L'ambassade du Venezuela occupée par des pro-Maduro, Washington prudent

(AFP)

Les autorités américaines ont indiqué jeudi être prêtes à déloger des militants pro-Maduro qui occupent l'ambassade du Venezuela à Washington, uniquement à la condition que le chef de file de l'opposition vénézuélienne, Juan Guaido, le demande.

Le bâtiment de quatre étages situé dans la capitale fédérale américaine est l'objet d'un bras de fer entre le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro et M. Guaido, que Washington, suivi par les gouvernements de plus de 50 pays, a reconnu comme président par intérim du Venezuela.

Des groupes d'extrême gauche et des militants pacifistes occupent l'ambassade jour et nuit depuis deux semaines, dénonçant la volonté d'un "coup d'Etat" contre M. Maduro, les pancartes affichant des slogans comme "paix" ou "bas les pattes du Venezuela".

Selon l'organisation Code Pink, l'objectif est d'éviter que "l'opposition vénézuélienne ne s'empare de l'édifice diplomatique qui appartient au gouvernement élu".

Face à ce micmac, le représentant spécial américain pour la crise au Venezuela, Elliott Abrams, a conservé jeudi une attitude prudente, rappelant que la chancellerie était un "territoire souverain vénézuélien".

M. Abrams a refusé de promettre toute intervention des forces de l'ordre américaines sans demande expresse du représentant de Juan Guaido aux Etats-Unis, Carlos Vecchio.

"Il s'agit d'une question qui doit être discutée entre l'ambassadeur (Vecchio) et les forces de sécurité", a déclaré Elliott Abrams lors d'une conférence de presse.

Washington a renforcé ses sanctions contre le régime de M. Maduro mais dispose d'options limitées pour l'écarter du pouvoir, tant que celui-ci conservera l'appui de l'état-major des forces armées de son pays en pleine impasse.

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L'ambassade du Venezuela occupée par des pro-Maduro, Washington prudent

Le 20 mai 2019 à07:05

Modifié le 20 mai 2019 à 07:05

Les autorités américaines ont indiqué jeudi être prêtes à déloger des militants pro-Maduro qui occupent l'ambassade du Venezuela à Washington, uniquement à la condition que le chef de file de l'opposition vénézuélienne, Juan Guaido, le demande.

Le bâtiment de quatre étages situé dans la capitale fédérale américaine est l'objet d'un bras de fer entre le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro et M. Guaido, que Washington, suivi par les gouvernements de plus de 50 pays, a reconnu comme président par intérim du Venezuela.

Des groupes d'extrême gauche et des militants pacifistes occupent l'ambassade jour et nuit depuis deux semaines, dénonçant la volonté d'un "coup d'Etat" contre M. Maduro, les pancartes affichant des slogans comme "paix" ou "bas les pattes du Venezuela".

Selon l'organisation Code Pink, l'objectif est d'éviter que "l'opposition vénézuélienne ne s'empare de l'édifice diplomatique qui appartient au gouvernement élu".

Face à ce micmac, le représentant spécial américain pour la crise au Venezuela, Elliott Abrams, a conservé jeudi une attitude prudente, rappelant que la chancellerie était un "territoire souverain vénézuélien".

M. Abrams a refusé de promettre toute intervention des forces de l'ordre américaines sans demande expresse du représentant de Juan Guaido aux Etats-Unis, Carlos Vecchio.

"Il s'agit d'une question qui doit être discutée entre l'ambassadeur (Vecchio) et les forces de sécurité", a déclaré Elliott Abrams lors d'une conférence de presse.

Washington a renforcé ses sanctions contre le régime de M. Maduro mais dispose d'options limitées pour l'écarter du pouvoir, tant que celui-ci conservera l'appui de l'état-major des forces armées de son pays en pleine impasse.

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