla sur le sol turc depuis 1984.

Ce nouvel attentat à Afrine intervient par ailleurs dans une période de vives tensions dans le nord de la Syrie après l'annonce par Washington du retrait des quelque 2.000 soldats américains positionnés plus à l'est, dans des territoires encore sous domination kurde.

La Turquie a menacé à plusieurs reprises de lancer une nouvelle offensive contre ces forces kurdes, notamment dans la région de Minbej.

- Manifestation -

Dimanche, une manifestation a eu lieu dans la ville de Qamichli, dans le nord-est de la Syrie, pour protester contre "l'occupation turque" d'Afrine, a constaté un correspondant de l'AFP.

Des milliers d'habitants kurdes ont brandi des portraits de combattants des YPG tombés sur le champ de bataille ainsi que des pancartes arborant des slogans tels que "Non à l'occupation turque", "Il est temps de libérer Afrine" et "A bas Erdogan".

Les manifestants ont défilé au rythme de musique et de chansons kurdes traditionnelles. "Nous ne laisserons pas notre terre à Erdogan", a lancé à l'AFP Amin Mohammed, un protestataire originaire d'Afrine et déplacé par les combats.

"Nous n'abandonnerons pas Afrine (...) et lutterons contre toute nouvelle invasion", a renchéri Bassam Moussa, 50 ans, un habitant de Qamichli.

Les YPG ont fustigé, dans un communiqué, l'"occupation" turque d'un "territoire syrien" faisant partie du "Rojava", nom kurde donné à la région qu'ils ont autoproclamée en 2016 et dont Afrine constituait l'un des trois cantons.

Les YPG se sont en outre engagés à poursuivre la "lutte" en vue de la libération d'Afrine "de la puissance occupante".

"Ils n'arriveront jamais à nous dissuader de poursuivre notre combat à Afrine", a rétorqué le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d'une conférence téléphonique avec des militaires turcs ayant participé à l'offensive l'an dernier.

Selon l'ONU, l'offensive d'Ankara contre l'enclave d'Afrine a contraint la moitié de ses 320.000 habitants à fuir. La plupart d'entre eux ne sont toujours pas rentrés chez eux.

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Syrie: trois morts dans l'explosion d'une bombe dans un bus à Afrine (ONG)

Le 21 août 2019 à21:18

Modifié le 21 août 2019 à 21:18

Trois civils ont été tués dimanche dans l'explosion d'une bombe dans un bus à Afrine, dans le nord-ouest de la Syrie, à la date anniversaire du lancement de l'offensive de la Turquie contre cette région à majorité kurde, a indiqué une ONG.

"Trois civils ont été tués et neuf autres personnes, dont des combattants, blessées lorsqu'un engin piégé a explosé dans un bus à Afrine", a indiqué le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Aucune revendication n'a pour l'instant été formulée pour cet attentat dans une région dominée depuis un an par les forces turques et leurs alliés syriens.

Il s'agit de la première attaque à Afrine depuis le 16 décembre, quand au moins neuf personnes, dont cinq civils, avaient été tuées dans l'explosion d'une voiture piégée à proximité d'une position de combattants pro-turcs.

Après le lancement d'une offensive meurtrière le 20 janvier 2018, l'armée turque et ses supplétifs syriens ont chassé d'Afrine les Unités de protection du peuple (YPG), principale milice kurde en Syrie.

Ankara considère les YPG comme un groupe terroriste émanant du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui livre une sanglante guérilla sur le sol turc depuis 1984.

Ce nouvel attentat à Afrine intervient par ailleurs dans une période de vives tensions dans le nord de la Syrie après l'annonce par Washington du retrait des quelque 2.000 soldats américains positionnés plus à l'est, dans des territoires encore sous domination kurde.

La Turquie a menacé à plusieurs reprises de lancer une nouvelle offensive contre ces forces kurdes, notamment dans la région de Minbej.

- Manifestation -

Dimanche, une manifestation a eu lieu dans la ville de Qamichli, dans le nord-est de la Syrie, pour protester contre "l'occupation turque" d'Afrine, a constaté un correspondant de l'AFP.

Des milliers d'habitants kurdes ont brandi des portraits de combattants des YPG tombés sur le champ de bataille ainsi que des pancartes arborant des slogans tels que "Non à l'occupation turque", "Il est temps de libérer Afrine" et "A bas Erdogan".

Les manifestants ont défilé au rythme de musique et de chansons kurdes traditionnelles. "Nous ne laisserons pas notre terre à Erdogan", a lancé à l'AFP Amin Mohammed, un protestataire originaire d'Afrine et déplacé par les combats.

"Nous n'abandonnerons pas Afrine (...) et lutterons contre toute nouvelle invasion", a renchéri Bassam Moussa, 50 ans, un habitant de Qamichli.

Les YPG ont fustigé, dans un communiqué, l'"occupation" turque d'un "territoire syrien" faisant partie du "Rojava", nom kurde donné à la région qu'ils ont autoproclamée en 2016 et dont Afrine constituait l'un des trois cantons.

Les YPG se sont en outre engagés à poursuivre la "lutte" en vue de la libération d'Afrine "de la puissance occupante".

"Ils n'arriveront jamais à nous dissuader de poursuivre notre combat à Afrine", a rétorqué le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d'une conférence téléphonique avec des militaires turcs ayant participé à l'offensive l'an dernier.

Selon l'ONU, l'offensive d'Ankara contre l'enclave d'Afrine a contraint la moitié de ses 320.000 habitants à fuir. La plupart d'entre eux ne sont toujours pas rentrés chez eux.

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