Chine: l'ex-président d'Interpol condamné à 13 ans de prison pour corruption

(AFP)

L'ex-patron chinois d'Interpol, dont la disparition de l'organisation policière internationale basée à Lyon (France) avait défrayé la chronique, a été condamné à 13 ans et six mois de prison pour corruption, a annoncé mardi la justice.

Meng Hongwei, qui était aussi vice-ministre de la Sécurité publique dans son pays, a par ailleurs été condamné à 2 millions de yuans d'amende (environ 260.000 euros), a précisé le Tribunal populaire intermédiaire n°1 de Tianjin (nord).

Le tribunal a précisé que M. Meng acceptait le verdict et ne ferait pas appel.

Meng Hongwei s'était subitement volatilisé d'Interpol en septembre 2018, ne donnant pas de nouvelles après avoir quitté Lyon.

Au bout d'une dizaine de jours, Pékin avait annoncé qu'il était rentré en Chine où il avait été placé en détention, soupçonné de corruption.

M. Meng a été exclu en mars 2019 du Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir et de toute fonction officielle.

Le tribunal a publié plusieurs photos montrant Meng Hongwei dans la salle d'audience, entouré de deux policiers, les traits tirés et les cheveux blanchis.

Meng Hongwei est l'énième haut dirigeant communiste à succomber à la campagne anti-corruption lancée en 2013 par le président Xi Jinping peu après son arrivée au pouvoir. Elle a déjà sanctionné au moins 1,5 million de cadres du PCC, selon des chiffres officiels.

Très populaire auprès d'une opinion publique lassée des malversations, cette opération "mains propres" est également soupçonnée de servir à faire tomber des opposants internes à la ligne du chef de l'Etat chinois.

L'épouse de Meng Hongwei ainsi que ses deux enfants ont obtenu l'asile politique en France début mai, selon leur avocat. Sa femme avait affirmé avoir été victime d'une tentative d'enlèvement.

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Chine: l'ex-président d'Interpol condamné à 13 ans de prison pour corruption

Le 28 février 2020 à09:59

Modifié le 28 février 2020 à 09:59

L'ex-patron chinois d'Interpol, dont la disparition de l'organisation policière internationale basée à Lyon (France) avait défrayé la chronique, a été condamné à 13 ans et six mois de prison pour corruption, a annoncé mardi la justice.

Meng Hongwei, qui était aussi vice-ministre de la Sécurité publique dans son pays, a par ailleurs été condamné à 2 millions de yuans d'amende (environ 260.000 euros), a précisé le Tribunal populaire intermédiaire n°1 de Tianjin (nord).

Le tribunal a précisé que M. Meng acceptait le verdict et ne ferait pas appel.

Meng Hongwei s'était subitement volatilisé d'Interpol en septembre 2018, ne donnant pas de nouvelles après avoir quitté Lyon.

Au bout d'une dizaine de jours, Pékin avait annoncé qu'il était rentré en Chine où il avait été placé en détention, soupçonné de corruption.

M. Meng a été exclu en mars 2019 du Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir et de toute fonction officielle.

Le tribunal a publié plusieurs photos montrant Meng Hongwei dans la salle d'audience, entouré de deux policiers, les traits tirés et les cheveux blanchis.

Meng Hongwei est l'énième haut dirigeant communiste à succomber à la campagne anti-corruption lancée en 2013 par le président Xi Jinping peu après son arrivée au pouvoir. Elle a déjà sanctionné au moins 1,5 million de cadres du PCC, selon des chiffres officiels.

Très populaire auprès d'une opinion publique lassée des malversations, cette opération "mains propres" est également soupçonnée de servir à faire tomber des opposants internes à la ligne du chef de l'Etat chinois.

L'épouse de Meng Hongwei ainsi que ses deux enfants ont obtenu l'asile politique en France début mai, selon leur avocat. Sa femme avait affirmé avoir été victime d'une tentative d'enlèvement.

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