Asooval: l'aciérie peut reprendre son activité après le versement des fonds

(AFP)

L'aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord), qui tournait au ralenti depuis plusieurs mois, va pouvoir reprendre son activité, les fonds promis par l’État français et par British Steel, repreneur de l'usine, ayant été versés mercredi, ont indiqué jeudi Ascoval et British Steel dans un communiqué.

"La reprise d'Ascoval par British Steel est effective depuis [mercredi] et permet à l'usine de reprendre son activité et son plan de développement", annoncent Ascoval et British Steel.

"La prise d'effet de la reprise d'Ascoval par le groupe British Steel permet de mettre en œuvre le plan de développement prévu et de lancer les investissements nécessaires", indiquent-ils encore.

Ascoval et British Steel précisent que les fonds "ont été versés hier (mercredi, NDLR) comme l'a indiqué le ministre [de l'Economie] Bruno Le Maire à l'Assemblée nationale".

M. Le Maire avait assuré mercredi à l'Assemblée nationale que "British Steel tiendrait ses engagements, (que) l'Etat français tiendrait ses engagements vis-à-vis d'Ascoval et (que) la reprise d'Ascoval par British Steel se ferait".

Il avait ajouté avoir "décidé (mercredi) le déblocage des 15 millions d'euros de prêt pour Ascoval" tout comme "British Steel avait débloqué (mercredi) les 5 millions d'euros" promis.

Alors que les salariés s'inquiètent des difficultés de British Steel, la presse britannique évoquant même le risque d'une faillite, le groupe dans son communiqué jeudi "confirme que des négociations sont actuellement en cours avec le gouvernement britannique, et réaffirme qu'elles n'auront pas d'impact sur la reprise, l'activité, et le plan de développement d'Ascoval en Europe".

Une faillite de British Steel menacerait ses 5.000 employés et mettrait un coup d'arrêt à son développement en Europe.

Le 2 mai, le tribunal de grande instance de Strasbourg avait en effet attribué la reprise de l'usine en redressement judiciaire au groupe britannique -avec une reprise effective deux semaines plus tard, soit mercredi- un choix que les quelque 270 salariés avaient accueilli avec soulagement mais aussi prudence.

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Asooval: l'aciérie peut reprendre son activité après le versement des fonds

Le 18 août 2019 à04:10

Modifié le 18 août 2019 à 04:10

L'aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord), qui tournait au ralenti depuis plusieurs mois, va pouvoir reprendre son activité, les fonds promis par l’État français et par British Steel, repreneur de l'usine, ayant été versés mercredi, ont indiqué jeudi Ascoval et British Steel dans un communiqué.

"La reprise d'Ascoval par British Steel est effective depuis [mercredi] et permet à l'usine de reprendre son activité et son plan de développement", annoncent Ascoval et British Steel.

"La prise d'effet de la reprise d'Ascoval par le groupe British Steel permet de mettre en œuvre le plan de développement prévu et de lancer les investissements nécessaires", indiquent-ils encore.

Ascoval et British Steel précisent que les fonds "ont été versés hier (mercredi, NDLR) comme l'a indiqué le ministre [de l'Economie] Bruno Le Maire à l'Assemblée nationale".

M. Le Maire avait assuré mercredi à l'Assemblée nationale que "British Steel tiendrait ses engagements, (que) l'Etat français tiendrait ses engagements vis-à-vis d'Ascoval et (que) la reprise d'Ascoval par British Steel se ferait".

Il avait ajouté avoir "décidé (mercredi) le déblocage des 15 millions d'euros de prêt pour Ascoval" tout comme "British Steel avait débloqué (mercredi) les 5 millions d'euros" promis.

Alors que les salariés s'inquiètent des difficultés de British Steel, la presse britannique évoquant même le risque d'une faillite, le groupe dans son communiqué jeudi "confirme que des négociations sont actuellement en cours avec le gouvernement britannique, et réaffirme qu'elles n'auront pas d'impact sur la reprise, l'activité, et le plan de développement d'Ascoval en Europe".

Une faillite de British Steel menacerait ses 5.000 employés et mettrait un coup d'arrêt à son développement en Europe.

Le 2 mai, le tribunal de grande instance de Strasbourg avait en effet attribué la reprise de l'usine en redressement judiciaire au groupe britannique -avec une reprise effective deux semaines plus tard, soit mercredi- un choix que les quelque 270 salariés avaient accueilli avec soulagement mais aussi prudence.

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