Trump dénonce les accusations "ridicules" d'un lanceur d'alerte

(AFP)

Le président américain Donald Trump a vigoureusement contesté vendredi avoir eu une conversation "à risque" avec le dirigeant d'un pays étranger, dénonçant les accusations en ce sens d'un lanceur d'alerte.

L'affaire reste encore entourée de nombreuses zones d'ombre. Selon les révélations du Washington Post, ce lanceur d'alerte aurait signalé une conversation ayant un lien avec l'Ukraine.

Les élus démocrates du Congrès souhaitent de leur côté déterminer si le locataire de la Maison Blanche a sollicité des informations potentiellement compromettantes sur le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden ou sa famille lors d'un échange téléphonique avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le fils de M. Biden, Hunter Biden, a travaillé pour un groupe gazier ukrainien à partir de 2014, lorsque son père était vice-président de Barack Obama.

"C'est un lanceur d'alerte partial", a lancé M. Trump depuis le Bureau ovale, tout en précisant ne pas connaître son identité. "J'ai eu des conversations avec de nombreux dirigeants, elles sont toujours irréprochables", a-t-il poursuivi, très remonté.

A-t-il parlé de Joe Biden avec le président ukrainien ? "Ce dont j'ai parlé n'a pas d'importance", a-t-il rétorqué, avant cependant d'ajouter que "quelqu'un devrait se pencher sur Joe Biden", qui pourrait être son grand rival à la présidentielle 2020.

Signe de son courroux, l'homme d'affaires avait dès le début de matinée publié deux tweets avec ces mêmes arguments, accusant "les démocrates radicaux (...) et leurs partenaires dans les médias bidon" de s'acharner contre lui.

"Bizarre qu'avec autant d'autres gens qui ont entendu ou ont eu connaissance de cette conversation absolument convenable et respectueuse, ils n'en aient pas également parlé. Vous savez pourquoi? Parce que rien de ce qui s'est dit n'était mal, c'était absolument parfait!".

Trouvant particulièrement préoccupante une "promesse" faite par le milliardaire républicain à un dirigeant étranger, selon le Washington Post, un lanceur d'alerte, lui-même membre des services de renseignement, a effectué le 12 août un signalement officiel auprès de l'inspecteur général des services de renseignement.

Ce dernier, Michael Atkinson, a alors considéré que la sensibilité de l'affaire imposait une notification urgente au Congrès.

M. Atkinson a été entendu jeudi à huis clos par la puissante commission du Renseignement de la Chambre des représentants. Mais les démocrates sont restés sur leur faim.

"Nous n'avons obtenu aucune réponse parce que le ministère de la Justice et le Directeur du renseignement national (DNI) n'ont pas autorisé l'inspecteur général" à entrer dans les détails, a regretté le président démocrate de la commission, Adam Schiff, à l'issue de l'audition.

"Nous n'avons pas le signalement, nous ne savons pas si les informations de presse sont exactes ou inexactes", a-t-il ajouté.

- Hillary Clinton accuse -

Le Washington Post et le New York Times ont affirmé presque simultanément jeudi soir que la conversation au coeur de cette affaire concernait l'Ukraine.

Gangrénée par la corruption, l'Ukraine a élu en avril à la présidence un comédien jusqu'ici novice en politique, Volodymyr Zelensky.

Ce dernier rencontrera Donald Trump la semaine prochaine en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, a justement annoncé Kiev vendredi.

Dans une interview jeudi soir, l'avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, a, un temps, reconnu qu'il avait demandé à Kiev d'enquêter sur le fils de Joe Biden, et notamment d'"examiner les allégations (...) qui impliquaient indirectement Joe Biden dans une grosse affaire de corruption".

Hillary Clinton, rivale malheureuse de Donald Trump à la présidentielle de 2016, a retweeté vendredi cet entretien avec un message accusateur: "Le président a demandé à un pouvoir étranger de l'aider à gagner une élection. Encore une fois".

Une allusion claire aux soupçons de collusion entre l'équipe de campagne de Donald Trump et Moscou en 2016, qui ont empoisonné les deux premières années de mandat du républicain.

Après une longue enquête, le procureur spécial Robert Mueller n'a pas pu prouver une quelconque entente entre la Russie et l'entourage du candidat républicain. Il a toutefois mis en lumière une série de pressions exercées sur l'enquête par le président, qui pourrait constituer un délit d'entrave à la justice.

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Trump dénonce les accusations "ridicules" d'un lanceur d'alerte

Le 21 octobre 2019 à22:21

Modifié le 21 octobre 2019 à 22:21

Le président américain Donald Trump a vigoureusement contesté vendredi avoir eu une conversation "à risque" avec le dirigeant d'un pays étranger, dénonçant les accusations en ce sens d'un lanceur d'alerte.

L'affaire reste encore entourée de nombreuses zones d'ombre. Selon les révélations du Washington Post, ce lanceur d'alerte aurait signalé une conversation ayant un lien avec l'Ukraine.

Les élus démocrates du Congrès souhaitent de leur côté déterminer si le locataire de la Maison Blanche a sollicité des informations potentiellement compromettantes sur le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden ou sa famille lors d'un échange téléphonique avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le fils de M. Biden, Hunter Biden, a travaillé pour un groupe gazier ukrainien à partir de 2014, lorsque son père était vice-président de Barack Obama.

"C'est un lanceur d'alerte partial", a lancé M. Trump depuis le Bureau ovale, tout en précisant ne pas connaître son identité. "J'ai eu des conversations avec de nombreux dirigeants, elles sont toujours irréprochables", a-t-il poursuivi, très remonté.

A-t-il parlé de Joe Biden avec le président ukrainien ? "Ce dont j'ai parlé n'a pas d'importance", a-t-il rétorqué, avant cependant d'ajouter que "quelqu'un devrait se pencher sur Joe Biden", qui pourrait être son grand rival à la présidentielle 2020.

Signe de son courroux, l'homme d'affaires avait dès le début de matinée publié deux tweets avec ces mêmes arguments, accusant "les démocrates radicaux (...) et leurs partenaires dans les médias bidon" de s'acharner contre lui.

"Bizarre qu'avec autant d'autres gens qui ont entendu ou ont eu connaissance de cette conversation absolument convenable et respectueuse, ils n'en aient pas également parlé. Vous savez pourquoi? Parce que rien de ce qui s'est dit n'était mal, c'était absolument parfait!".

Trouvant particulièrement préoccupante une "promesse" faite par le milliardaire républicain à un dirigeant étranger, selon le Washington Post, un lanceur d'alerte, lui-même membre des services de renseignement, a effectué le 12 août un signalement officiel auprès de l'inspecteur général des services de renseignement.

Ce dernier, Michael Atkinson, a alors considéré que la sensibilité de l'affaire imposait une notification urgente au Congrès.

M. Atkinson a été entendu jeudi à huis clos par la puissante commission du Renseignement de la Chambre des représentants. Mais les démocrates sont restés sur leur faim.

"Nous n'avons obtenu aucune réponse parce que le ministère de la Justice et le Directeur du renseignement national (DNI) n'ont pas autorisé l'inspecteur général" à entrer dans les détails, a regretté le président démocrate de la commission, Adam Schiff, à l'issue de l'audition.

"Nous n'avons pas le signalement, nous ne savons pas si les informations de presse sont exactes ou inexactes", a-t-il ajouté.

- Hillary Clinton accuse -

Le Washington Post et le New York Times ont affirmé presque simultanément jeudi soir que la conversation au coeur de cette affaire concernait l'Ukraine.

Gangrénée par la corruption, l'Ukraine a élu en avril à la présidence un comédien jusqu'ici novice en politique, Volodymyr Zelensky.

Ce dernier rencontrera Donald Trump la semaine prochaine en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, a justement annoncé Kiev vendredi.

Dans une interview jeudi soir, l'avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, a, un temps, reconnu qu'il avait demandé à Kiev d'enquêter sur le fils de Joe Biden, et notamment d'"examiner les allégations (...) qui impliquaient indirectement Joe Biden dans une grosse affaire de corruption".

Hillary Clinton, rivale malheureuse de Donald Trump à la présidentielle de 2016, a retweeté vendredi cet entretien avec un message accusateur: "Le président a demandé à un pouvoir étranger de l'aider à gagner une élection. Encore une fois".

Une allusion claire aux soupçons de collusion entre l'équipe de campagne de Donald Trump et Moscou en 2016, qui ont empoisonné les deux premières années de mandat du républicain.

Après une longue enquête, le procureur spécial Robert Mueller n'a pas pu prouver une quelconque entente entre la Russie et l'entourage du candidat républicain. Il a toutefois mis en lumière une série de pressions exercées sur l'enquête par le président, qui pourrait constituer un délit d'entrave à la justice.

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