La Bourse de Paris toujours fragilisée par la progression du virus venu de Chine (-0,58%)

(AFP)

La Bourse de Paris a clôturé dans le rouge (-0,58%) mercredi, fragilisée par la progression du virus venu de Chine, des déceptions sur certains résultats et une nouvelle offensive de Donald Trump sur le commerce.

L'indice CAC 40 a perdu 35,01 points à 6.010,98 points dans un volume d'échanges moyen d'environ 3,2 milliards d'euros. La veille, il avait fini en repli de 0,54%.

"L'indice reste sous le coup des craintes autour de la Chine", même si "le luxe, très exposé à cette zone, s'est un peu repris aujourd'hui", a noté auprès de l'AFP Mikaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale à Oddo BHF Securities.

Un nouveau virus ressemblant au SRAS a fait 17 morts en Chine, contaminé des centaines de personnes et atteint jusqu'aux États-Unis où un malade a été identifié, alimentant la peur d'une propagation à la faveur de la grande migration du Nouvel An chinois.

Selon M. Jacoby, la place a aussi été affectée par certaines publications de résultats, comme Soitec, ou par l'avertissement sur résultat de Daimler.

Le fabricant des Mercedes-Benz a prévenu mercredi que ses résultats 2019 décevraient les attentes en raison de charges supplémentaires liées au scandale des moteurs diesel truqués.

"Il y a eu peu de nouvelles positives et avec un indice à un niveau aussi élevé, il faut plus que des résultats en demi-teinte pour rebondir", a estimé l'expert.

En déplacement à Davos, le président américain Donald Trump a en outre mis sous pression l'Union européenne, en agitant à nouveau mercredi la menace de taxes sur les voitures.

Les États-Unis envisagent ainsi d'imposer des droits de douane de 25% sur le secteur, en cas de taxation en Europe des entreprises numériques, a affirmé mercredi à Davos le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, répétant de précédentes menaces de Washington.

"Les investisseurs prennent toutefois avec recul ces déclarations, qui relèvent plus de l'effet d'annonce et tant que rien ne se concrétise, c'est surtout la déception sur Daimler qui pèse", a nuancé M. Jacoby.

Sur le terrain des valeurs, Soitec a dévissé de 15,4% à 81,20 euros. Le groupe a confirmé s'attendre à une croissance du chiffre d'affaires d'environ 30% sur l'ensemble de l'exercice, mais les investisseurs se sont inquiétés de son taux de croissance organique au troisième trimestre.

Le secteur automobile a reculé dans le sillage de Daimler et des déclarations de Donald Trump. Renault a perdu 0,84% à 38,96 euros et Peugeot 0,49% à 19,43 euros.

Le luxe a en revanche retrouvé des couleurs après des séances difficiles. Kering a gagné 0,95% à 592,20 euros et Hermès 0,28% à 711,20 tandis que LVMH a limité les pertes (-0,35% à 423,45 euros).

Airbus a gagné 1,16% à 137,98 euros, le Soudan ayant annoncé que l'avionneur européen était en discussion pour vendre huit nouveaux appareils à sa compagnie aérienne nationale.

Elior s'est replié de 0,84% à 13 euros, pénalisé par le recul de son chiffre d'affaires de 0,7% au premier trimestre de son exercice décalé 2019-2020.

Euronext CAC40

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La Bourse de Paris toujours fragilisée par la progression du virus venu de Chine (-0,58%)

Le 22 janvier 2020 à18:15

La Bourse de Paris a clôturé dans le rouge (-0,58%) mercredi, fragilisée par la progression du virus venu de Chine, des déceptions sur certains résultats et une nouvelle offensive de Donald Trump sur le commerce.

L'indice CAC 40 a perdu 35,01 points à 6.010,98 points dans un volume d'échanges moyen d'environ 3,2 milliards d'euros. La veille, il avait fini en repli de 0,54%.

"L'indice reste sous le coup des craintes autour de la Chine", même si "le luxe, très exposé à cette zone, s'est un peu repris aujourd'hui", a noté auprès de l'AFP Mikaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale à Oddo BHF Securities.

Un nouveau virus ressemblant au SRAS a fait 17 morts en Chine, contaminé des centaines de personnes et atteint jusqu'aux États-Unis où un malade a été identifié, alimentant la peur d'une propagation à la faveur de la grande migration du Nouvel An chinois.

Selon M. Jacoby, la place a aussi été affectée par certaines publications de résultats, comme Soitec, ou par l'avertissement sur résultat de Daimler.

Le fabricant des Mercedes-Benz a prévenu mercredi que ses résultats 2019 décevraient les attentes en raison de charges supplémentaires liées au scandale des moteurs diesel truqués.

"Il y a eu peu de nouvelles positives et avec un indice à un niveau aussi élevé, il faut plus que des résultats en demi-teinte pour rebondir", a estimé l'expert.

En déplacement à Davos, le président américain Donald Trump a en outre mis sous pression l'Union européenne, en agitant à nouveau mercredi la menace de taxes sur les voitures.

Les États-Unis envisagent ainsi d'imposer des droits de douane de 25% sur le secteur, en cas de taxation en Europe des entreprises numériques, a affirmé mercredi à Davos le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, répétant de précédentes menaces de Washington.

"Les investisseurs prennent toutefois avec recul ces déclarations, qui relèvent plus de l'effet d'annonce et tant que rien ne se concrétise, c'est surtout la déception sur Daimler qui pèse", a nuancé M. Jacoby.

Sur le terrain des valeurs, Soitec a dévissé de 15,4% à 81,20 euros. Le groupe a confirmé s'attendre à une croissance du chiffre d'affaires d'environ 30% sur l'ensemble de l'exercice, mais les investisseurs se sont inquiétés de son taux de croissance organique au troisième trimestre.

Le secteur automobile a reculé dans le sillage de Daimler et des déclarations de Donald Trump. Renault a perdu 0,84% à 38,96 euros et Peugeot 0,49% à 19,43 euros.

Le luxe a en revanche retrouvé des couleurs après des séances difficiles. Kering a gagné 0,95% à 592,20 euros et Hermès 0,28% à 711,20 tandis que LVMH a limité les pertes (-0,35% à 423,45 euros).

Airbus a gagné 1,16% à 137,98 euros, le Soudan ayant annoncé que l'avionneur européen était en discussion pour vendre huit nouveaux appareils à sa compagnie aérienne nationale.

Elior s'est replié de 0,84% à 13 euros, pénalisé par le recul de son chiffre d'affaires de 0,7% au premier trimestre de son exercice décalé 2019-2020.

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