La déprime persiste à la Bourse de Paris (-4,30%)

(AFP)

La Bourse de Paris est restée sous tension mercredi (-4,30%), incapable de marquer un rebond durable devant les sombres statistiques économiques et les incertitudes entourant l'évolution de l'épidémie de Covid-19.

L'indice CAC 40 a reculé de 188,88 points à 4.207,24 points, dans un volume d'échanges soutenu de 4,5 milliards d'euros. La veille, il avait fini en modeste hausse de 0,40%.

"Nous n'avons aucune raison de repartir à la hausse durablement avant d'avoir des certitudes (...) quant à une sortie de ce confinement qui met un arrêt total à notre activité économique", a analysé auprès de l'AFP Michaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale chez Oddo Securities.

"Nous sommes dans une phase d'échanges boursiers" très court-termistes selon lui, "avec des micro-rebonds, mais la tendance générale reste totalement négative".

Depuis le début de la pandémie en décembre en Chine, plus de 865.000 cas ont été officiellement déclarés dans le monde, dont plus de la moitié en Europe, 189.000 aux Etats-Unis et plus de 110.000 en Asie.

"Le passage de témoin entre le premier et le deuxième trimestre s'annonce délicat après les propos sombres de Donald Trump sur la situation à attendre dans les deux prochaines semaines aux Etats-Unis", a souligné dans une note Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Les Etats-Unis risquent de devenir le nouvel épicentre de la pandémie de coronavirus qualifiée par l'ONU de pire crise à laquelle l'humanité a été confrontée depuis 1945. Le président Trump a demandé à ses concitoyens de se préparer, à l'instar de l'Europe, à des semaines "très, très douloureuses".

Un total de 4.076 décès ont été recensés sur aux Etats-Unis mercredi, un chiffre multiplié par deux en trois jours, selon l'Université américaine Johns Hopkins, dont les bilans font autorité.

La vague de chômage liée au nouveau coronavirus a d'ailleurs commencé à gagner les Etats-Unis où les entreprises privées ont supprimé 27.000 emplois en mars.

- L'automobile sombre -

Pénalisée elle aussi par la pandémie, l'activité du secteur manufacturier aux Etats-Unis s'est contractée en mars, après deux mois de croissance.

Même ambiance au sein de la zone euro où le taux de chômage a atteint en février son plus bas niveau depuis la crise financière, mais devrait fortement augmenter en mars à cause du coronavirus.

Le marché automobile français a lui sombré de 72,2% en mars et devrait baisser de 20% sur l'année.

En Chine, en revanche, l'activité manufacturière a bien connu en mars un rebond inattendu après un plus bas historique en février, selon un indice indépendant.

- L'aéronautique en chute libre -

L'ensemble des entreprises formant le CAC 40 ont chuté, à l'exception de Vivendi (+2,07% à 19,93 euros).

Le secteur aéronautique s'est une nouvelle fois retrouvé en première ligne de la crise économique induite par l'épidémie de coronavirus: Safran a plongé de 16,45% à 66,96 euros et Airbus de 12,03% à 52,20 euros.

L'automobile en a également pâti, Renault perdant 7,88% à 16,31 euros et Peugeot 6,49% à 11,38 euros. PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel) a vu ses immatriculations de voitures particulières neuves dégringoler (-73,4%) en mars, tout comme le groupe Renault (-71,6%), avec Dacia et Alpine.

Faurecia s'est enfoncé pour sa part de 6,26% à 25,59 euros, Valeo de 7,21% à 14,15 euros et Plastic Omnium de 4,88% à 12,19 euros. Michelin a abandonné quant à lui 1,51% à 79,84 euros.

Euronext CAC40

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La déprime persiste à la Bourse de Paris (-4,30%)

Le 01 avril 2020 à17:23

La Bourse de Paris est restée sous tension mercredi (-4,30%), incapable de marquer un rebond durable devant les sombres statistiques économiques et les incertitudes entourant l'évolution de l'épidémie de Covid-19.

L'indice CAC 40 a reculé de 188,88 points à 4.207,24 points, dans un volume d'échanges soutenu de 4,5 milliards d'euros. La veille, il avait fini en modeste hausse de 0,40%.

"Nous n'avons aucune raison de repartir à la hausse durablement avant d'avoir des certitudes (...) quant à une sortie de ce confinement qui met un arrêt total à notre activité économique", a analysé auprès de l'AFP Michaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale chez Oddo Securities.

"Nous sommes dans une phase d'échanges boursiers" très court-termistes selon lui, "avec des micro-rebonds, mais la tendance générale reste totalement négative".

Depuis le début de la pandémie en décembre en Chine, plus de 865.000 cas ont été officiellement déclarés dans le monde, dont plus de la moitié en Europe, 189.000 aux Etats-Unis et plus de 110.000 en Asie.

"Le passage de témoin entre le premier et le deuxième trimestre s'annonce délicat après les propos sombres de Donald Trump sur la situation à attendre dans les deux prochaines semaines aux Etats-Unis", a souligné dans une note Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Les Etats-Unis risquent de devenir le nouvel épicentre de la pandémie de coronavirus qualifiée par l'ONU de pire crise à laquelle l'humanité a été confrontée depuis 1945. Le président Trump a demandé à ses concitoyens de se préparer, à l'instar de l'Europe, à des semaines "très, très douloureuses".

Un total de 4.076 décès ont été recensés sur aux Etats-Unis mercredi, un chiffre multiplié par deux en trois jours, selon l'Université américaine Johns Hopkins, dont les bilans font autorité.

La vague de chômage liée au nouveau coronavirus a d'ailleurs commencé à gagner les Etats-Unis où les entreprises privées ont supprimé 27.000 emplois en mars.

- L'automobile sombre -

Pénalisée elle aussi par la pandémie, l'activité du secteur manufacturier aux Etats-Unis s'est contractée en mars, après deux mois de croissance.

Même ambiance au sein de la zone euro où le taux de chômage a atteint en février son plus bas niveau depuis la crise financière, mais devrait fortement augmenter en mars à cause du coronavirus.

Le marché automobile français a lui sombré de 72,2% en mars et devrait baisser de 20% sur l'année.

En Chine, en revanche, l'activité manufacturière a bien connu en mars un rebond inattendu après un plus bas historique en février, selon un indice indépendant.

- L'aéronautique en chute libre -

L'ensemble des entreprises formant le CAC 40 ont chuté, à l'exception de Vivendi (+2,07% à 19,93 euros).

Le secteur aéronautique s'est une nouvelle fois retrouvé en première ligne de la crise économique induite par l'épidémie de coronavirus: Safran a plongé de 16,45% à 66,96 euros et Airbus de 12,03% à 52,20 euros.

L'automobile en a également pâti, Renault perdant 7,88% à 16,31 euros et Peugeot 6,49% à 11,38 euros. PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel) a vu ses immatriculations de voitures particulières neuves dégringoler (-73,4%) en mars, tout comme le groupe Renault (-71,6%), avec Dacia et Alpine.

Faurecia s'est enfoncé pour sa part de 6,26% à 25,59 euros, Valeo de 7,21% à 14,15 euros et Plastic Omnium de 4,88% à 12,19 euros. Michelin a abandonné quant à lui 1,51% à 79,84 euros.

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