Hong Kong: la cheffe de l'exécutif constate les dégâts causés à la mosquée

(AFP)

La cheffe de l'exécutif hongkongais Carrie Lam s'est rendue lundi dans une mosquée de la ville qui avait reçu la veille des jets de teinture bleue projetée par un canon à eau utilisé par la police pour disperser les manifestants.

L'entrée de la mosquée de la péninsule de Kowloon, la plus grande du territoire, a été aspergée dimanche par un camion de la police équipé d'un canon projetant un liquide bleu vif, suscitant la colère de la communauté musulmane et des manifestants.

Cette teinture, mélangée à une solution poivrée brûlant la peau, permet d'identifier les manifestants, mais laisse les rues et les bâtiments maculés de bleu.

Des images vidéo montrent un camion de la police se garant à l'extérieur de l'édifice au moment d'affrontements entre des manifestants et les forces de l'ordre.

Après avoir marqué un arrêt, l'engin se met à pulvériser un liquide bleu en direction d'une demi-douzaine de journalistes et de personnes regroupés dans la rue, à l'extérieur de la mosquée.

Le groupe est visé à deux reprises et une partie de la teinture bleue atteint les marches et l'entrée de la mosquée.

Dans un communiqué publié dimanche, la police affirme que la mosquée a été touchée par erreur mais ne présente pas ses excuses.

Lundi, Carrie Lam et le chef de la police Stephen Lo ont effectué une brève visite à la mosquée, entourés d'un important dispositif de sécurité.

Ils en sont ressortis une vingtaine de minutes plus tard sans faire de déclaration à la presse.

Des représentants de la mosquée ont indiqué que ces deux responsables avaient présenté leurs excuses et qu'ils les avaient acceptées.

La mosquée originale de Kowloon a été construite à la fin du XIXe siècle pour accueillir les soldats musulmans de l'Inde sous domination britannique.

Reconstruite au début des années 1980, elle demeure un centre important pour la communauté musulmane hongkongaise, qui compte environ 300.000 fidèles.

Les services de Mme Lam et de la police n'ont pas souhaité faire de commentaires sur cette visite.

Une source policière a indiqué à l'AFP que le responsable de la police s'était excusé.

Dimanche, Hong Kong a connu une nouvelle journée de violences, pour le vingtième week-end consécutif.

Des dizaines de milliers de personnes ont pris part à un rassemblement non autorisé mais pacifique.

Très vite, les choses ont dégénéré quand des protestataires radicaux ont lancé des cocktails Molotov et des pierres sur un poste de police, des sociétés chinoises et des stations de métro.

La police a répliqué avec des canons à eau, des tirs de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc. Les affrontements ont duré toute la nuit.

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Hong Kong: la cheffe de l'exécutif constate les dégâts causés à la mosquée

Le 15 novembre 2019 à08:48

Modifié le 15 novembre 2019 à 08:48

La cheffe de l'exécutif hongkongais Carrie Lam s'est rendue lundi dans une mosquée de la ville qui avait reçu la veille des jets de teinture bleue projetée par un canon à eau utilisé par la police pour disperser les manifestants.

L'entrée de la mosquée de la péninsule de Kowloon, la plus grande du territoire, a été aspergée dimanche par un camion de la police équipé d'un canon projetant un liquide bleu vif, suscitant la colère de la communauté musulmane et des manifestants.

Cette teinture, mélangée à une solution poivrée brûlant la peau, permet d'identifier les manifestants, mais laisse les rues et les bâtiments maculés de bleu.

Des images vidéo montrent un camion de la police se garant à l'extérieur de l'édifice au moment d'affrontements entre des manifestants et les forces de l'ordre.

Après avoir marqué un arrêt, l'engin se met à pulvériser un liquide bleu en direction d'une demi-douzaine de journalistes et de personnes regroupés dans la rue, à l'extérieur de la mosquée.

Le groupe est visé à deux reprises et une partie de la teinture bleue atteint les marches et l'entrée de la mosquée.

Dans un communiqué publié dimanche, la police affirme que la mosquée a été touchée par erreur mais ne présente pas ses excuses.

Lundi, Carrie Lam et le chef de la police Stephen Lo ont effectué une brève visite à la mosquée, entourés d'un important dispositif de sécurité.

Ils en sont ressortis une vingtaine de minutes plus tard sans faire de déclaration à la presse.

Des représentants de la mosquée ont indiqué que ces deux responsables avaient présenté leurs excuses et qu'ils les avaient acceptées.

La mosquée originale de Kowloon a été construite à la fin du XIXe siècle pour accueillir les soldats musulmans de l'Inde sous domination britannique.

Reconstruite au début des années 1980, elle demeure un centre important pour la communauté musulmane hongkongaise, qui compte environ 300.000 fidèles.

Les services de Mme Lam et de la police n'ont pas souhaité faire de commentaires sur cette visite.

Une source policière a indiqué à l'AFP que le responsable de la police s'était excusé.

Dimanche, Hong Kong a connu une nouvelle journée de violences, pour le vingtième week-end consécutif.

Des dizaines de milliers de personnes ont pris part à un rassemblement non autorisé mais pacifique.

Très vite, les choses ont dégénéré quand des protestataires radicaux ont lancé des cocktails Molotov et des pierres sur un poste de police, des sociétés chinoises et des stations de métro.

La police a répliqué avec des canons à eau, des tirs de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc. Les affrontements ont duré toute la nuit.

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