Le chef de la diplomatie chinoise dénonce la violence "inacceptable" à Hong Kong

(AFP)

Le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi a fustigé lundi "la violence pure et simple" des manifestants à Hong Kong, estimant qu'elle était "encouragée par des forces étrangères", dans un entretien exclusif à l'AFP à Paris.

"Ce qui se passe aujourd'hui à Hong Kong, ce n'est nullement des manifestations pacifiques. C'est de la violence pure et simple. Ce sont des actes inacceptables dans quelque pays que ce soit", a déclaré M. Wang, en évoquant "des casseurs qui s'en prennent aux passants", à la police, et "paralysent les transports".

"Il y a des forces étrangères qui encouragent ce genre de violences dans la rue dans le but de déstabiliser Hong Kong, de semer le chaos, (...) d'anéantir les progrès historiques obtenus depuis l'application de la politique un pays-deux systèmes. Je peux vous dire que de tels agissement n'aboutiront jamais", a-t-il affirmé.

Le chef de la diplomatie chinoise s'est également dit "convaincu que le gouvernement de la région administrative spéciale réussira à rétablir l'ordre social et le respect de l'État de droit en toute conformité avec la loi", et qu'avec le soutien de Pékin, Hong Kong "continuera à appliquer la politique d'+un pays, deux systèmes+".

"A l'heure actuelle, le plus important, et sur quoi on a le plus besoin de soutien, c'est de mettre fin à la violence, de rétablir l'ordre économique et de gérer les affaires concernées dans le cadre de l'État de droit", a-t-il encore dit.

"Aucun mécontentement ne peut servir de prétexte à la violence", a-t-il insisté.

M. Wang a également dénoncé le fait que "certains médias étrangers, au mépris total de la réalité, qualifient ces violences de +mouvement démocratique et pacifique+ et n'hésitent pas à qualifier les actions de la police de violences". "Si de telles allégations peuvent être perçues comme la réalité, comment peut-on imaginer qu'il existe encore de la justice dans ce monde ?", a-t-il lancé.

L'ex-colonie britannique est secouée depuis juin par des manifestations et actions quasi-quotidiennes, le mouvement contestataire dénonçant un recul des libertés mais aussi les ingérences grandissantes de Pékin dans les affaires de sa région semi-autonome.

En vertu du principe, "Un pays, deux systèmes", mis en place à la rétrocession à la Chine de la colonie britannique en 1997, Hong Kong bénéficie notamment d'une justice indépendante et de la liberté d'expression.

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(AFP)

Le chef de la diplomatie chinoise dénonce la violence "inacceptable" à Hong Kong

Le 20 novembre 2019 à13:26

Modifié le 20 novembre 2019 à 13:26

Le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi a fustigé lundi "la violence pure et simple" des manifestants à Hong Kong, estimant qu'elle était "encouragée par des forces étrangères", dans un entretien exclusif à l'AFP à Paris.

"Ce qui se passe aujourd'hui à Hong Kong, ce n'est nullement des manifestations pacifiques. C'est de la violence pure et simple. Ce sont des actes inacceptables dans quelque pays que ce soit", a déclaré M. Wang, en évoquant "des casseurs qui s'en prennent aux passants", à la police, et "paralysent les transports".

"Il y a des forces étrangères qui encouragent ce genre de violences dans la rue dans le but de déstabiliser Hong Kong, de semer le chaos, (...) d'anéantir les progrès historiques obtenus depuis l'application de la politique un pays-deux systèmes. Je peux vous dire que de tels agissement n'aboutiront jamais", a-t-il affirmé.

Le chef de la diplomatie chinoise s'est également dit "convaincu que le gouvernement de la région administrative spéciale réussira à rétablir l'ordre social et le respect de l'État de droit en toute conformité avec la loi", et qu'avec le soutien de Pékin, Hong Kong "continuera à appliquer la politique d'+un pays, deux systèmes+".

"A l'heure actuelle, le plus important, et sur quoi on a le plus besoin de soutien, c'est de mettre fin à la violence, de rétablir l'ordre économique et de gérer les affaires concernées dans le cadre de l'État de droit", a-t-il encore dit.

"Aucun mécontentement ne peut servir de prétexte à la violence", a-t-il insisté.

M. Wang a également dénoncé le fait que "certains médias étrangers, au mépris total de la réalité, qualifient ces violences de +mouvement démocratique et pacifique+ et n'hésitent pas à qualifier les actions de la police de violences". "Si de telles allégations peuvent être perçues comme la réalité, comment peut-on imaginer qu'il existe encore de la justice dans ce monde ?", a-t-il lancé.

L'ex-colonie britannique est secouée depuis juin par des manifestations et actions quasi-quotidiennes, le mouvement contestataire dénonçant un recul des libertés mais aussi les ingérences grandissantes de Pékin dans les affaires de sa région semi-autonome.

En vertu du principe, "Un pays, deux systèmes", mis en place à la rétrocession à la Chine de la colonie britannique en 1997, Hong Kong bénéficie notamment d'une justice indépendante et de la liberté d'expression.

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