Inde: la Cour suprême conclut l'audience sur un lieu religieux disputé

(AFP)

La Cour suprême indienne a achevé mercredi une audience marathon de 40 jours sur la répartition du terrain du lieu saint disputé d'Ayodhya, un dossier politico-religieux explosif qui oppose depuis des décennies hindous et musulmans.

Des groupes hindous affirment que cette terre de 1,1 hectare située dans l'État d'Uttar Pradesh, dans le nord de l'Inde, où se dressait jusqu'en 1992 une mosquée du XVIe siècle, est le lieu de naissance du dieu Ram et veulent y construire un temple à son honneur.

D'après eux, l'empereur musulman Babur y a bâti la mosquée Babri en rasant un temple ancien dédié à Ram, septième avatar du dieu préservateur de l'univers Vishnou. Les parties civiles musulmanes soutiennent qu'aucun temple n'a été détruit pour édifier la mosquée.

Alimentée dans les années 1980 par les nationalistes hindous, à l'époque dans l'opposition mais aujourd'hui au pouvoir, la campagne d'agitation autour d'Ayodhya avait culminé avec la destruction de la mosquée Babri par des zélotes hindous le 6 décembre 1992.

Plus de deux mille personnes avaient péri dans les émeutes intercommunautaires qui s'en étaient suivies, pire vague de violences depuis la partition de l'empire colonial britannique en 1947.

Le panel de cinq juges de la Cour suprême doit déterminer la répartition de la propriété foncière du terrain. En 2010, un tribunal d'Allahabad en avait attribué deux-tiers aux hindous et un tiers aux musulmans.

Le dieu Ram, sous sa forme d'enfant, est officiellement partie civile dans le dossier. Il est représenté par un avocat de 92 ans, spécialiste des textes religieux. Le jugement de 2010 avait attribué un tiers du terrain directement à la divinité.

La première procédure judiciaire sur Ayodhya remonte à 1885. La Cour suprême d'Inde devrait rendre son verdict d'ici au 17 novembre.

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Inde: la Cour suprême conclut l'audience sur un lieu religieux disputé

Le 17 novembre 2019 à13:05

Modifié le 17 novembre 2019 à 13:05

La Cour suprême indienne a achevé mercredi une audience marathon de 40 jours sur la répartition du terrain du lieu saint disputé d'Ayodhya, un dossier politico-religieux explosif qui oppose depuis des décennies hindous et musulmans.

Des groupes hindous affirment que cette terre de 1,1 hectare située dans l'État d'Uttar Pradesh, dans le nord de l'Inde, où se dressait jusqu'en 1992 une mosquée du XVIe siècle, est le lieu de naissance du dieu Ram et veulent y construire un temple à son honneur.

D'après eux, l'empereur musulman Babur y a bâti la mosquée Babri en rasant un temple ancien dédié à Ram, septième avatar du dieu préservateur de l'univers Vishnou. Les parties civiles musulmanes soutiennent qu'aucun temple n'a été détruit pour édifier la mosquée.

Alimentée dans les années 1980 par les nationalistes hindous, à l'époque dans l'opposition mais aujourd'hui au pouvoir, la campagne d'agitation autour d'Ayodhya avait culminé avec la destruction de la mosquée Babri par des zélotes hindous le 6 décembre 1992.

Plus de deux mille personnes avaient péri dans les émeutes intercommunautaires qui s'en étaient suivies, pire vague de violences depuis la partition de l'empire colonial britannique en 1947.

Le panel de cinq juges de la Cour suprême doit déterminer la répartition de la propriété foncière du terrain. En 2010, un tribunal d'Allahabad en avait attribué deux-tiers aux hindous et un tiers aux musulmans.

Le dieu Ram, sous sa forme d'enfant, est officiellement partie civile dans le dossier. Il est représenté par un avocat de 92 ans, spécialiste des textes religieux. Le jugement de 2010 avait attribué un tiers du terrain directement à la divinité.

La première procédure judiciaire sur Ayodhya remonte à 1885. La Cour suprême d'Inde devrait rendre son verdict d'ici au 17 novembre.

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