La Bourse de Paris confortée par un horizon dégagé sur le commerce et le Brexit

(AFP)

La Bourse de Paris conservait son entrain (+1,03%) vendredi à la mi-journée, profitant d'un horizon éclairci tant sur le front commercial que sur celui du Brexit, après la victoire sans appel de Boris Johnson, pour partir à la conquête des 5.900 points.

A 13H43 (12H43 GMT), l'indice CAC 40 progressait de 60,40 points à 5.944,66 points, après avoir atteint jusqu'à 5.972,17 points en séance, niveau inédit depuis le 24 juillet 2007, dans un volume d'échanges de 1,9 milliard. La veille, il avait fini en hausse de 0,40%.

La cote parisienne a entamé la dernière séance de la semaine en nette hausse et ne s'est pas départie de son enthousiasme depuis.

De son côté, Wall Street s'apprêtait à ouvrir en légère hausse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 0,37%, celui sur l'indice élargi S&P 500 grappillait 0,31% et celui sur le Nasdaq, à forte coloration technologique, s'appréciait de 0,37%.

"La semaine avait débuté avec circonspection tant l'agenda était riche en événements sensibles. C'est finalement carton plein et, semble-t-il, seulement le meilleur qui est tombé", a résumé dans une note Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

Le président américain Donald Trump a affirmé jeudi que les États-Unis étaient "très proches" d'un accord avec la Chine après 19 mois d'une féroce guerre commerciale. Pékin a toutefois refusé vendredi de confirmer qu'un accord commercial partiel était imminent.

"Le second épouvantail qui faisait peur aux investisseurs, à savoir l'enlisement du Brexit" s'est aussi éloigné "avec le vote d'hier" qui a donné "une majorité absolue au Parlement à Boris Johnson", ce qui "devrait lui permettre d'éviter le risque d'une sortie sans accord au 31 janvier, mais laisse encore de nombreuses zones d'incertitudes", a souligné le spécialiste.

- Automobile et bancaires recherchées -

Par ailleurs, la Banque centrale européenne (BCE) a opté sans surprise jeudi pour le statu quo monétaire, sa nouvelle présidente Christine Lagarde faisant état d'une "certaine stabilisation" des données économiques en Europe.

Du côté des indicateurs, les commandes à l'industrie en Italie ont connu en octobre une nouvelle baisse de 1,5% sur un an, après une petite reprise en septembre, selon l'Institut national des statistiques (Istat).

Aux États-Unis, les ventes au détail pour novembre sont également à l'agenda.

Sur le terrain des valeurs, les secteurs les plus sensibles à la conjoncture économique profitaient à plein du regain d'appétit pour le risque, à l'instar de l'automobile.

Peugeot gagnait 2,80% à 22,01 euros, Renault 1,99% à 43,13 euros, Plastic Omnium 2,32% à 26,04 euros, Valeo 1,95% à 34,42 euros et Faurecia 1,62% à 50,72 euros.

La remontée des taux d'intérêt, dans le sillage du discours de Mme Lagarde, bénéficiait aux titres bancaires. Société Générale s'appréciait de 1,69% à 30,62 euros, Natixis de 1,88% à 3,95 euros, Crédit Agricole de 2,09% à 13,20 euros et BNP Paribas de 1,63% à 52,49 euros.

EDF montait de 1,95% à 9,72 euros après avoir présenté vendredi un plan destiné à améliorer la filière industrielle nucléaire. Le groupe va nommer un responsable chargé de son application, en réponse à un rapport accablant sur le chantier de l'EPR de Flamanville.

Transgene s'enfonçait de 18,18% à 1,62 euro, lesté par l'annonce de l'arrêt d'un traitement dans le cancer du poumon après l'échec d'une étude clinique.

Euronext CAC40

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La Bourse de Paris confortée par un horizon dégagé sur le commerce et le Brexit

Le 27 janvier 2020 à09:27

Modifié le 27 janvier 2020 à 09:27

La Bourse de Paris conservait son entrain (+1,03%) vendredi à la mi-journée, profitant d'un horizon éclairci tant sur le front commercial que sur celui du Brexit, après la victoire sans appel de Boris Johnson, pour partir à la conquête des 5.900 points.

A 13H43 (12H43 GMT), l'indice CAC 40 progressait de 60,40 points à 5.944,66 points, après avoir atteint jusqu'à 5.972,17 points en séance, niveau inédit depuis le 24 juillet 2007, dans un volume d'échanges de 1,9 milliard. La veille, il avait fini en hausse de 0,40%.

La cote parisienne a entamé la dernière séance de la semaine en nette hausse et ne s'est pas départie de son enthousiasme depuis.

De son côté, Wall Street s'apprêtait à ouvrir en légère hausse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 0,37%, celui sur l'indice élargi S&P 500 grappillait 0,31% et celui sur le Nasdaq, à forte coloration technologique, s'appréciait de 0,37%.

"La semaine avait débuté avec circonspection tant l'agenda était riche en événements sensibles. C'est finalement carton plein et, semble-t-il, seulement le meilleur qui est tombé", a résumé dans une note Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

Le président américain Donald Trump a affirmé jeudi que les États-Unis étaient "très proches" d'un accord avec la Chine après 19 mois d'une féroce guerre commerciale. Pékin a toutefois refusé vendredi de confirmer qu'un accord commercial partiel était imminent.

"Le second épouvantail qui faisait peur aux investisseurs, à savoir l'enlisement du Brexit" s'est aussi éloigné "avec le vote d'hier" qui a donné "une majorité absolue au Parlement à Boris Johnson", ce qui "devrait lui permettre d'éviter le risque d'une sortie sans accord au 31 janvier, mais laisse encore de nombreuses zones d'incertitudes", a souligné le spécialiste.

- Automobile et bancaires recherchées -

Par ailleurs, la Banque centrale européenne (BCE) a opté sans surprise jeudi pour le statu quo monétaire, sa nouvelle présidente Christine Lagarde faisant état d'une "certaine stabilisation" des données économiques en Europe.

Du côté des indicateurs, les commandes à l'industrie en Italie ont connu en octobre une nouvelle baisse de 1,5% sur un an, après une petite reprise en septembre, selon l'Institut national des statistiques (Istat).

Aux États-Unis, les ventes au détail pour novembre sont également à l'agenda.

Sur le terrain des valeurs, les secteurs les plus sensibles à la conjoncture économique profitaient à plein du regain d'appétit pour le risque, à l'instar de l'automobile.

Peugeot gagnait 2,80% à 22,01 euros, Renault 1,99% à 43,13 euros, Plastic Omnium 2,32% à 26,04 euros, Valeo 1,95% à 34,42 euros et Faurecia 1,62% à 50,72 euros.

La remontée des taux d'intérêt, dans le sillage du discours de Mme Lagarde, bénéficiait aux titres bancaires. Société Générale s'appréciait de 1,69% à 30,62 euros, Natixis de 1,88% à 3,95 euros, Crédit Agricole de 2,09% à 13,20 euros et BNP Paribas de 1,63% à 52,49 euros.

EDF montait de 1,95% à 9,72 euros après avoir présenté vendredi un plan destiné à améliorer la filière industrielle nucléaire. Le groupe va nommer un responsable chargé de son application, en réponse à un rapport accablant sur le chantier de l'EPR de Flamanville.

Transgene s'enfonçait de 18,18% à 1,62 euro, lesté par l'annonce de l'arrêt d'un traitement dans le cancer du poumon après l'échec d'une étude clinique.

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