GB: Flybe discute d'un prêt avec le gouvernement et défend son sauvetage

(AFP)

La compagnie aérienne Flybe a reconnu vendredi avoir obtenu un coup de pouce fiscal du gouvernement de Boris Johnson, et discute d'un prêt avec lui, mais se défend d'avoir fait l'objet d'un traitement préférentiel avec son sauvetage très controversé.

Dans un communiqué transmis à l'AFP, Flybe admet avoir obtenu du service britannique des impôts HMRC un report de paiement d'une dette fiscale de 10 millions de livres mais ajoute qu'il ne durera que quelques mois et qu'il est classique pour une entreprise en difficulté.

La presse britannique rapportait jusqu'à présent que la compagnie régionale avait bénéficié d'un report du paiement de plus de 100 millions de livres, soit ce qu'il doit payer en une année au titre de la taxe sur les billets d'avion.

Dans le même temps, le directeur général, Mark Anderson, révèle que son groupe discute d'un prêt avec le gouvernement, tout en assurant qu'il ne s'agit pas d'une aide d'Etat, selon des déclarations rapportées vendredi par la BBC et confirmées à l'AFP par Flybe.

"Nous sommes en discussion avec le gouvernement à propos d'un prêt financier, un prêt pas une aide financière, un prêt commercial qui soit identique à n'importe quel prêt d'une banque", a-t-il déclaré dans un message adressé au personnel de Flybe.

"Le gouvernement ne nous prêtera pas s'il estime qu'il n'y pas de plan crédible", assure-t-il.

Un prêt qui aurait les mêmes caractéristiques que celui fourni par un établissement financier pourrait ne pas contrevenir aux règles sur les aides d'Etat.

Ces propos sont révélés alors que le sauvetage de Flybe annoncé mardi soir par le gouvernement suscite le mécontentement de plusieurs compagnies aériennes concurrentes.

Le groupe IAG, propriétaire de British Airways, a dès mercredi déposé une plainte auprès de la Commission européenne pour entrave aux règles des aides d'Etat.

La compagnie irlandaise Ryanair a, quant à elle, menacé de poursuivre le gouvernement pour non respect de la loi sur la concurrence au Royaume-Uni et dans l'UE, et non respect des règles sur les aides d'Etat.

Le gouvernement n'a évoqué officiellement aucune mesure immédiate d'aide à Flybe mais simplement promis une évaluation de la taxe sur les billets d'avion d'ici la présentation du budget, le 11 mars.

Il a justifié son choix de secourir Flybe par l'importance de la compagnie dans les dessertes intérieures et la vie économique de nombreuses régions.

Selon la BBC, le propriétaire de Flybe, à savoir le consortium Connect Airways, composé de Virgin Atlantic, la société d'investissement Stobart et le fonds Cyrus, a accepté d'investir 30 millions de livre.

"La réalité (...) est que nous étions en plus mauvais état que ce que pensaient les actionnaires", reconnaît le patron de Flybe.

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GB: Flybe discute d'un prêt avec le gouvernement et défend son sauvetage

Le 29 février 2020 à10:43

Modifié le 29 février 2020 à 10:43

La compagnie aérienne Flybe a reconnu vendredi avoir obtenu un coup de pouce fiscal du gouvernement de Boris Johnson, et discute d'un prêt avec lui, mais se défend d'avoir fait l'objet d'un traitement préférentiel avec son sauvetage très controversé.

Dans un communiqué transmis à l'AFP, Flybe admet avoir obtenu du service britannique des impôts HMRC un report de paiement d'une dette fiscale de 10 millions de livres mais ajoute qu'il ne durera que quelques mois et qu'il est classique pour une entreprise en difficulté.

La presse britannique rapportait jusqu'à présent que la compagnie régionale avait bénéficié d'un report du paiement de plus de 100 millions de livres, soit ce qu'il doit payer en une année au titre de la taxe sur les billets d'avion.

Dans le même temps, le directeur général, Mark Anderson, révèle que son groupe discute d'un prêt avec le gouvernement, tout en assurant qu'il ne s'agit pas d'une aide d'Etat, selon des déclarations rapportées vendredi par la BBC et confirmées à l'AFP par Flybe.

"Nous sommes en discussion avec le gouvernement à propos d'un prêt financier, un prêt pas une aide financière, un prêt commercial qui soit identique à n'importe quel prêt d'une banque", a-t-il déclaré dans un message adressé au personnel de Flybe.

"Le gouvernement ne nous prêtera pas s'il estime qu'il n'y pas de plan crédible", assure-t-il.

Un prêt qui aurait les mêmes caractéristiques que celui fourni par un établissement financier pourrait ne pas contrevenir aux règles sur les aides d'Etat.

Ces propos sont révélés alors que le sauvetage de Flybe annoncé mardi soir par le gouvernement suscite le mécontentement de plusieurs compagnies aériennes concurrentes.

Le groupe IAG, propriétaire de British Airways, a dès mercredi déposé une plainte auprès de la Commission européenne pour entrave aux règles des aides d'Etat.

La compagnie irlandaise Ryanair a, quant à elle, menacé de poursuivre le gouvernement pour non respect de la loi sur la concurrence au Royaume-Uni et dans l'UE, et non respect des règles sur les aides d'Etat.

Le gouvernement n'a évoqué officiellement aucune mesure immédiate d'aide à Flybe mais simplement promis une évaluation de la taxe sur les billets d'avion d'ici la présentation du budget, le 11 mars.

Il a justifié son choix de secourir Flybe par l'importance de la compagnie dans les dessertes intérieures et la vie économique de nombreuses régions.

Selon la BBC, le propriétaire de Flybe, à savoir le consortium Connect Airways, composé de Virgin Atlantic, la société d'investissement Stobart et le fonds Cyrus, a accepté d'investir 30 millions de livre.

"La réalité (...) est que nous étions en plus mauvais état que ce que pensaient les actionnaires", reconnaît le patron de Flybe.

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