Privatisation Française des Jeux: l'action fixée à 19,90 euros, 2,1 mds EUR pour l'Etat

(AFP)

L'action Française des Jeux sera mise sur le marché jeudi au prix de 19,90 euros, soit le haut de la fourchette visée, en raison du fort intérêt des petits et grands investisseurs pour la privatisation qui rapportera 2,1 milliards d'euros à l'Etat.

C'est "un succès spectaculaire", a salué le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire mercredi soir, en dévoilant les détails chiffrés de l'introduction à la Bourse de Paris de l'opérateur de jeux, qui aura lieu jeudi matin.

A l'issue de la période de souscription ouverte le 7 novembre, plus de 11 milliards d'euros d'actions ont été demandés, soit 1,6 milliard en provenance du grand public, et 10 milliards de la part des institutionnels - fonds, entreprises, banques, assurances, etc. - a détaillé M. Le Maire lors d'un point presse à Bercy.

Alors que la fourchette initiale de l'action était comprise entre 16,50 et 19,90 euros, son prix définitif a logiquement été arrêté à 19,90 euros, au vu de l'engouement des investisseurs.

L'opération devrait ainsi valoriser le groupe Française des Jeux dans son ensemble à 3,8 milliards d'euros.

Mercredi soir dans un communiqué, l'Agence des participations de l'Etat (APE), s'est félicitée du "très grand succès de la souscription", mettant notamment en avant "la demande considérable" émanant du grand public, des salariés de la FdJ et des détaillants de son réseau.

Un total de 40,5% des actions mises sur le marché leur reviendra, précise l'APE.

Elle rappelle que l'Etat cède un total de 99,32 millions de titres, "pour un montant brut d'environ 1,888 milliard d'euros, soit environ 52% du capital de FDJ".

Bruno Le Maire a indiqué qu'au total, l'Etat empochera dans l'opération "2,1 milliard d'euros, dont 380 millions d'euros de soulte", soit la somme que va verser la Française des Jeux en échange du monopole pour exploiter pendant 25 ans jeux de loterie et paris sportifs dans son réseau physique.

"Je suis confiant sur l'avenir du titre", a affirmé le ministre, estimant que l'entreprise est "solide, bien gérée et sur un secteur d'activité dynamique".

- surallocation ou pas? -

Concernant plus particulièrement les petits épargnants, ceux qui ont souscrit moins de 2.000 euros "seront intégralement servis", a précisé M. Le Maire.

Quant à ceux ayant demandé des actions pour plus de 2.000 euros, "seulement 10% de la demande pourra être servie", a ajouté le ministre.

Au total, "un demi-million de personnes" ont participé à la souscription, a-t-il précisé.

En fonction de l'évolution du titre en Bourse dans les prochains jours ou prochaines semaines, l'Etat peut également exercer jusqu'au 20 décembre son option de surallocation, c'est à dire la mise sur le marché de 11,35 millions d'actions supplémentaires, "pour un montant total d’environ 226 millions d’euros", selon l'APE.

"Avant exercice de l'option de surallocation, avant distribution des actions gratuites et après offre réservée aux salariés, l'État détiendra 27,85% du capital de FDJ", précise l'APE dans son communiqué.

Mais cette part pourrait descendre à "environ 20%" en cas d'exercice intégral de l'option de surallocation, et "après réalisation de l'offre réservée aux salariés et distribution intégrale des actions gratuites destinées aux personnes physiques et aux détaillants du réseau FDJ qui conserveront leurs actions au moins 18 mois", est-il indiqué.

De leur côté, les salariés du groupe verront leur présence au capital passer de 5 à 7%.

Au total, "l'Etat, les actionnaires historiques et les Français détiendront plus de 60% du capital" de la FDJ, a résumé Bruno Le Maire.

Pour convaincre les petits épargnants d'investir, l'Etat leur a accordé une décote de 2% sur le prix des titres, ainsi qu'une action gratuite pour 10 achetées à condition qu'elles soient détenues pendant 18 mois.

Outre les 2,1 milliards d'euros que l'Etat tirera de l'opération, il continuera d'empocher, même après la privatisation, les quelque 3,5 milliards d'euros de recettes fiscales et sociales versées chaque année par l'opérateur de jeux.

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Privatisation Française des Jeux: l'action fixée à 19,90 euros, 2,1 mds EUR pour l'Etat

Le 09 décembre 2019 à08:03

Modifié le 09 décembre 2019 à 08:03

L'action Française des Jeux sera mise sur le marché jeudi au prix de 19,90 euros, soit le haut de la fourchette visée, en raison du fort intérêt des petits et grands investisseurs pour la privatisation qui rapportera 2,1 milliards d'euros à l'Etat.

C'est "un succès spectaculaire", a salué le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire mercredi soir, en dévoilant les détails chiffrés de l'introduction à la Bourse de Paris de l'opérateur de jeux, qui aura lieu jeudi matin.

A l'issue de la période de souscription ouverte le 7 novembre, plus de 11 milliards d'euros d'actions ont été demandés, soit 1,6 milliard en provenance du grand public, et 10 milliards de la part des institutionnels - fonds, entreprises, banques, assurances, etc. - a détaillé M. Le Maire lors d'un point presse à Bercy.

Alors que la fourchette initiale de l'action était comprise entre 16,50 et 19,90 euros, son prix définitif a logiquement été arrêté à 19,90 euros, au vu de l'engouement des investisseurs.

L'opération devrait ainsi valoriser le groupe Française des Jeux dans son ensemble à 3,8 milliards d'euros.

Mercredi soir dans un communiqué, l'Agence des participations de l'Etat (APE), s'est félicitée du "très grand succès de la souscription", mettant notamment en avant "la demande considérable" émanant du grand public, des salariés de la FdJ et des détaillants de son réseau.

Un total de 40,5% des actions mises sur le marché leur reviendra, précise l'APE.

Elle rappelle que l'Etat cède un total de 99,32 millions de titres, "pour un montant brut d'environ 1,888 milliard d'euros, soit environ 52% du capital de FDJ".

Bruno Le Maire a indiqué qu'au total, l'Etat empochera dans l'opération "2,1 milliard d'euros, dont 380 millions d'euros de soulte", soit la somme que va verser la Française des Jeux en échange du monopole pour exploiter pendant 25 ans jeux de loterie et paris sportifs dans son réseau physique.

"Je suis confiant sur l'avenir du titre", a affirmé le ministre, estimant que l'entreprise est "solide, bien gérée et sur un secteur d'activité dynamique".

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Concernant plus particulièrement les petits épargnants, ceux qui ont souscrit moins de 2.000 euros "seront intégralement servis", a précisé M. Le Maire.

Quant à ceux ayant demandé des actions pour plus de 2.000 euros, "seulement 10% de la demande pourra être servie", a ajouté le ministre.

Au total, "un demi-million de personnes" ont participé à la souscription, a-t-il précisé.

En fonction de l'évolution du titre en Bourse dans les prochains jours ou prochaines semaines, l'Etat peut également exercer jusqu'au 20 décembre son option de surallocation, c'est à dire la mise sur le marché de 11,35 millions d'actions supplémentaires, "pour un montant total d’environ 226 millions d’euros", selon l'APE.

"Avant exercice de l'option de surallocation, avant distribution des actions gratuites et après offre réservée aux salariés, l'État détiendra 27,85% du capital de FDJ", précise l'APE dans son communiqué.

Mais cette part pourrait descendre à "environ 20%" en cas d'exercice intégral de l'option de surallocation, et "après réalisation de l'offre réservée aux salariés et distribution intégrale des actions gratuites destinées aux personnes physiques et aux détaillants du réseau FDJ qui conserveront leurs actions au moins 18 mois", est-il indiqué.

De leur côté, les salariés du groupe verront leur présence au capital passer de 5 à 7%.

Au total, "l'Etat, les actionnaires historiques et les Français détiendront plus de 60% du capital" de la FDJ, a résumé Bruno Le Maire.

Pour convaincre les petits épargnants d'investir, l'Etat leur a accordé une décote de 2% sur le prix des titres, ainsi qu'une action gratuite pour 10 achetées à condition qu'elles soient détenues pendant 18 mois.

Outre les 2,1 milliards d'euros que l'Etat tirera de l'opération, il continuera d'empocher, même après la privatisation, les quelque 3,5 milliards d'euros de recettes fiscales et sociales versées chaque année par l'opérateur de jeux.

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