L'Iran prêt à aider économiquement le Liban en crise (responsable)

(AFP)

L'Iran est prêt à aider le Liban englué dans une grave crise économique, a annoncé lundi le président du Parlement iranien Ali Larijani en déplacement à Beyrouth, cité par l'agence de presse officielle libanaise.

Depuis plusieurs mois, le Liban est confronté à des difficultés économiques qui se sont aggravées après le début en octobre d'une contestation inédite fustigeant l'ensemble de la classe politique accusée de corruption et d'incompétence.

Il s'agit de la première visite au Liban d'un haut responsable iranien depuis la nomination en janvier d'un nouveau gouvernement libanais. Ce cabinet a vu le jour au terme de tractations partisanes menées entre autres par le mouvement chiite du Hezbollah, qui est soutenu par Téhéran.

"Nous souhaitons au nouveau gouvernement toute la réussite pour consolider la stabilité et la sécurité dans le pays" a déclaré M. Larijani, dont les propos ont été rapportés par l'agence de presse officielle ANI à l'issue de sa rencontre avec le président Michel Aoun.

"Nous sommes prêts à apporter notre aide pour améliorer la situation économique", a-t-il également déclaré, cité par ANI et le compte Twitter de la présidence libanaise.

M. Larijani a rencontré son homologue libanais Nabih Berri et le Premier ministre Hassan Diab.

Ce n'est pas la première fois que Téhéran exprime sa disposition à aider le Liban, une proposition accueillie de manière mitigée par une classe politique divisée.

Une partie de cette classe politique craint les éventuelles conséquences d'une telle aide, surtout en raison des antagonismes entre Téhéran et Washington ou certains pays du golfe comme l'Arabie saoudite, qui ont longtemps été des investisseurs économiques importants pour le Liban.

"L'argent liquide de l'Iran peut résoudre la crise d'un parti, mais pas la crise d'un pays", a averti vendredi l'ancien Premier ministre Saad Hariri, en allusion au soutien de Téhéran apporté à son rival politique, le Hezbollah.

Pour faire face aux difficultés économiques, le Liban a demandé une assistance technique du Fonds monétaire international (FMI).

Le pays croule sous une dette avoisinant les 92 milliards de dollars, soit plus de 150% du PIB.

En mars, l'Etat doit rembourser 1,2 milliard de dollars d'Eurobonds --des obligations émises en dollars-- arrivant à échéance.

La livre libanaise a connu une forte dépréciation ces derniers mois face au dollar, même si officiellement le taux de change reste inchangé.

Dimanche, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a appelé à "donner sa chance" au nouveau gouvernement pour lui permettre d'empêcher "l'effondrement" du pays.

M. Larijani est arrivé au Liban après un déplacement en Syrie, où l'Iran et le Hezbollah soutiennent militairement le pouvoir de Bachar al-Assad.

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L'Iran prêt à aider économiquement le Liban en crise (responsable)

Le 17 février 2020 à15:28

L'Iran est prêt à aider le Liban englué dans une grave crise économique, a annoncé lundi le président du Parlement iranien Ali Larijani en déplacement à Beyrouth, cité par l'agence de presse officielle libanaise.

Depuis plusieurs mois, le Liban est confronté à des difficultés économiques qui se sont aggravées après le début en octobre d'une contestation inédite fustigeant l'ensemble de la classe politique accusée de corruption et d'incompétence.

Il s'agit de la première visite au Liban d'un haut responsable iranien depuis la nomination en janvier d'un nouveau gouvernement libanais. Ce cabinet a vu le jour au terme de tractations partisanes menées entre autres par le mouvement chiite du Hezbollah, qui est soutenu par Téhéran.

"Nous souhaitons au nouveau gouvernement toute la réussite pour consolider la stabilité et la sécurité dans le pays" a déclaré M. Larijani, dont les propos ont été rapportés par l'agence de presse officielle ANI à l'issue de sa rencontre avec le président Michel Aoun.

"Nous sommes prêts à apporter notre aide pour améliorer la situation économique", a-t-il également déclaré, cité par ANI et le compte Twitter de la présidence libanaise.

M. Larijani a rencontré son homologue libanais Nabih Berri et le Premier ministre Hassan Diab.

Ce n'est pas la première fois que Téhéran exprime sa disposition à aider le Liban, une proposition accueillie de manière mitigée par une classe politique divisée.

Une partie de cette classe politique craint les éventuelles conséquences d'une telle aide, surtout en raison des antagonismes entre Téhéran et Washington ou certains pays du golfe comme l'Arabie saoudite, qui ont longtemps été des investisseurs économiques importants pour le Liban.

"L'argent liquide de l'Iran peut résoudre la crise d'un parti, mais pas la crise d'un pays", a averti vendredi l'ancien Premier ministre Saad Hariri, en allusion au soutien de Téhéran apporté à son rival politique, le Hezbollah.

Pour faire face aux difficultés économiques, le Liban a demandé une assistance technique du Fonds monétaire international (FMI).

Le pays croule sous une dette avoisinant les 92 milliards de dollars, soit plus de 150% du PIB.

En mars, l'Etat doit rembourser 1,2 milliard de dollars d'Eurobonds --des obligations émises en dollars-- arrivant à échéance.

La livre libanaise a connu une forte dépréciation ces derniers mois face au dollar, même si officiellement le taux de change reste inchangé.

Dimanche, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a appelé à "donner sa chance" au nouveau gouvernement pour lui permettre d'empêcher "l'effondrement" du pays.

M. Larijani est arrivé au Liban après un déplacement en Syrie, où l'Iran et le Hezbollah soutiennent militairement le pouvoir de Bachar al-Assad.

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