Les candidats démocrates unis contre Trump, Biden se défend dans l'affaire ukrainienne

(AFP)

Les candidats à la primaire démocrate ont ouvert leur débat mardi soir en offrant un front largement uni en faveur de la procédure explosive de destitution contre le président américain Donald Trump, l'un des grands favoris, Joe Biden, se défendant de toute irrégularité dans l'affaire ukrainienne.

Le vent en poupe, la sénatrice progressiste Elizabeth Warren a fait pour la première fois l'objet d'attaques directes de rivaux centristes.

Très attendu après avoir subi une crise cardiaque, le sénateur indépendant Bernie Sanders, 78 ans, s'est montré combatif dans les premiers échanges, notamment sur le sujet de la santé qui l'anime depuis des années.

La terre a tremblé pour la politique américaine depuis le précédent débat démocrate en septembre, avec l'ouverture il y a trois semaines au Congrès d'une enquête initiant une procédure de destitution à l'encontre du président républicain Donald Trump.

"Ce président est le plus corrompu de l'Histoire moderne", a lancé Joe Biden, l'ancien vice-président de Barack Obama.

Les démocrates du Congrès "n'ont pas d'autre choix que d'avancer" en direction de sa destitution, a-t-il affirmé avant de se défendre de tout acte répréhensible face au président qui l'accuse sans preuve, ainsi que son fils Hunter, d'être "corrompus".

"Mon fils n'a rien fait de mal. Je n'ai rien fait de mal", a-t-il déclaré.

"Ce que nous devons faire désormais c'est nous concentrer sur Donald Trump. Il ne veut pas que je sois le candidat démocrate (...) parce qu'il sait que je le battrai à plates coutures" lors de la présidentielle américaine de novembre 2020, a-t-il martelé.

- Centristes contre Warren -

C'est parce qu'il a demandé à Kiev d'enquêter sur les Biden que Donald Trump est aujourd'hui soupçonné par les démocrates d'abus de pouvoir et d'avoir réclamé l'ingérence d'une puissance étrangère pour son bénéfice politique.

Membre du conseil d'administration d'un grand groupe gazier ukrainien, Burisma, entre 2014 et 2019, Hunter Biden a reconnu mardi avoir commis une "erreur" politique en prenant ses fonctions alors que son père était vice-président de Barack Obama, mais il s'est défendu de toute activité illégale.

Le scandale a éclaté alors même que Joe Biden, 76 ans, était rattrapé au sommet des sondages par la progressiste Elizabeth Warren, 70 ans (29,4% pour lui, contre 23,4% selon la dernière moyenne établie par RealClearPolitics).

Ancienne professeure en droit à Harvard, pourfendeuse de Wall Street, elle a nettement grimpé cet été jusqu'à dépasser clairement le sénateur indépendant Bernie Sanders (15,6%) avec qui elle partage l'aile gauche de la primaire.

Après avoir été épargnée lors des trois premiers débats, Elizabeth Warren a reçu le feu croisé de ses rivaux, particulièrement les candidats centristes Pete Buttigieg, un jeune maire quatrième dans les sondages (5,2%), et Amy Klobuchar, une sénatrice, qui l'ont notamment accusée de ne pas avoir de propositions réalistes sur la réforme de la santé ou sur son programme fiscal.

La capacité de Mme Warren à réagir aux attaques est scrutée de près puisqu'elle pourrait se révéler essentielle aux yeux des électeurs démocrates qui veulent avant tout s'assurer qu'ils choisiront le candidat capable de battre Donald Trump, connu pour ses critiques acérées de ses rivaux.

Bernie Sanders signe sur le plateau son grand retour dans la campagne après son infarctus du 1er octobre.

Les doutes pèsent sur sa capacité à tenir la longueur d'une campagne présidentielle exténuante. Et cet accident de santé est venu ponctuer une mauvaise passe pour le sénateur dans les sondages.

Douze candidats à l'investiture démocrate débattent dans l'Ohio, un nombre record.

Complètent l'affiche les plus petits candidats qui tentent une percée: la sénatrice Kamala Harris, l'ancien élu de la Chambre Beto O'Rourke, le jeune homme d'affaire Andrew Yang, le sénateur Cory Booker, le milliardaire californien Tom Steyer, l'ancien ministre de Barack Obama Julian Castro et l'élue de la Chambre Tulsi Gabbard.

Cette dernière a été l'une des rares voix réticentes à destituer Donald Trump.

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Les candidats démocrates unis contre Trump, Biden se défend dans l'affaire ukrainienne

Le 17 novembre 2019 à13:35

Modifié le 17 novembre 2019 à 13:35

Les candidats à la primaire démocrate ont ouvert leur débat mardi soir en offrant un front largement uni en faveur de la procédure explosive de destitution contre le président américain Donald Trump, l'un des grands favoris, Joe Biden, se défendant de toute irrégularité dans l'affaire ukrainienne.

Le vent en poupe, la sénatrice progressiste Elizabeth Warren a fait pour la première fois l'objet d'attaques directes de rivaux centristes.

Très attendu après avoir subi une crise cardiaque, le sénateur indépendant Bernie Sanders, 78 ans, s'est montré combatif dans les premiers échanges, notamment sur le sujet de la santé qui l'anime depuis des années.

La terre a tremblé pour la politique américaine depuis le précédent débat démocrate en septembre, avec l'ouverture il y a trois semaines au Congrès d'une enquête initiant une procédure de destitution à l'encontre du président républicain Donald Trump.

"Ce président est le plus corrompu de l'Histoire moderne", a lancé Joe Biden, l'ancien vice-président de Barack Obama.

Les démocrates du Congrès "n'ont pas d'autre choix que d'avancer" en direction de sa destitution, a-t-il affirmé avant de se défendre de tout acte répréhensible face au président qui l'accuse sans preuve, ainsi que son fils Hunter, d'être "corrompus".

"Mon fils n'a rien fait de mal. Je n'ai rien fait de mal", a-t-il déclaré.

"Ce que nous devons faire désormais c'est nous concentrer sur Donald Trump. Il ne veut pas que je sois le candidat démocrate (...) parce qu'il sait que je le battrai à plates coutures" lors de la présidentielle américaine de novembre 2020, a-t-il martelé.

- Centristes contre Warren -

C'est parce qu'il a demandé à Kiev d'enquêter sur les Biden que Donald Trump est aujourd'hui soupçonné par les démocrates d'abus de pouvoir et d'avoir réclamé l'ingérence d'une puissance étrangère pour son bénéfice politique.

Membre du conseil d'administration d'un grand groupe gazier ukrainien, Burisma, entre 2014 et 2019, Hunter Biden a reconnu mardi avoir commis une "erreur" politique en prenant ses fonctions alors que son père était vice-président de Barack Obama, mais il s'est défendu de toute activité illégale.

Le scandale a éclaté alors même que Joe Biden, 76 ans, était rattrapé au sommet des sondages par la progressiste Elizabeth Warren, 70 ans (29,4% pour lui, contre 23,4% selon la dernière moyenne établie par RealClearPolitics).

Ancienne professeure en droit à Harvard, pourfendeuse de Wall Street, elle a nettement grimpé cet été jusqu'à dépasser clairement le sénateur indépendant Bernie Sanders (15,6%) avec qui elle partage l'aile gauche de la primaire.

Après avoir été épargnée lors des trois premiers débats, Elizabeth Warren a reçu le feu croisé de ses rivaux, particulièrement les candidats centristes Pete Buttigieg, un jeune maire quatrième dans les sondages (5,2%), et Amy Klobuchar, une sénatrice, qui l'ont notamment accusée de ne pas avoir de propositions réalistes sur la réforme de la santé ou sur son programme fiscal.

La capacité de Mme Warren à réagir aux attaques est scrutée de près puisqu'elle pourrait se révéler essentielle aux yeux des électeurs démocrates qui veulent avant tout s'assurer qu'ils choisiront le candidat capable de battre Donald Trump, connu pour ses critiques acérées de ses rivaux.

Bernie Sanders signe sur le plateau son grand retour dans la campagne après son infarctus du 1er octobre.

Les doutes pèsent sur sa capacité à tenir la longueur d'une campagne présidentielle exténuante. Et cet accident de santé est venu ponctuer une mauvaise passe pour le sénateur dans les sondages.

Douze candidats à l'investiture démocrate débattent dans l'Ohio, un nombre record.

Complètent l'affiche les plus petits candidats qui tentent une percée: la sénatrice Kamala Harris, l'ancien élu de la Chambre Beto O'Rourke, le jeune homme d'affaire Andrew Yang, le sénateur Cory Booker, le milliardaire californien Tom Steyer, l'ancien ministre de Barack Obama Julian Castro et l'élue de la Chambre Tulsi Gabbard.

Cette dernière a été l'une des rares voix réticentes à destituer Donald Trump.

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