La baisse du nombre de demandeurs d'emplois en 2019 connue lundi

(AFP)

Pôle emploi publie lundi midi le nombre de demandeurs d'emploi inscrits sur ses listes au 4e trimestre 2019 qui devrait confirmer l'embellie sur le front du chômage observée tout au long de l'année.

Sauf brutal retournement en décembre, le nombre de chômeurs (catégorie A, sans activité) devrait baisser assez nettement au dernier trimestre et de plus de 100.000 sur 2019, soit deux fois plus qu'en 2018 (50.800).

La conséquence de créations d'emplois dynamiques et supérieures à l'augmentation de la population active: dans sa dernière note de conjoncture mi-décembre, l'Insee s'attend à 263.000 créations d'emploi nettes sur l'année, dont 215.000 dans le secteur marchand contre 230.000 en 2018.

"Ces créations ont été plus fortes que ce que la croissance (prévue à 1,3%) nous laissait attendre. On a besoin de plus d'emplois pour la même production", constatait mercredi la directrice de la Dares (service statistiques du ministère du Travail), Selma Mahfouz, devant la commission des Finances de l'Assemblée.

En particulier, la transformation du CICE en allègements de cotisations patronales début 2019 "aurait contribué à enrichir la croissance d'environ 30.000 emplois" selon l'Insee.

Selon l'Acoss (la banque de la Sécurité sociale), les déclarations d'embauche de plus d'un mois ont atteint leur plus haut niveau en 2019, même si elles ont "légèrement" baissé de 0,8% au dernier trimestre.

Pôle emploi a aussi enregistré 4,3 millions de retours à l'emploi de plus d'un mois, soit 20% de plus en cinq ans. "La conjoncture s'est améliorée mais nous y voyons aussi le signe que notre action a gagné en efficacité", a estimé son directeur général Jean Bassères devant la presse jeudi.

En dépit de cette dynamique continue depuis mi-2015, la France comptait 3,6 millions de demandeurs d'emploi en catégorie A au 3e trimestre (-2,4% sur un an) avec la persistance d'un chômage de longue durée élevé.

Pour l'Insee, le taux de chômage était de 8,6% au 3e trimestre, en recul de 0,5 point sur un an, à 2,5 millions de chômeurs. L'Insee mesure le chômage à partir d'une enquête auprès des ménages selon les normes du Bureau international du Travail alors que Pôle emploi recense des inscriptions administratives.

- Réduire les délais de recrutement -

Pour le premier semestre 2020, l'Insee prévoit une progression moins forte des créations d'emploi mais toujours supérieure à la population active. Le taux de chômage diminuerait à 8,2% mi-2020, son plus bas niveau depuis fin 2008.

Dans ce contexte, Pôle emploi a récemment adopté sa feuille de route jusque 2022 avec comme ambition "d'accélérer au bénéfice de tous, les recrutements et les retours à l'emploi durable".

Côté entreprises, l'opérateur, grâce aux 1.000 conseillers supplémentaires en poste depuis le 1er janvier, s'engage à recontacter l'employeur pour toute offre non pourvue 30 jours après son dépôt. L'objectif est de réduire de 10 jours le délai moyen de recrutement, actuellement de 44 jours.

Côté chômeurs, "la grande affaire de cette année est le nouveau diagnostic" lors de l'inscription, selon Jean Bassères. Au lieu d'un entretien de 45 minutes, le nouveau demandeur se verra proposer deux demi-journées pour faire le point sur ses compétences, connaître les services de Pôle emploi et se projeter sur le marché du travail local. Ce nouvel accompagnement va être mis en place progressivement d'ici la fin de l'année dans toutes les agences.

L'opérateur doit aussi préparer la modification en avril du calcul de l'indemnisation, que l'exécutif juge trop favorable aux personnes alternant CDD courts et chômage. Cette réforme concernera des centaines de milliers de personnes qui pourraient voir leur allocation baisser sensiblement, selon l'Unédic. "Nous allons envoyer des courriers, organiser des réunions et mettre en place un site d'information dédié", a expliqué M. Bassères.

Les règles d'ouverture de droits ont déjà évolué depuis le 1er novembre. Il faut désormais avoir travaillé six mois sur les 24 derniers au lieu de quatre mois sur les 28 derniers. Le seuil permettant un rechargement des droits est également passé de un à six mois. "Il est encore beaucoup trop tôt pour en voir les effets", selon Selma Mahfouz.

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La baisse du nombre de demandeurs d'emplois en 2019 connue lundi

Le 28 février 2020 à10:59

Modifié le 28 février 2020 à 10:59

Pôle emploi publie lundi midi le nombre de demandeurs d'emploi inscrits sur ses listes au 4e trimestre 2019 qui devrait confirmer l'embellie sur le front du chômage observée tout au long de l'année.

Sauf brutal retournement en décembre, le nombre de chômeurs (catégorie A, sans activité) devrait baisser assez nettement au dernier trimestre et de plus de 100.000 sur 2019, soit deux fois plus qu'en 2018 (50.800).

La conséquence de créations d'emplois dynamiques et supérieures à l'augmentation de la population active: dans sa dernière note de conjoncture mi-décembre, l'Insee s'attend à 263.000 créations d'emploi nettes sur l'année, dont 215.000 dans le secteur marchand contre 230.000 en 2018.

"Ces créations ont été plus fortes que ce que la croissance (prévue à 1,3%) nous laissait attendre. On a besoin de plus d'emplois pour la même production", constatait mercredi la directrice de la Dares (service statistiques du ministère du Travail), Selma Mahfouz, devant la commission des Finances de l'Assemblée.

En particulier, la transformation du CICE en allègements de cotisations patronales début 2019 "aurait contribué à enrichir la croissance d'environ 30.000 emplois" selon l'Insee.

Selon l'Acoss (la banque de la Sécurité sociale), les déclarations d'embauche de plus d'un mois ont atteint leur plus haut niveau en 2019, même si elles ont "légèrement" baissé de 0,8% au dernier trimestre.

Pôle emploi a aussi enregistré 4,3 millions de retours à l'emploi de plus d'un mois, soit 20% de plus en cinq ans. "La conjoncture s'est améliorée mais nous y voyons aussi le signe que notre action a gagné en efficacité", a estimé son directeur général Jean Bassères devant la presse jeudi.

En dépit de cette dynamique continue depuis mi-2015, la France comptait 3,6 millions de demandeurs d'emploi en catégorie A au 3e trimestre (-2,4% sur un an) avec la persistance d'un chômage de longue durée élevé.

Pour l'Insee, le taux de chômage était de 8,6% au 3e trimestre, en recul de 0,5 point sur un an, à 2,5 millions de chômeurs. L'Insee mesure le chômage à partir d'une enquête auprès des ménages selon les normes du Bureau international du Travail alors que Pôle emploi recense des inscriptions administratives.

- Réduire les délais de recrutement -

Pour le premier semestre 2020, l'Insee prévoit une progression moins forte des créations d'emploi mais toujours supérieure à la population active. Le taux de chômage diminuerait à 8,2% mi-2020, son plus bas niveau depuis fin 2008.

Dans ce contexte, Pôle emploi a récemment adopté sa feuille de route jusque 2022 avec comme ambition "d'accélérer au bénéfice de tous, les recrutements et les retours à l'emploi durable".

Côté entreprises, l'opérateur, grâce aux 1.000 conseillers supplémentaires en poste depuis le 1er janvier, s'engage à recontacter l'employeur pour toute offre non pourvue 30 jours après son dépôt. L'objectif est de réduire de 10 jours le délai moyen de recrutement, actuellement de 44 jours.

Côté chômeurs, "la grande affaire de cette année est le nouveau diagnostic" lors de l'inscription, selon Jean Bassères. Au lieu d'un entretien de 45 minutes, le nouveau demandeur se verra proposer deux demi-journées pour faire le point sur ses compétences, connaître les services de Pôle emploi et se projeter sur le marché du travail local. Ce nouvel accompagnement va être mis en place progressivement d'ici la fin de l'année dans toutes les agences.

L'opérateur doit aussi préparer la modification en avril du calcul de l'indemnisation, que l'exécutif juge trop favorable aux personnes alternant CDD courts et chômage. Cette réforme concernera des centaines de milliers de personnes qui pourraient voir leur allocation baisser sensiblement, selon l'Unédic. "Nous allons envoyer des courriers, organiser des réunions et mettre en place un site d'information dédié", a expliqué M. Bassères.

Les règles d'ouverture de droits ont déjà évolué depuis le 1er novembre. Il faut désormais avoir travaillé six mois sur les 24 derniers au lieu de quatre mois sur les 28 derniers. Le seuil permettant un rechargement des droits est également passé de un à six mois. "Il est encore beaucoup trop tôt pour en voir les effets", selon Selma Mahfouz.

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