Liban: les compagnies aériennes n'accepteront plus que les paiements en dollar

(AFP)

Les compagnies aériennes au Liban, dont la Middle East Airlines, n'accepteront plus que les paiements en dollar à partir de lundi, a annoncé l'agence de presse officielle, sur fond de dépréciation de la monnaie nationale.

Dans le pays frappé par une crise économique, le billet vert est utilisé au quotidien au Liban au même titre que la livre libanaise.

Si le taux de change officiel n'a pas changé, un taux parallèle est observé dans les bureaux de change, ce qui équivaut à une dévaluation de facto pour la monnaie nationale et à des pertes pour ceux qui veulent acheter des dollars.

Dimanche, il était possible de payer en livres libanaises dans les agences de la Middle East Airlines (MEA), qui respecte le taux de change officiel.

"A partir de lundi, la Middle East et les autres compagnies aériennes implantées au Liban accepteront seulement les paiements en dollar américain", a annoncé dimanche l'agence de presse officielle ANI.

Les voyageurs peuvent payer par chèque bancaire ou par carte bancaire, à condition que leur compte soit en devise étrangère, a précisé l'ANI.

Les clients pourront régler en livres libanaises les frais d'excédents de bagages ou de modification de leur réservation à l'aéroport de Beyrouth, selon l'ANI.

L'annonce illustre les ramifications de la crise économique qui touche le Liban depuis plusieurs mois, et qui s'est aggravée avec un soulèvement populaire inédit, déclenché le 17 octobre pour dénoncer l'intégralité de la classe politique accusée de corruption et d'incompétence.

Les contestataires mettent d'ailleurs en cause la responsabilité des dirigeants dans cette crise économique et leur incapacité à relancer la croissance.

L'annonce de la MEA a provoqué l'indignation sur les réseaux sociaux, les utilisateurs ne manquant pas de rappeler que la compagnie est placée sous la tutelle de la Banque centrale.

"MEA: une compagnie aérienne nationale qui n'accepte pas les paiements dans sa propre monnaie nationale. Comment redéfinir la logique", a ainsi ironisé une utilisatrice sur Twitter.

La situation est d'autant plus problématique que les Libanais sont confrontés depuis plusieurs mois à des restrictions draconiennes sur leurs retraits en dollars dans les banques.

Pour obtenir des billets verts, il faut donc souvent aller dans les bureaux de change, où la monnaie nationale s'échange désormais à plus de 2.000 livres libanaises face au dollar, même si officiellement la livre est toujours indexée sur le dollar au taux fixe de 1.507 livres pour un dollar.

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Liban: les compagnies aériennes n'accepteront plus que les paiements en dollar

Le 16 février 2020 à11:01

Les compagnies aériennes au Liban, dont la Middle East Airlines, n'accepteront plus que les paiements en dollar à partir de lundi, a annoncé l'agence de presse officielle, sur fond de dépréciation de la monnaie nationale.

Dans le pays frappé par une crise économique, le billet vert est utilisé au quotidien au Liban au même titre que la livre libanaise.

Si le taux de change officiel n'a pas changé, un taux parallèle est observé dans les bureaux de change, ce qui équivaut à une dévaluation de facto pour la monnaie nationale et à des pertes pour ceux qui veulent acheter des dollars.

Dimanche, il était possible de payer en livres libanaises dans les agences de la Middle East Airlines (MEA), qui respecte le taux de change officiel.

"A partir de lundi, la Middle East et les autres compagnies aériennes implantées au Liban accepteront seulement les paiements en dollar américain", a annoncé dimanche l'agence de presse officielle ANI.

Les voyageurs peuvent payer par chèque bancaire ou par carte bancaire, à condition que leur compte soit en devise étrangère, a précisé l'ANI.

Les clients pourront régler en livres libanaises les frais d'excédents de bagages ou de modification de leur réservation à l'aéroport de Beyrouth, selon l'ANI.

L'annonce illustre les ramifications de la crise économique qui touche le Liban depuis plusieurs mois, et qui s'est aggravée avec un soulèvement populaire inédit, déclenché le 17 octobre pour dénoncer l'intégralité de la classe politique accusée de corruption et d'incompétence.

Les contestataires mettent d'ailleurs en cause la responsabilité des dirigeants dans cette crise économique et leur incapacité à relancer la croissance.

L'annonce de la MEA a provoqué l'indignation sur les réseaux sociaux, les utilisateurs ne manquant pas de rappeler que la compagnie est placée sous la tutelle de la Banque centrale.

"MEA: une compagnie aérienne nationale qui n'accepte pas les paiements dans sa propre monnaie nationale. Comment redéfinir la logique", a ainsi ironisé une utilisatrice sur Twitter.

La situation est d'autant plus problématique que les Libanais sont confrontés depuis plusieurs mois à des restrictions draconiennes sur leurs retraits en dollars dans les banques.

Pour obtenir des billets verts, il faut donc souvent aller dans les bureaux de change, où la monnaie nationale s'échange désormais à plus de 2.000 livres libanaises face au dollar, même si officiellement la livre est toujours indexée sur le dollar au taux fixe de 1.507 livres pour un dollar.

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