Wall Street, scrutant les tensions entre Chine et USA, ouvre en hausse

(AFP)

La Bourse de New York montait à l'ouverture vendredi, rebondissant après des commentaires de Donald Trump laissant entrevoir une potentielle détente dans les négociations commerciales avec la Chine.

L'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, montait vers 14H10 GMT de 0,43%, à 25.599,44 points, et l'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,67%, à 7.679,32 points.

L'indice élargi S&P 500 avançait de 0,40%, à 2.833,41 points.

Wall Street avait terminé en nette baisse jeudi, sèchement rattrapée par la montée des tensions sino-américaines, qui se cristallisent actuellement autour du géant chinois des télécoms Huawei, et son éventuel impact sur l'économie: le Dow Jones avait lâché 1,11% et l'indice Nasdaq 1,58%.

"Le risque d'une guerre commerciale ouverte se prolongeant pour une longue période, voire peut-être jusqu'à l'élection présidentielle américaine en novembre 2020, est clairement en train de grandir", commente Karl Haeling de LBBW. "Même s'il est dans l'intérêt des Etats-Unis et de la Chine de trouver un compromis, on a peut-être atteint un point où il devient difficile pour Donald Trump ou Xi Jinping de faire marche arrière", ajoute-t-il.

Le président américain toutefois ne peut se permettre de voir les marchés et l'économie s'enliser à l'approche de la prochaine campagne et "veut encore probablement parvenir à un accord", avance le spécialiste. "Ses commentaires jeudi soir, quand il a affirmé qu'il y avait encore une possibilité de nouer rapidement un accord avec la Chine et d'y inclure Huawei, étaient à cet égard évidents".

De quoi rasséréner en tout cas temporairement les investisseurs, qui redoutent de plus en plus de voir les négociations entre les deux premières puissances économiques mondiales s'éterniser.

- Manipulation de monnaies -

"Le problème pour les investisseurs est que Trump fait miroiter une issue positive aux négociations commerciales à chaque fois que les indices boursiers tombent", souligne M. Haeling. "Mais il ne fait pas suivre ses paroles d'effets et finit par augmenter les tarifs douaniers et par imposer d'autres mesures comme les sanctions contre Huawei", laissant ainsi planer "une grande incertitude sur les réelles chances de parvenir un accord".

Dernier exemple en date: le ministère américain du Commerce a annoncé jeudi soir avoir proposé une nouvelle réglementation lui permettant d'imposer des droits compensateurs sur les importations de pays "qui agissent pour sous-évaluer leur monnaie par rapport au dollar". Le texte ne vise aucun pays spécifiquement mais Donald Trump accuse volontiers Pékin d'affaiblir délibérément sa devise pour doper ses exportations.

Le seul indicateur majeur du jour s'est montré peu encourageant: les commandes industrielles de biens durables aux Etats-Unis ont baissé un peu plus que prévu au mois d'avril et les chiffres de mars se sont avérés moins bons que ne l'estimait initialement le département du Commerce.

Sur le front des valeurs, Boeing montait de 2,52% alors que les autorités mondiales de l'aviation civile se sont séparées jeudi après huit heures de discussions sans date de retour en service du 737 MAX, son avion phare cloué au sol depuis le 13 mars.

Le distributeur de vêtements et chaussures de sports Foot Locker chutait de 16,22% après avoir fait part d'un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes et avoir revu à la baisse sa prévision de bénéfice par action pour l'ensemble de son exercice comptable.

Le fabricant d'ordinateurs et d'imprimantes Hewlett Packard (HP) montait en revanche de 4,56% après avoir annoncé un chiffre d'affaires et des prévisions annuelles dépassant les prévisions.

Hewlett Packard Enterprise, la société issue de la scission avec HP qui édite des logiciels et fournit des conseils aux entreprises, s'appréciait de 3,11% après avoir relevé sa prévision de bénéfice pour l'année malgré un repli plus fort que prévu de son chiffre d'affaires trimestriel.

Sur le marché obligataire, le taux sur la dette à 10 ans des Etats-Unis, tombé jeudi à son plus bas niveau depuis 2017, se redressait un peu et s'échangeait à 2,327%, contre 2,319% jeudi soir.

Nasdaq

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Wall Street, scrutant les tensions entre Chine et USA, ouvre en hausse

Le 15 septembre 2019 à15:54

Modifié le 15 septembre 2019 à 15:54

La Bourse de New York montait à l'ouverture vendredi, rebondissant après des commentaires de Donald Trump laissant entrevoir une potentielle détente dans les négociations commerciales avec la Chine.

L'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, montait vers 14H10 GMT de 0,43%, à 25.599,44 points, et l'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,67%, à 7.679,32 points.

L'indice élargi S&P 500 avançait de 0,40%, à 2.833,41 points.

Wall Street avait terminé en nette baisse jeudi, sèchement rattrapée par la montée des tensions sino-américaines, qui se cristallisent actuellement autour du géant chinois des télécoms Huawei, et son éventuel impact sur l'économie: le Dow Jones avait lâché 1,11% et l'indice Nasdaq 1,58%.

"Le risque d'une guerre commerciale ouverte se prolongeant pour une longue période, voire peut-être jusqu'à l'élection présidentielle américaine en novembre 2020, est clairement en train de grandir", commente Karl Haeling de LBBW. "Même s'il est dans l'intérêt des Etats-Unis et de la Chine de trouver un compromis, on a peut-être atteint un point où il devient difficile pour Donald Trump ou Xi Jinping de faire marche arrière", ajoute-t-il.

Le président américain toutefois ne peut se permettre de voir les marchés et l'économie s'enliser à l'approche de la prochaine campagne et "veut encore probablement parvenir à un accord", avance le spécialiste. "Ses commentaires jeudi soir, quand il a affirmé qu'il y avait encore une possibilité de nouer rapidement un accord avec la Chine et d'y inclure Huawei, étaient à cet égard évidents".

De quoi rasséréner en tout cas temporairement les investisseurs, qui redoutent de plus en plus de voir les négociations entre les deux premières puissances économiques mondiales s'éterniser.

- Manipulation de monnaies -

"Le problème pour les investisseurs est que Trump fait miroiter une issue positive aux négociations commerciales à chaque fois que les indices boursiers tombent", souligne M. Haeling. "Mais il ne fait pas suivre ses paroles d'effets et finit par augmenter les tarifs douaniers et par imposer d'autres mesures comme les sanctions contre Huawei", laissant ainsi planer "une grande incertitude sur les réelles chances de parvenir un accord".

Dernier exemple en date: le ministère américain du Commerce a annoncé jeudi soir avoir proposé une nouvelle réglementation lui permettant d'imposer des droits compensateurs sur les importations de pays "qui agissent pour sous-évaluer leur monnaie par rapport au dollar". Le texte ne vise aucun pays spécifiquement mais Donald Trump accuse volontiers Pékin d'affaiblir délibérément sa devise pour doper ses exportations.

Le seul indicateur majeur du jour s'est montré peu encourageant: les commandes industrielles de biens durables aux Etats-Unis ont baissé un peu plus que prévu au mois d'avril et les chiffres de mars se sont avérés moins bons que ne l'estimait initialement le département du Commerce.

Sur le front des valeurs, Boeing montait de 2,52% alors que les autorités mondiales de l'aviation civile se sont séparées jeudi après huit heures de discussions sans date de retour en service du 737 MAX, son avion phare cloué au sol depuis le 13 mars.

Le distributeur de vêtements et chaussures de sports Foot Locker chutait de 16,22% après avoir fait part d'un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes et avoir revu à la baisse sa prévision de bénéfice par action pour l'ensemble de son exercice comptable.

Le fabricant d'ordinateurs et d'imprimantes Hewlett Packard (HP) montait en revanche de 4,56% après avoir annoncé un chiffre d'affaires et des prévisions annuelles dépassant les prévisions.

Hewlett Packard Enterprise, la société issue de la scission avec HP qui édite des logiciels et fournit des conseils aux entreprises, s'appréciait de 3,11% après avoir relevé sa prévision de bénéfice pour l'année malgré un repli plus fort que prévu de son chiffre d'affaires trimestriel.

Sur le marché obligataire, le taux sur la dette à 10 ans des Etats-Unis, tombé jeudi à son plus bas niveau depuis 2017, se redressait un peu et s'échangeait à 2,327%, contre 2,319% jeudi soir.

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