La Bourse de Paris finit en petite hausse suspendue à la Fed et à la BCE

(AFP)

La Bourse de Paris a terminé en petite hausse mercredi (+0,22%), se reprenant en fin de séance dans un marché attentiste avant des décisions de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque centrale européenne (BCE), et toujours prudent sur le dossier commercial sino-américain.

L'indice CAC 40 a gagné 12,85 points à 5.860,88 points, dans un volume d'échanges moyen de 2,9 milliards d'euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,18%.

La cote parisienne s'est enfoncée dans le rouge en matinée, avant d'osciller autour de l'équilibre et de retrouver quelques couleurs dans l'après-midi.

"Ce n'est pas un marché très dynamique aujourd'hui, il n'y a pas eu de catalyseur particulier, le marché ne s'attache pas à un chiffre en particulier et reste très attentiste globalement", indique à l'AFP Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

Les investisseurs restent ainsi suspendus à une décision de la banque centrale américaines (Fed), qui rendra son verdict mercredi après la clôture des Bourses européennes à l'issue de deux jours de réunion.

Certes, une surprise est improbable, les acteurs de marché tablant unanimement sur un statu quo sur les taux.

"On ne voit pas pourquoi la Fed deviendrait beaucoup plus agressive du jour au lendemain (...) Mais les projections (de l'institution) intéressent le marché, qui attend des éléments et des précisions" sur la poursuite de ses dispositifs d'injections de liquidités, souligne M. Baradez.

Dans ce contexte, la publication mercredi d'une inflation mensuelle (CPI) un peu plus forte que prévu en novembre (à +0,3%) aux États-Unis a encouragé un léger rebond de la Bourse parisienne.

Autres facteurs alimentant la prudence des opérateurs: une décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) dévoilée jeudi -même si là encore un statu quo est largement attendu- et l'issue incertaine d'élections législatives cruciales au Royaume-Uni, également jeudi, dans le contexte du Brexit.

Enfin, persiste l'épée de Damoclès du conflit commercial entre Pékin et Washington, les États-Unis devant imposer le 15 décembre des droits de douane supplémentaires sur quelque 160 milliards de dollars de biens chinois.

"La confusion entourant l'évolution du dossier commercial sino-américain reste un sujet sensible qui fait s'éloigner la probabilité d'un accord rapide", a observé dans une note Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

Selon le Wall Street Journal, Washington pourrait décider de reporter l'application de ces taxes douanières, de façon à ne pas paralyser les négociations en cours avec Pékin sur "un accord de phase un".

Du côté des valeurs, Sanofi s'est affiché en grande forme (+1,49% à 87,95 euros), le géant pharmaceutique ayant dévoilé mardi son intention de faire de son médicament Dupixent l'un des piliers de sa croissance à venir.

Engie s'est adjugé 1,56% à 14,64 euros, soutenu par l'obtention, conjointement avec Meridian, d'une concession de 50 ans auprès de l'université de l'Iowa pour la gestion de ses services publics.

Les banques ont également terminé dans le vert, à l'image de Société Générale (+0,31% à 29,25 euros), BNP Paribas (+0,26% à 50,40 euros) et Crédit Agricole (+0,36% à 12,67 euros).

Renault a en revanche cédé 0,16% à 41,20 euros: le conseil d'administration du constructeur automobile avait pris position mardi en faveur de la candidature de l'Italien Luca de Meo, patron de Seat (groupe Volkswagen), au poste de directeur général, selon des sources concordantes. Son rival PSA a lâché 0,05% à 20,92 points.

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La Bourse de Paris finit en petite hausse suspendue à la Fed et à la BCE

Le 11 décembre 2019 à18:36

La Bourse de Paris a terminé en petite hausse mercredi (+0,22%), se reprenant en fin de séance dans un marché attentiste avant des décisions de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque centrale européenne (BCE), et toujours prudent sur le dossier commercial sino-américain.

L'indice CAC 40 a gagné 12,85 points à 5.860,88 points, dans un volume d'échanges moyen de 2,9 milliards d'euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,18%.

La cote parisienne s'est enfoncée dans le rouge en matinée, avant d'osciller autour de l'équilibre et de retrouver quelques couleurs dans l'après-midi.

"Ce n'est pas un marché très dynamique aujourd'hui, il n'y a pas eu de catalyseur particulier, le marché ne s'attache pas à un chiffre en particulier et reste très attentiste globalement", indique à l'AFP Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

Les investisseurs restent ainsi suspendus à une décision de la banque centrale américaines (Fed), qui rendra son verdict mercredi après la clôture des Bourses européennes à l'issue de deux jours de réunion.

Certes, une surprise est improbable, les acteurs de marché tablant unanimement sur un statu quo sur les taux.

"On ne voit pas pourquoi la Fed deviendrait beaucoup plus agressive du jour au lendemain (...) Mais les projections (de l'institution) intéressent le marché, qui attend des éléments et des précisions" sur la poursuite de ses dispositifs d'injections de liquidités, souligne M. Baradez.

Dans ce contexte, la publication mercredi d'une inflation mensuelle (CPI) un peu plus forte que prévu en novembre (à +0,3%) aux États-Unis a encouragé un léger rebond de la Bourse parisienne.

Autres facteurs alimentant la prudence des opérateurs: une décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) dévoilée jeudi -même si là encore un statu quo est largement attendu- et l'issue incertaine d'élections législatives cruciales au Royaume-Uni, également jeudi, dans le contexte du Brexit.

Enfin, persiste l'épée de Damoclès du conflit commercial entre Pékin et Washington, les États-Unis devant imposer le 15 décembre des droits de douane supplémentaires sur quelque 160 milliards de dollars de biens chinois.

"La confusion entourant l'évolution du dossier commercial sino-américain reste un sujet sensible qui fait s'éloigner la probabilité d'un accord rapide", a observé dans une note Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

Selon le Wall Street Journal, Washington pourrait décider de reporter l'application de ces taxes douanières, de façon à ne pas paralyser les négociations en cours avec Pékin sur "un accord de phase un".

Du côté des valeurs, Sanofi s'est affiché en grande forme (+1,49% à 87,95 euros), le géant pharmaceutique ayant dévoilé mardi son intention de faire de son médicament Dupixent l'un des piliers de sa croissance à venir.

Engie s'est adjugé 1,56% à 14,64 euros, soutenu par l'obtention, conjointement avec Meridian, d'une concession de 50 ans auprès de l'université de l'Iowa pour la gestion de ses services publics.

Les banques ont également terminé dans le vert, à l'image de Société Générale (+0,31% à 29,25 euros), BNP Paribas (+0,26% à 50,40 euros) et Crédit Agricole (+0,36% à 12,67 euros).

Renault a en revanche cédé 0,16% à 41,20 euros: le conseil d'administration du constructeur automobile avait pris position mardi en faveur de la candidature de l'Italien Luca de Meo, patron de Seat (groupe Volkswagen), au poste de directeur général, selon des sources concordantes. Son rival PSA a lâché 0,05% à 20,92 points.

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