Nouveau record des dividendes mondiaux au 2e trimestre

(AFP)

Le montant des dividendes versés par les entreprises à l'échelle mondiale a atteint un nouveau record au deuxième trimestre mais le ralentissement de l'économie planétaire a bridé leur progression, selon une étude publiée lundi.


Les dividendes versés aux actionnaires dans le monde ont progressé de 1,1% au deuxième trimestre comparé à un an plus tôt, à 513,8 milliards de dollars, selon l'étude de référence de la société de gestion de fonds Janus Henderson Investors.

"Mais le taux de croissance a été le plus faible en plus de deux ans", la décélération de l'économie mondiale ayant "commencé à se faire sentir sur les dividendes", tempère la société de gestion, qui est l'une des principales dans le monde avec 316 milliards d'euros d'actifs gérés.

A titre de comparaison, le montant des dividendes avait progressé de 14,3% au deuxième trimestre de l'an dernier.

La société de gestion évoque aussi la solidité du dollar, qui a freiné la progression des dividendes mondiaux.

L'Europe (hors Royaume-Uni) "est particulièrement touchée", souligne le document.

Les dividendes y ont reculé de 5,3% à 169,5 milliards de dollars, en raison notamment de la faiblesse de l'euro. "Le ralentissement économique mondial est particulièrement notable en Europe, ce qui a une incidence sur les bénéfices et qui, par conséquent, limite la capacité des sociétés européennes à augmenter leurs dividendes", explique Janus Henderson.

Plusieurs constructeurs automobiles allemands, BMW et Daimler, dont les bénéfices sont affectés par la morosité du secteur, ont par exemple réduit leur distribution de dividendes.

Les actionnaires français tirent en revanche leur épingle du jeu, les entreprises tricolores s'étant montrées à nouveau très généreuses avec eux. La France est "de loin le plus grand payeur de dividendes en Europe" (+3,1% à 51 milliards de dollars).

Comme le Vieux Continent, la région Asie-Pacifique hors Japon a fait moins bien que l'an passé (-2,9% à 43,2 milliards de dollars). "Un quart des sociétés de Hong Kong de notre indice ont réduit leurs dividendes, dont China Mobile. Il s'agit là d'un pourcentage bien plus important que sur les autres principaux marchés, reflétant le ralentissement de l'économie chinoise", observe Janus Henderson.

Le Japon, où "la croissance des dividendes a surperformé le reste du monde au cours des quatre dernières années", mais aussi le Canada, la France et l'Indonésie sont les seuls pays à avoir battu des records au cours du deuxième trimestre, selon l'étude.

Aux États-Unis, le montant des dividendes ressort en hausse de 4,4% à 132,9 milliards de dollars, correspondant toutefois au "rythme de progression le plus lent en deux ans".

Les fabricants automobiles y "ont maintenu leurs dividendes au même niveau, reflétant les défis structurels croissants auxquels le secteur est confronté à l’échelle internationale", souligne le rapport.

Depuis 2015, les dividendes mondiaux du deuxième trimestre n'ont cessé de croître.

"Les dividendes mondiaux ont augmenté de façon extrêmement rapide au cours des deux dernières années et le ralentissement auquel nous assistons n'est donc pas une source d'inquiétudes", estime Ben Lofthouse, directeur de la gestion actions internationales à fort rendement chez Janus Henderson, cité dans le texte.

A noter: les effets de change ont entraîné une baisse de 2,9 points de pourcentage des dividendes totaux d'avril à juin.

Pour l'année 2019, Janus Henderson maintient ses prévisions inchangées, tablant sur un montant record de 1.430 milliards de dollars de dividendes, soit une hausse de 4,2%.

Son étude est fondée sur une analyse des dividendes payés par les 1.200 sociétés les plus importantes en termes de capitalisation boursière.

(Avec AFP)

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Nouveau record des dividendes mondiaux au 2e trimestre

Le 22 septembre 2019 à21:12

Modifié le 22 septembre 2019 à 21:12

Le montant des dividendes versés par les entreprises à l'échelle mondiale a atteint un nouveau record au deuxième trimestre mais le ralentissement de l'économie planétaire a bridé leur progression, selon une étude publiée lundi.


Les dividendes versés aux actionnaires dans le monde ont progressé de 1,1% au deuxième trimestre comparé à un an plus tôt, à 513,8 milliards de dollars, selon l'étude de référence de la société de gestion de fonds Janus Henderson Investors.

"Mais le taux de croissance a été le plus faible en plus de deux ans", la décélération de l'économie mondiale ayant "commencé à se faire sentir sur les dividendes", tempère la société de gestion, qui est l'une des principales dans le monde avec 316 milliards d'euros d'actifs gérés.

A titre de comparaison, le montant des dividendes avait progressé de 14,3% au deuxième trimestre de l'an dernier.

La société de gestion évoque aussi la solidité du dollar, qui a freiné la progression des dividendes mondiaux.

L'Europe (hors Royaume-Uni) "est particulièrement touchée", souligne le document.

Les dividendes y ont reculé de 5,3% à 169,5 milliards de dollars, en raison notamment de la faiblesse de l'euro. "Le ralentissement économique mondial est particulièrement notable en Europe, ce qui a une incidence sur les bénéfices et qui, par conséquent, limite la capacité des sociétés européennes à augmenter leurs dividendes", explique Janus Henderson.

Plusieurs constructeurs automobiles allemands, BMW et Daimler, dont les bénéfices sont affectés par la morosité du secteur, ont par exemple réduit leur distribution de dividendes.

Les actionnaires français tirent en revanche leur épingle du jeu, les entreprises tricolores s'étant montrées à nouveau très généreuses avec eux. La France est "de loin le plus grand payeur de dividendes en Europe" (+3,1% à 51 milliards de dollars).

Comme le Vieux Continent, la région Asie-Pacifique hors Japon a fait moins bien que l'an passé (-2,9% à 43,2 milliards de dollars). "Un quart des sociétés de Hong Kong de notre indice ont réduit leurs dividendes, dont China Mobile. Il s'agit là d'un pourcentage bien plus important que sur les autres principaux marchés, reflétant le ralentissement de l'économie chinoise", observe Janus Henderson.

Le Japon, où "la croissance des dividendes a surperformé le reste du monde au cours des quatre dernières années", mais aussi le Canada, la France et l'Indonésie sont les seuls pays à avoir battu des records au cours du deuxième trimestre, selon l'étude.

Aux États-Unis, le montant des dividendes ressort en hausse de 4,4% à 132,9 milliards de dollars, correspondant toutefois au "rythme de progression le plus lent en deux ans".

Les fabricants automobiles y "ont maintenu leurs dividendes au même niveau, reflétant les défis structurels croissants auxquels le secteur est confronté à l’échelle internationale", souligne le rapport.

Depuis 2015, les dividendes mondiaux du deuxième trimestre n'ont cessé de croître.

"Les dividendes mondiaux ont augmenté de façon extrêmement rapide au cours des deux dernières années et le ralentissement auquel nous assistons n'est donc pas une source d'inquiétudes", estime Ben Lofthouse, directeur de la gestion actions internationales à fort rendement chez Janus Henderson, cité dans le texte.

A noter: les effets de change ont entraîné une baisse de 2,9 points de pourcentage des dividendes totaux d'avril à juin.

Pour l'année 2019, Janus Henderson maintient ses prévisions inchangées, tablant sur un montant record de 1.430 milliards de dollars de dividendes, soit une hausse de 4,2%.

Son étude est fondée sur une analyse des dividendes payés par les 1.200 sociétés les plus importantes en termes de capitalisation boursière.

(Avec AFP)

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