L'administration Trump devrait dévoiler mercredi à quelle sauce Facebook va être mangé

(AFP)

L'administration Trump pourrait dévoiler dès mercredi les détails de l'accord conclu avec Facebook, dont l'amende record de quelque 5 milliards de dollars selon les médias n'est que la partie émergée de l'iceberg et peut-être la moins douloureuse pour le premier réseau social du monde.

Cet accord conclu après 16 mois de négociations permet à Facebook d'échapper à des poursuites pour ses manquements en matière de protection des données personnelles.

La vraie question est quelles restrictions ont été retenues pour forcer Facebook a respecter ses engagements ?

Si l'on en croit le Wall Street Journal mardi soir, Mark Zuckerberg, PDG fondateur qui tient fermement les rênes du géant de l'internet aux 2,7 milliards d'usagers, pourrait être personnellement tenu responsable de la bonne application de l'accord.

Le jeune milliardaire devrait ainsi certifier personnellement tous les trimestres que Facebook respecte l'accord auprès de l'autorité de régulation, la Federal Trade Commission ou FTC. Une fausse déclaration serait assortie de pénalités, affirme encore le quotidien des affaires, citant une source anonyme ayant connaissance du dossier.

Le conseil d'administration de l'entreprise devrait lui aussi certifier que l'accord est respecté.

Le Washington Post rapportait pour sa part que Facebook se verra reprocher par la FTC d'avoir trompé les internautes sur l'utilisation de leur numéro de téléphone ou encore sur les outils de reconnaissance faciale.

Selon la presse, l'accord à l'amiable avait été adopté par les commissaires de la FTC par 3 voix contre 2, celles des deux commissaires démocrates.

Les investisseurs y avaient vu le signe que les restrictions ne seront pas trop sévères et avaient fait grimper l'action.

Selon le Washington Post, qui a publié cette semaine le résultat d'une longue enquête sur ce sujet, les négociations initiales envisageaient une amende de "plusieurs dizaines de milliards de dollars" et des mesures plus strictes dont l'abandon a conduit les commissaires démocrates à voter contre l'accord.

- Bien précieux -

Les données personnelles de ses plus de 2,7 milliards d'utilisateurs actifs mensuels sont le bien le plus précieux de Facebook, qui les collecte et les exploite pour en tirer d'immenses revenus publicitaires grâce à un ciblage très affiné.

Mais c'est à cause de la façon dont ces données sont utilisées que le réseau social se trouve depuis deux ans dans la tourmente et fait face à une grave crise de confiance.

L'enquête de la FTC visait à déterminer si Facebook avait enfreint un accord à l'amiable de 2011 dans lequel il s'engageait déjà au respect des données personnelles et à la transparence concernant leur utilisation.

Elle a été ouverte après l'éclatement en mars 2018 du scandale des fuites de données vers la firme britannique Cambridge Analytica.

Bien que le montant soit un record, l'amende n'affectera en rien la santé financière de l'entreprise.

Pour son exercice 2018, Facebook a affiché une santé de fer avec 22 milliards de dollars de bénéfice pour un chiffre d'affaires de 55 milliards.

Facebook doit publier ses résultats trimestriels mercredi après la clôture de Wall Street et ce sera sans doute l'occasion pour Mark Zuckerberg de prendre la parole et de s'expliquer.

Il pourra aussi commenter l'annonce mardi soir par le ministère américain de la Justice du lancement d'une vaste enquête pour déterminer si les géants des géants des réseaux sociaux, des moteurs de recherche et du commerce en ligne sont devenus trop puissants.

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L'administration Trump devrait dévoiler mercredi à quelle sauce Facebook va être mangé

Le 18 août 2019 à23:15

Modifié le 18 août 2019 à 23:15

L'administration Trump pourrait dévoiler dès mercredi les détails de l'accord conclu avec Facebook, dont l'amende record de quelque 5 milliards de dollars selon les médias n'est que la partie émergée de l'iceberg et peut-être la moins douloureuse pour le premier réseau social du monde.

Cet accord conclu après 16 mois de négociations permet à Facebook d'échapper à des poursuites pour ses manquements en matière de protection des données personnelles.

La vraie question est quelles restrictions ont été retenues pour forcer Facebook a respecter ses engagements ?

Si l'on en croit le Wall Street Journal mardi soir, Mark Zuckerberg, PDG fondateur qui tient fermement les rênes du géant de l'internet aux 2,7 milliards d'usagers, pourrait être personnellement tenu responsable de la bonne application de l'accord.

Le jeune milliardaire devrait ainsi certifier personnellement tous les trimestres que Facebook respecte l'accord auprès de l'autorité de régulation, la Federal Trade Commission ou FTC. Une fausse déclaration serait assortie de pénalités, affirme encore le quotidien des affaires, citant une source anonyme ayant connaissance du dossier.

Le conseil d'administration de l'entreprise devrait lui aussi certifier que l'accord est respecté.

Le Washington Post rapportait pour sa part que Facebook se verra reprocher par la FTC d'avoir trompé les internautes sur l'utilisation de leur numéro de téléphone ou encore sur les outils de reconnaissance faciale.

Selon la presse, l'accord à l'amiable avait été adopté par les commissaires de la FTC par 3 voix contre 2, celles des deux commissaires démocrates.

Les investisseurs y avaient vu le signe que les restrictions ne seront pas trop sévères et avaient fait grimper l'action.

Selon le Washington Post, qui a publié cette semaine le résultat d'une longue enquête sur ce sujet, les négociations initiales envisageaient une amende de "plusieurs dizaines de milliards de dollars" et des mesures plus strictes dont l'abandon a conduit les commissaires démocrates à voter contre l'accord.

- Bien précieux -

Les données personnelles de ses plus de 2,7 milliards d'utilisateurs actifs mensuels sont le bien le plus précieux de Facebook, qui les collecte et les exploite pour en tirer d'immenses revenus publicitaires grâce à un ciblage très affiné.

Mais c'est à cause de la façon dont ces données sont utilisées que le réseau social se trouve depuis deux ans dans la tourmente et fait face à une grave crise de confiance.

L'enquête de la FTC visait à déterminer si Facebook avait enfreint un accord à l'amiable de 2011 dans lequel il s'engageait déjà au respect des données personnelles et à la transparence concernant leur utilisation.

Elle a été ouverte après l'éclatement en mars 2018 du scandale des fuites de données vers la firme britannique Cambridge Analytica.

Bien que le montant soit un record, l'amende n'affectera en rien la santé financière de l'entreprise.

Pour son exercice 2018, Facebook a affiché une santé de fer avec 22 milliards de dollars de bénéfice pour un chiffre d'affaires de 55 milliards.

Facebook doit publier ses résultats trimestriels mercredi après la clôture de Wall Street et ce sera sans doute l'occasion pour Mark Zuckerberg de prendre la parole et de s'expliquer.

Il pourra aussi commenter l'annonce mardi soir par le ministère américain de la Justice du lancement d'une vaste enquête pour déterminer si les géants des géants des réseaux sociaux, des moteurs de recherche et du commerce en ligne sont devenus trop puissants.

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