Brunei: une coalition internationale dénonce la peine de mort pour homosexualité

(AFP)

Plus de 30 pays, menés par le Canada, ont demandé à Brunei d'abroger la peine de mort récemment adoptée pour les relations homosexuelles et d'autres peines sévères.

La Coalition pour les droits égaux (CDE) a exprimé dans un communiqué ce week-end sa "profonde consternation" suite à l'adoption par le sultanat de "peines extrêmes" en vertu d'un nouveau code pénal suivant la charia la plus stricte.

"Nous pressons le gouvernement de Brunei d'abolir les nouvelles peines et de s’assurer que toute mesure introduite soit cohérente avec les obligations et les engagements internationaux du pays en matière de droits de la personne", précise le communiqué.

Les nouvelles peines ont des "répercussions négatives sur de nombreux groupes vulnérables de Brunei, notamment sur les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT), les femmes et les enfants" et "augmentent les risques qu’elles subissent de la discrimination, de la persécution et de la violence", précise la déclaration signée par 36 pays.

Outre la lapidation en cas d'homosexualité ou d'adultère, le nouveau code pénal de Brunei instaure également l'amputation d'une main ou d'un pied pour les voleurs. Le viol est passible de la peine de mort, tout comme l'insulte au prophète Mahomet.

Cette annonce a déclenché une tempête internationale de critiques de la part de politiciens, de célébrités et de groupes de défense des droits humains.

La CDE, actuellement coprésidée par le Canada, a été fondée en 2016 lors d'une conférence mondiale sur les droits des personnes LGBT en Uruguay. Elle comprend 40 Etats membres qui se sont engagés à faire "progresser les droits fondamentaux" de ces personnes, selon le site du gouvernement canadien.

Brunei, petit Etat riche en hydrocarbures situé sur l'île de Borneo et dirigé d'une main de fer par le sultan Hassanal Bolkiah, est devenu le premier pays d'Asie du Sud-Est à appliquer au niveau national un code pénal suivant la charia, comme le fait l'Arabie saoudite.

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Brunei: une coalition internationale dénonce la peine de mort pour homosexualité

Le 25 avril 2019 à18:21

Modifié le 25 avril 2019 à 18:21

Plus de 30 pays, menés par le Canada, ont demandé à Brunei d'abroger la peine de mort récemment adoptée pour les relations homosexuelles et d'autres peines sévères.

La Coalition pour les droits égaux (CDE) a exprimé dans un communiqué ce week-end sa "profonde consternation" suite à l'adoption par le sultanat de "peines extrêmes" en vertu d'un nouveau code pénal suivant la charia la plus stricte.

"Nous pressons le gouvernement de Brunei d'abolir les nouvelles peines et de s’assurer que toute mesure introduite soit cohérente avec les obligations et les engagements internationaux du pays en matière de droits de la personne", précise le communiqué.

Les nouvelles peines ont des "répercussions négatives sur de nombreux groupes vulnérables de Brunei, notamment sur les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT), les femmes et les enfants" et "augmentent les risques qu’elles subissent de la discrimination, de la persécution et de la violence", précise la déclaration signée par 36 pays.

Outre la lapidation en cas d'homosexualité ou d'adultère, le nouveau code pénal de Brunei instaure également l'amputation d'une main ou d'un pied pour les voleurs. Le viol est passible de la peine de mort, tout comme l'insulte au prophète Mahomet.

Cette annonce a déclenché une tempête internationale de critiques de la part de politiciens, de célébrités et de groupes de défense des droits humains.

La CDE, actuellement coprésidée par le Canada, a été fondée en 2016 lors d'une conférence mondiale sur les droits des personnes LGBT en Uruguay. Elle comprend 40 Etats membres qui se sont engagés à faire "progresser les droits fondamentaux" de ces personnes, selon le site du gouvernement canadien.

Brunei, petit Etat riche en hydrocarbures situé sur l'île de Borneo et dirigé d'une main de fer par le sultan Hassanal Bolkiah, est devenu le premier pays d'Asie du Sud-Est à appliquer au niveau national un code pénal suivant la charia, comme le fait l'Arabie saoudite.

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