Hong Kong, un "Etat policier" selon les figures du mouvement pro-démocratie

(AFP)

Hong Kong est devenu un "Etat policier" où les forces de l'ordre, pilotées par Pékin, n'ont pour mission que d'étouffer la contestation populaire légitime, ont dénoncé samedi à Washington trois figures du mouvement pro-démocratie qui agite le territoire.

Dans une interview exclusive à l'AFP, Joshua Wong, Denise Ho et Brian Leung ont réitéré leur détermination à poursuivre la lutte alors qu'appels à manifestations et à la grève se multiplient avant l'anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine.

"Hong Kong est devenu un Etat policier où le gouvernement se cache derrière les forces de police pour refuser d'offrir des solutions à la crise", a assuré Denise Ho, une vedette de la pop cantonaise devenue égérie de la mobilisation hongkongaise.

De nouveaux affrontements ont opposé samedi la police et des manifestants pro-démocratie dans le nord-ouest de Hong Kong. Les forces de l'ordre ont eu recours aux gaz lacrymogène et aux canons à eau contre des groupuscules radicaux qui ont érigé des barricades et jeté des pierres et des cocktails Molotov.

Dans un rapport vendredi, Amnesty International a accusé la police hongkongaise d'un recours excessif à la force contre les manifestants pro-démocratie, dénonçant des tactiques "illégales" et allant jusqu'à parler de cas de "torture".

"Il existe des informations innombrables sur de tels actes de brutalité et le pire est que les policiers dissimulent systématiquement leur identité, ne dévoilent pas leur visage, ce qui rend impossible d'établir leur responsabilité", a déclaré à l'AFP Brian Leung, un manifestant qui s'était rendu célèbre pour avoir enlevé son masque lors du siège du Parlement hongkongais en juin.

"Nos services de police ont été corrompus pour devenir un outil personnel permettant à (la chef de l'exécutif hongkongais) Carrie Lam de rester au pouvoir et d'abuser de la puissance publique pour torturer la population", a-t-il ajouté.

"D'une cité mondiale moderne, Hong Kong s'est transformé en un Etat policier en proie à la violence policière", a pour sa part fustigé Joshua Wong, devenu le grand visage du mouvement pro-démocratie.

L'ex-colonie britannique traverse depuis juin sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession en 1997 à la Chine, avec des actions et des manifestations quasi quotidiennes pour dénoncer le recul des libertés ou le sentiment d'une ingérence grandissante de Pékin dans les affaires hongkongaises.

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Hong Kong, un "Etat policier" selon les figures du mouvement pro-démocratie

Le 07 décembre 2019 à18:05

Modifié le 07 décembre 2019 à 18:05

Hong Kong est devenu un "Etat policier" où les forces de l'ordre, pilotées par Pékin, n'ont pour mission que d'étouffer la contestation populaire légitime, ont dénoncé samedi à Washington trois figures du mouvement pro-démocratie qui agite le territoire.

Dans une interview exclusive à l'AFP, Joshua Wong, Denise Ho et Brian Leung ont réitéré leur détermination à poursuivre la lutte alors qu'appels à manifestations et à la grève se multiplient avant l'anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine.

"Hong Kong est devenu un Etat policier où le gouvernement se cache derrière les forces de police pour refuser d'offrir des solutions à la crise", a assuré Denise Ho, une vedette de la pop cantonaise devenue égérie de la mobilisation hongkongaise.

De nouveaux affrontements ont opposé samedi la police et des manifestants pro-démocratie dans le nord-ouest de Hong Kong. Les forces de l'ordre ont eu recours aux gaz lacrymogène et aux canons à eau contre des groupuscules radicaux qui ont érigé des barricades et jeté des pierres et des cocktails Molotov.

Dans un rapport vendredi, Amnesty International a accusé la police hongkongaise d'un recours excessif à la force contre les manifestants pro-démocratie, dénonçant des tactiques "illégales" et allant jusqu'à parler de cas de "torture".

"Il existe des informations innombrables sur de tels actes de brutalité et le pire est que les policiers dissimulent systématiquement leur identité, ne dévoilent pas leur visage, ce qui rend impossible d'établir leur responsabilité", a déclaré à l'AFP Brian Leung, un manifestant qui s'était rendu célèbre pour avoir enlevé son masque lors du siège du Parlement hongkongais en juin.

"Nos services de police ont été corrompus pour devenir un outil personnel permettant à (la chef de l'exécutif hongkongais) Carrie Lam de rester au pouvoir et d'abuser de la puissance publique pour torturer la population", a-t-il ajouté.

"D'une cité mondiale moderne, Hong Kong s'est transformé en un Etat policier en proie à la violence policière", a pour sa part fustigé Joshua Wong, devenu le grand visage du mouvement pro-démocratie.

L'ex-colonie britannique traverse depuis juin sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession en 1997 à la Chine, avec des actions et des manifestations quasi quotidiennes pour dénoncer le recul des libertés ou le sentiment d'une ingérence grandissante de Pékin dans les affaires hongkongaises.

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