Wall Street rebondit à l'ouverture grâce à un regain d'optimisme

(AFP)

Wall Street a ouvert en nette hausse lundi, une lueur d'espoir sur le front de la pandémie du coronavirus semblant animer le marché, même si la prudence restait de mise.

Vers 15H20 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, montait de 5,21%, à 22.150,19 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 4,81%, à 7.727,47 points, et l'indice élargi S&P 500 s'appréciait de 4,96%, à 2.612,18 points.

La Bourse de New York avait terminé dans le rouge vendredi après un vif rebond du taux de chômage aux Etats-Unis: le Dow Jones avait cédé 1,69%, enregistrant une forte baisse hebdomadaire, tout comme le Nasdaq, qui avait, lui, perdu 1,53% lors de la dernière séance de la semaine.

Les investisseurs se montraient modérément rassurés lundi par le premier ralentissement des décès liés à la pandémie en Europe ainsi que par la baisse du nombre de morts à New York samedi par rapport à la veille.

Le directeur de l'Institut national des maladies infectieuses, Anthony Fauci, a, lui, évoqué une mortalité "en train de se stabiliser" aux Etats-Unis.

"Tout cela est à prendre avec des pincettes mais, dans un environnement où le pessimisme et les prévisions les plus sombres règnent en maître, c'est un changement de ton bienvenu", observe Patrick O'Hare, de Briefing.

Aux Etats-Unis comme dans le reste du monde, les spécialistes rappelaient toutefois que la crise sanitaire était loin d'être maîtrisée.

L'administrateur fédéral des services de santé publique aux Etats-Unis a d'ailleurs prévenu dimanche que cette semaine pourrait être "un moment comme Pearl Harbor, comme le 11-Septembre, sauf que ce ne sera pas localisé."

- Mesures économiques -

D'autres observateurs justifiaient le rebond du début de séance lundi par les premiers effets des mesures prises par le gouvernement et la Réserve fédérale pour soutenir l'économie américaine.

"La nouvelle politique budgétaire et la politique monétaire ultra-agressive de la Fed étant désormais en place, les investisseurs vont être mieux armés pour affronter le tsunami de mauvaises nouvelles qui nous attend à court terme", écrit Art Hogan, de National Holdings, dans une note.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine était hausse, s'affichant à 0,6556% contre 0,5948% vendredi à la clôture.

Aucun rapport économique majeur n'est prévu cette semaine aux Etats-Unis, "ce qui est sans doute tout aussi bien car cela donne moins l'occasion de rappeler à quel point la situation est mauvaise en raison des mesures de confinement liées au Covid-19", souligne JJ Kinahan, de TD Ameritrade.

La place new-yorkaise sera par ailleurs fermée vendredi en raison du Vendredi Saint.

Au rang des valeurs, Delta Air Lines prenait 2,7%. Pourtant, vendredi après la clôture, la compagnie aérienne a prévenu que son chiffre d'affaires allait chuter de 90% au 2e trimestre de son exercice à cause de la pandémie.

American Airlines et United Airlines s'appréciaient de 4,9% et 5,4%.

De son côté, Boeing grimpait de plus de 10% après avoir pourtant annoncé dimanche prolonger la suspension de ses activités dans l'Etat de Washington, où l'avionneur emploie environ 70.000 personnes.

Nasdaq

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Wall Street rebondit à l'ouverture grâce à un regain d'optimisme

Le 06 avril 2020 à15:56

Wall Street a ouvert en nette hausse lundi, une lueur d'espoir sur le front de la pandémie du coronavirus semblant animer le marché, même si la prudence restait de mise.

Vers 15H20 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, montait de 5,21%, à 22.150,19 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 4,81%, à 7.727,47 points, et l'indice élargi S&P 500 s'appréciait de 4,96%, à 2.612,18 points.

La Bourse de New York avait terminé dans le rouge vendredi après un vif rebond du taux de chômage aux Etats-Unis: le Dow Jones avait cédé 1,69%, enregistrant une forte baisse hebdomadaire, tout comme le Nasdaq, qui avait, lui, perdu 1,53% lors de la dernière séance de la semaine.

Les investisseurs se montraient modérément rassurés lundi par le premier ralentissement des décès liés à la pandémie en Europe ainsi que par la baisse du nombre de morts à New York samedi par rapport à la veille.

Le directeur de l'Institut national des maladies infectieuses, Anthony Fauci, a, lui, évoqué une mortalité "en train de se stabiliser" aux Etats-Unis.

"Tout cela est à prendre avec des pincettes mais, dans un environnement où le pessimisme et les prévisions les plus sombres règnent en maître, c'est un changement de ton bienvenu", observe Patrick O'Hare, de Briefing.

Aux Etats-Unis comme dans le reste du monde, les spécialistes rappelaient toutefois que la crise sanitaire était loin d'être maîtrisée.

L'administrateur fédéral des services de santé publique aux Etats-Unis a d'ailleurs prévenu dimanche que cette semaine pourrait être "un moment comme Pearl Harbor, comme le 11-Septembre, sauf que ce ne sera pas localisé."

- Mesures économiques -

D'autres observateurs justifiaient le rebond du début de séance lundi par les premiers effets des mesures prises par le gouvernement et la Réserve fédérale pour soutenir l'économie américaine.

"La nouvelle politique budgétaire et la politique monétaire ultra-agressive de la Fed étant désormais en place, les investisseurs vont être mieux armés pour affronter le tsunami de mauvaises nouvelles qui nous attend à court terme", écrit Art Hogan, de National Holdings, dans une note.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine était hausse, s'affichant à 0,6556% contre 0,5948% vendredi à la clôture.

Aucun rapport économique majeur n'est prévu cette semaine aux Etats-Unis, "ce qui est sans doute tout aussi bien car cela donne moins l'occasion de rappeler à quel point la situation est mauvaise en raison des mesures de confinement liées au Covid-19", souligne JJ Kinahan, de TD Ameritrade.

La place new-yorkaise sera par ailleurs fermée vendredi en raison du Vendredi Saint.

Au rang des valeurs, Delta Air Lines prenait 2,7%. Pourtant, vendredi après la clôture, la compagnie aérienne a prévenu que son chiffre d'affaires allait chuter de 90% au 2e trimestre de son exercice à cause de la pandémie.

American Airlines et United Airlines s'appréciaient de 4,9% et 5,4%.

De son côté, Boeing grimpait de plus de 10% après avoir pourtant annoncé dimanche prolonger la suspension de ses activités dans l'Etat de Washington, où l'avionneur emploie environ 70.000 personnes.

Nasdaq

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