La Bourse de Paris nerveuse avant le discours de Powell (-0,87%)

(AFP)

La Bourse de Paris a renoué avec la nervosité jeudi (-0,87%) avant le discours du patron de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell, tandis que la BCE a donné des espoirs au marché sur un plan de mesures pour combattre le ralentissement économique.

L'indice CAC 40 a perdu 47,23 points pour terminer à 5.388,25 points, dans un volume d'échanges faible de 2,9 milliards d'euros. La veille, il avait gagné 1,70%.

Après avoir ouvert en légère baisse, la cote parisienne a accéléré son repli au moment de la publication des minutes de la Banque centrale européenne (BCE).

"On pensait avoir une séance d'accalmie mais on repart dans des excès de volatilité. La nervosité a repris le dessus" dans une séance marquée par peu de volume, a indiqué à l'AFP Thierry Claudé, gérant chez Kiplink Finances.

"Quel va être le discours de M. Powell? Le flou persiste", et "peut-être que certains investisseurs anticipent un discours en demi-teinte et vendent leurs positions avant", explique le spécialiste.

L'intervention du patron de la Fed est prévue vendredi à 14H00 GMT à Jackson Hole dans le Wyoming, devant le gotha des banquiers centraux et des économistes.

La prochaine réunion monétaire de la Banque centrale américaine est prévue les 17 et 18 septembre, et les marchés s'attendent largement à une nouvelle baisse des taux d'intérêt.

Les gouverneurs de la Banque centrale européenne ont de leur côté reconnu que le ralentissement économique pourrait être plus grave qu'attendu et s'interrogent sur la forme que pourrait prendre leur train de mesures de relance, d'après un compte-rendu publié jeudi.

La BCE évoque désormais des "doutes généralisés quant au deuxième semestre" de 2019, en ce qui concerne une reprise de la croissance et de l'inflation.

"La baisse du marché a été accentuée du fait du faible volume et malgré quelques bonnes nouvelles", souligne M. Claudé.

La croissance de l'activité privée dans la zone euro a ainsi progressé en août, atteignant son niveau le plus haut depuis deux mois, mais "à un rythme peu soutenu", tandis que l'indice PMI manufacturier français a fait mieux que prévu.

Sur le Brexit, Boris Johnson et Emmanuel Macron ont affiché jeudi un ton plus conciliant, affirmant leur volonté de trouver un accord pour une sortie ordonnée du Royaume-Uni de l'UE, et jugeant possible de s'entendre sur la frontière irlandaise

L'Italie s'est lancée jeudi dans un deuxième round de consultations pour chercher une solution à la crise déclenchée par l'explosion du gouvernement populiste formé par la Ligue de Matteo Salvini et le Mouvement 5 Etoiles en juin 2018. Ce dernier s'est dit prêt à négocier pour "une majorité solide" au parlement.

Euronext CAC40

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La Bourse de Paris nerveuse avant le discours de Powell (-0,87%)

Le 16 septembre 2019 à02:59

Modifié le 16 septembre 2019 à 02:59

La Bourse de Paris a renoué avec la nervosité jeudi (-0,87%) avant le discours du patron de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell, tandis que la BCE a donné des espoirs au marché sur un plan de mesures pour combattre le ralentissement économique.

L'indice CAC 40 a perdu 47,23 points pour terminer à 5.388,25 points, dans un volume d'échanges faible de 2,9 milliards d'euros. La veille, il avait gagné 1,70%.

Après avoir ouvert en légère baisse, la cote parisienne a accéléré son repli au moment de la publication des minutes de la Banque centrale européenne (BCE).

"On pensait avoir une séance d'accalmie mais on repart dans des excès de volatilité. La nervosité a repris le dessus" dans une séance marquée par peu de volume, a indiqué à l'AFP Thierry Claudé, gérant chez Kiplink Finances.

"Quel va être le discours de M. Powell? Le flou persiste", et "peut-être que certains investisseurs anticipent un discours en demi-teinte et vendent leurs positions avant", explique le spécialiste.

L'intervention du patron de la Fed est prévue vendredi à 14H00 GMT à Jackson Hole dans le Wyoming, devant le gotha des banquiers centraux et des économistes.

La prochaine réunion monétaire de la Banque centrale américaine est prévue les 17 et 18 septembre, et les marchés s'attendent largement à une nouvelle baisse des taux d'intérêt.

Les gouverneurs de la Banque centrale européenne ont de leur côté reconnu que le ralentissement économique pourrait être plus grave qu'attendu et s'interrogent sur la forme que pourrait prendre leur train de mesures de relance, d'après un compte-rendu publié jeudi.

La BCE évoque désormais des "doutes généralisés quant au deuxième semestre" de 2019, en ce qui concerne une reprise de la croissance et de l'inflation.

"La baisse du marché a été accentuée du fait du faible volume et malgré quelques bonnes nouvelles", souligne M. Claudé.

La croissance de l'activité privée dans la zone euro a ainsi progressé en août, atteignant son niveau le plus haut depuis deux mois, mais "à un rythme peu soutenu", tandis que l'indice PMI manufacturier français a fait mieux que prévu.

Sur le Brexit, Boris Johnson et Emmanuel Macron ont affiché jeudi un ton plus conciliant, affirmant leur volonté de trouver un accord pour une sortie ordonnée du Royaume-Uni de l'UE, et jugeant possible de s'entendre sur la frontière irlandaise

L'Italie s'est lancée jeudi dans un deuxième round de consultations pour chercher une solution à la crise déclenchée par l'explosion du gouvernement populiste formé par la Ligue de Matteo Salvini et le Mouvement 5 Etoiles en juin 2018. Ce dernier s'est dit prêt à négocier pour "une majorité solide" au parlement.

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