La Bourse de Paris à un nouveau pic annuel à la mi-séance

(AFP)

La Bourse de Paris continuait d'évoluer à ses plus hauts annuels jeudi à la mi-journée (+0,67%), après le rejet d'une sortie britannique de l'Union Européenne sans accord et la perspective d'un report du Brexit.

A 13H30 (12H30 GMT), l'indice CAC 40 progressait de 35,21 points à 5.341,76 points, dans un volume d'échanges de 1,1 milliard d'euros. La veille, la cote parisienne fini en hausse de 0,69%.

Après une ouverture à l'équilibre, la Bourse de Paris a poursuivi sa progression.

Wall Street s'apprêtait pour sa part à ouvrir sans tendance. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average se repliait de 0,08%, l'indice élargi S&P de 0,06% et le Nasdaq, à dominante technologique, était totalement à l'équilibre.

"Westminster a clairement exprimé ne pas vouloir un Brexit sans accord et les investisseurs sautent du coup sur les actions, mais ce n'est pas parce que les députés ne veulent pas une sortie de l'UE sans accord, que la possibilité d'un tel scénario a été écartée", obserbe David Madden, analyste chez CMC Markets.

Les députés britanniques se prononcent jeudi sur un report du Brexit. A quinze jours de la date théorique du divorce, la motion gouvernementale débattue à la Chambre des communes proposera un report du Brexit jusqu'au 30 juin si les députés approuvent l'accord de retrait d'ici le 20 mars, veille du prochain sommet européen.

Si l'accord, déjà rejeté deux fois, est recalé à nouveau, la motion précise que le report devra aller au-delà du 30 juin et impliquera que le pays organise des élections pour le Parlement européen fin mai.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a invité jeudi les pays européens à soutenir un "long" report du Brexit prévu le 29 mars si le Royaume-Uni le demande, à condition que Londres change sa "stratégie".

De son côté, le président américain Donald Trump en a profité pour vanter l'énorme potentiel d'un accord commercial entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

"Malgré les sujets brûlants auxquels les marchés sont confrontés, les indices poursuivent une insolente progression que peu d'intervenants avaient anticipés", reconnaît Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

Aux Etats-Unis, les demandes hebdomadaires d'allocations chômage se sont inscrites en hausse de façon plus qu'attendu par les analystes.

Le secteur pétrolier carbure

Le secteur pétrolier profitait des prix du pétrole qui restent à des niveaux élevés : les valeurs parapétrolières TechnipFMC et CGG gagnaient respectivement 6,14% à 20,66 euros et 3,18% à 1,75 euro. Total avançait de 0,76% à 51,60 euros.

Bourbon perdait en revanche 3,50% à 2,76 euros après avoir dit qu'il se donnait jusqu'à l'été pour boucler sa restructuration financière.

Lagardère progressait (+5,03% à 24,02 euros) après avoir promis de bons résultats pour ses deux activités désormais clefs, l'édition et les réseaux de commerce dans les gares et aéroports, et envisager des acquisitions de taille.

Casino effaçait ses gains de la matinée (-2,99% à 43,86 euros), après un bémol formulé sur la dette de la holding du groupe. "Rallye, holding de Casino, a plus de dette que d'actifs, ce qui restreint la qualité de crédit de Casino", souligne Moody's dans une note.

Thales prenait 1,59% à 108,85 euros après avoir annoncé qu'il allait clôturer son offre publique d'achat (OPA) sur le fabricant de cartes à puces Gemalto le 28 mars 2019, même sans feu vert des autorités réglementaires russes.

Boiron cédait 1,60% à 55,50 euros, pâtissant d'une chute de 26,6% de son bénéfice net en 2018, plombé notamment par une provision de 9,2 millions d'euros liée à un contrôle fiscal en cours.

Engie s'effritait de 0,56% à 13,26 euros, EDF l'ayant fait condamner à 1 million d'euros de dommages et intérêts en raison de ses pratiques de démarchage de clients.

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La Bourse de Paris à un nouveau pic annuel à la mi-séance

Le 24 mai 2019 à12:49

Modifié le 24 mai 2019 à 12:49

La Bourse de Paris continuait d'évoluer à ses plus hauts annuels jeudi à la mi-journée (+0,67%), après le rejet d'une sortie britannique de l'Union Européenne sans accord et la perspective d'un report du Brexit.

A 13H30 (12H30 GMT), l'indice CAC 40 progressait de 35,21 points à 5.341,76 points, dans un volume d'échanges de 1,1 milliard d'euros. La veille, la cote parisienne fini en hausse de 0,69%.

Après une ouverture à l'équilibre, la Bourse de Paris a poursuivi sa progression.

Wall Street s'apprêtait pour sa part à ouvrir sans tendance. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average se repliait de 0,08%, l'indice élargi S&P de 0,06% et le Nasdaq, à dominante technologique, était totalement à l'équilibre.

"Westminster a clairement exprimé ne pas vouloir un Brexit sans accord et les investisseurs sautent du coup sur les actions, mais ce n'est pas parce que les députés ne veulent pas une sortie de l'UE sans accord, que la possibilité d'un tel scénario a été écartée", obserbe David Madden, analyste chez CMC Markets.

Les députés britanniques se prononcent jeudi sur un report du Brexit. A quinze jours de la date théorique du divorce, la motion gouvernementale débattue à la Chambre des communes proposera un report du Brexit jusqu'au 30 juin si les députés approuvent l'accord de retrait d'ici le 20 mars, veille du prochain sommet européen.

Si l'accord, déjà rejeté deux fois, est recalé à nouveau, la motion précise que le report devra aller au-delà du 30 juin et impliquera que le pays organise des élections pour le Parlement européen fin mai.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a invité jeudi les pays européens à soutenir un "long" report du Brexit prévu le 29 mars si le Royaume-Uni le demande, à condition que Londres change sa "stratégie".

De son côté, le président américain Donald Trump en a profité pour vanter l'énorme potentiel d'un accord commercial entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

"Malgré les sujets brûlants auxquels les marchés sont confrontés, les indices poursuivent une insolente progression que peu d'intervenants avaient anticipés", reconnaît Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

Aux Etats-Unis, les demandes hebdomadaires d'allocations chômage se sont inscrites en hausse de façon plus qu'attendu par les analystes.

Le secteur pétrolier carbure

Le secteur pétrolier profitait des prix du pétrole qui restent à des niveaux élevés : les valeurs parapétrolières TechnipFMC et CGG gagnaient respectivement 6,14% à 20,66 euros et 3,18% à 1,75 euro. Total avançait de 0,76% à 51,60 euros.

Bourbon perdait en revanche 3,50% à 2,76 euros après avoir dit qu'il se donnait jusqu'à l'été pour boucler sa restructuration financière.

Lagardère progressait (+5,03% à 24,02 euros) après avoir promis de bons résultats pour ses deux activités désormais clefs, l'édition et les réseaux de commerce dans les gares et aéroports, et envisager des acquisitions de taille.

Casino effaçait ses gains de la matinée (-2,99% à 43,86 euros), après un bémol formulé sur la dette de la holding du groupe. "Rallye, holding de Casino, a plus de dette que d'actifs, ce qui restreint la qualité de crédit de Casino", souligne Moody's dans une note.

Thales prenait 1,59% à 108,85 euros après avoir annoncé qu'il allait clôturer son offre publique d'achat (OPA) sur le fabricant de cartes à puces Gemalto le 28 mars 2019, même sans feu vert des autorités réglementaires russes.

Boiron cédait 1,60% à 55,50 euros, pâtissant d'une chute de 26,6% de son bénéfice net en 2018, plombé notamment par une provision de 9,2 millions d'euros liée à un contrôle fiscal en cours.

Engie s'effritait de 0,56% à 13,26 euros, EDF l'ayant fait condamner à 1 million d'euros de dommages et intérêts en raison de ses pratiques de démarchage de clients.

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