L'Argentine mise sur le tourisme pour attirer les dollars

(AFP)

L'Argentine en pleine crise économique espère faire rentrer des dollars grâce au tourisme et cherche notamment à attirer Espagnols, Français et Chinois, a indiqué à l'AFP le ministre argentin du Tourisme.

"La situation macroéconomique argentine et les obligations du pays en termes d'échéances de dette vont nous obliger à générer des dollars", a expliqué Matias Lammens à l'AFP à l'occasion du salon international du tourisme de Madrid Fitur (22-26 janvier), l'un des plus grands au monde et le plus important pour l'Amérique latine.

"Un des grands espoirs que nous avons en terme de rentrées de devises vient du tourisme", qui pourrait rapporter au pays six milliards de dollars en 2020 contre 5,8 milliards en 2018, estime-t-il.

Le gouvernement du péroniste Alberto Fernandez, qui a succédé au libéral Mauricio Macri en décembre, a hérité d'une économie en récession, avec tous les voyants au rouge: inflation autour des 55%, dépréciation du peso de 38% entre janvier et novembre 2019, et PIB en chute de 3,1% pour 2019 selon le Fonds monétaire international (FMI).

Mais la faiblesse du peso peut servir à attirer les touristes, car elle rend l'Argentine "bon marché pour les Européens et pour le reste de l'Amérique latine", estime M. Lammens.

L'Argentine, première destination touristique en Amérique du Sud, a accueilli 7,4 millions de touristes en 2019, selon les chiffres provisoires du gouvernement.

L'Espagne est le premier fournisseur de touristes européens avec 215.000 arrivées en 2019 (+8,3% sur un an), mais le ministre parie aussi sur la France et l'Allemagne, dont le nombre de visiteurs a respectivement augmenté de 11,7% et 10% en 2019.

Environ 157.000 Français ont visité ce pays en 2019.

Le gouvernement lorgne aussi sur les touristes chinois, "grands amoureux du tourisme antarctique" précise le ministre, qui veut promouvoir les glaciers de Patagonie et les chutes d'Iguazu mais compte aussi sur les grands événements sportifs prévus en 2020 comme la Copa America de football en juin-juillet.

Fin décembre, Alberto Fernandez estimait que son pays était en "défaut de paiement virtuel", dans une situation proche de la crise de 2001.

La dette publique représente 93% du PIB, contre 20% en 2016 au début du mandat de M. Macri. Elle inclut 44 milliards correspondant à un prêt du FMI.

Pour enrayer la chute du peso, le gouvernement a notamment instauré une taxe de 30% sur l'achat de dollars et le paiement de services dans cette devise.

Une mesure forte, alors que de nombreux Argentins ont l'habitude d'économiser en dollars pour faire face aux dévaluations de la monnaie et à l'inflation.

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L'Argentine mise sur le tourisme pour attirer les dollars

Le 21 janvier 2020 à14:25

L'Argentine en pleine crise économique espère faire rentrer des dollars grâce au tourisme et cherche notamment à attirer Espagnols, Français et Chinois, a indiqué à l'AFP le ministre argentin du Tourisme.

"La situation macroéconomique argentine et les obligations du pays en termes d'échéances de dette vont nous obliger à générer des dollars", a expliqué Matias Lammens à l'AFP à l'occasion du salon international du tourisme de Madrid Fitur (22-26 janvier), l'un des plus grands au monde et le plus important pour l'Amérique latine.

"Un des grands espoirs que nous avons en terme de rentrées de devises vient du tourisme", qui pourrait rapporter au pays six milliards de dollars en 2020 contre 5,8 milliards en 2018, estime-t-il.

Le gouvernement du péroniste Alberto Fernandez, qui a succédé au libéral Mauricio Macri en décembre, a hérité d'une économie en récession, avec tous les voyants au rouge: inflation autour des 55%, dépréciation du peso de 38% entre janvier et novembre 2019, et PIB en chute de 3,1% pour 2019 selon le Fonds monétaire international (FMI).

Mais la faiblesse du peso peut servir à attirer les touristes, car elle rend l'Argentine "bon marché pour les Européens et pour le reste de l'Amérique latine", estime M. Lammens.

L'Argentine, première destination touristique en Amérique du Sud, a accueilli 7,4 millions de touristes en 2019, selon les chiffres provisoires du gouvernement.

L'Espagne est le premier fournisseur de touristes européens avec 215.000 arrivées en 2019 (+8,3% sur un an), mais le ministre parie aussi sur la France et l'Allemagne, dont le nombre de visiteurs a respectivement augmenté de 11,7% et 10% en 2019.

Environ 157.000 Français ont visité ce pays en 2019.

Le gouvernement lorgne aussi sur les touristes chinois, "grands amoureux du tourisme antarctique" précise le ministre, qui veut promouvoir les glaciers de Patagonie et les chutes d'Iguazu mais compte aussi sur les grands événements sportifs prévus en 2020 comme la Copa America de football en juin-juillet.

Fin décembre, Alberto Fernandez estimait que son pays était en "défaut de paiement virtuel", dans une situation proche de la crise de 2001.

La dette publique représente 93% du PIB, contre 20% en 2016 au début du mandat de M. Macri. Elle inclut 44 milliards correspondant à un prêt du FMI.

Pour enrayer la chute du peso, le gouvernement a notamment instauré une taxe de 30% sur l'achat de dollars et le paiement de services dans cette devise.

Une mesure forte, alors que de nombreux Argentins ont l'habitude d'économiser en dollars pour faire face aux dévaluations de la monnaie et à l'inflation.

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