La Bourse de Paris espère une porte de sortie du coronavirus (+4,61%)

(AFP)

La Bourse de Paris a fini en fort rebond lundi (+4,61%), soulagée principalement par des signes de ralentissement des décès liés au coronavirus en Europe.

L'indice CAC 40 a gagné 191,56 points à 4.346,14 points, effaçant en une séance la perte réalisée sur la semaine passée. Vendredi, il avait fini en recul de 1,57%.

"Dans le maelstrom actuel, le marché se raccroche au moindre indicateur positif" et "la nouvelle positive, c'est le plateau ou la décrue du nombre des décès et des personnes infectées" en Europe par la pandémie de coronavirus, explique à l'AFP Régis Aubert, gérant actions à Financière Arbevel.

"Ces chiffres en baisse expliquent quasi intégralement le mouvement à la hausse du marché", poursuit-il.

Des signes encourageants sont apparus en Espagne, en Italie et en France, où une tendance à la baisse du nombre de décès liés au coronavirus a été enregistrée. Ces pays sont les plus touchés en Europe par la pandémie qui a fait au moins 70.000 morts dans le monde dont plus de 50.000 sur le Vieux Continent.

Autres signes de détente, l'Autriche a présenté un plan d'assouplissement des restrictions en vigueur contre l'épidémie de coronavirus, tandis que la Norvège a estimé pour sa part que l'épidémie était "sous contrôle" sur son sol.

L'Iran assiste également à "une lente et progressive" baisse des cas de contamination, selon les chiffres officiels publiés lundi.

Dans ce contexte, "certains investisseurs veulent reprendre du risque, voulant entendre que la vie reprendra un tour un peu normal dans un horizon raisonnable", souligne M. Aubert.

D'autant que les acteurs de marché considèrent que les États et les banques centrales "en ont beaucoup fait" pour contrecarrer la violence du trou d'air qui secoue la conjoncture, même si, in fine, "la situation économique va dépendre de la durée du confinement".

- Rebond des valeurs les plus meurtries -

Au Japon, le Premier ministre Shinzo Abe a annoncé un plan massif de soutien à l'économie du pays de 915 milliards d'euros.

Toutefois, selon le spécialiste, cet élan sur les marchés pourrait être interrompu en cas de mauvais chiffres aux États-Unis, où la crise sanitaire est loin d'être maîtrisée.

L'administrateur fédéral des services de santé publique aux États-Unis a d'ailleurs prévenu dimanche que cette semaine pourrait être "un moment comme Pearl Harbor, comme le 11-Septembre, sauf que ce ne sera pas localisé."

Sur le front des valeurs, les secteurs les plus affectés par la crise liée au coronavirus, c'est-à-dire les plus sensibles à la conjoncture économique, ont été les premiers bénéficiaires du rebond de l'indice.

Les matières premières ont ainsi remonté la pente, à l'instar d'ArcelorMittal (+10,1% à 8,64 euros) ou encore Aperam (+5,18% à 20,19 euros).

Au sein de la filière automobile, Renault a progressé de 14,17% à 18,05 euros, Peugeot de 8,97% à 12,87 euros.

Côté transport aérien, Airbus s'est redressé de 8,13% à 53,53 euros et Aéroports de Paris de 4,90% à 88,9 euros.

Les valeurs financières ont également connu un sursaut: Natixis s'est apprécié de 13,44% à 2,09 euros, Wendel de 12,20% à 74,5 euros, Coface de 9,57% à 5,44 euros. Société Générale est montée de 9,16% à 13,97 euros.

Axa s'est adjugée 5,74% à 14,77 euros alors que le PDG de l'assureur, Thomas Buberl, a plaidé pour la mise en place d'un mécanisme de mutualisation afin de créer un "régime d'assurance pandémie", capable de répondre à une crise comme celle du Covid-19, dans une interview au Journal du Dimanche.

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La Bourse de Paris espère une porte de sortie du coronavirus (+4,61%)

Le 06 avril 2020 à17:40

La Bourse de Paris a fini en fort rebond lundi (+4,61%), soulagée principalement par des signes de ralentissement des décès liés au coronavirus en Europe.

L'indice CAC 40 a gagné 191,56 points à 4.346,14 points, effaçant en une séance la perte réalisée sur la semaine passée. Vendredi, il avait fini en recul de 1,57%.

"Dans le maelstrom actuel, le marché se raccroche au moindre indicateur positif" et "la nouvelle positive, c'est le plateau ou la décrue du nombre des décès et des personnes infectées" en Europe par la pandémie de coronavirus, explique à l'AFP Régis Aubert, gérant actions à Financière Arbevel.

"Ces chiffres en baisse expliquent quasi intégralement le mouvement à la hausse du marché", poursuit-il.

Des signes encourageants sont apparus en Espagne, en Italie et en France, où une tendance à la baisse du nombre de décès liés au coronavirus a été enregistrée. Ces pays sont les plus touchés en Europe par la pandémie qui a fait au moins 70.000 morts dans le monde dont plus de 50.000 sur le Vieux Continent.

Autres signes de détente, l'Autriche a présenté un plan d'assouplissement des restrictions en vigueur contre l'épidémie de coronavirus, tandis que la Norvège a estimé pour sa part que l'épidémie était "sous contrôle" sur son sol.

L'Iran assiste également à "une lente et progressive" baisse des cas de contamination, selon les chiffres officiels publiés lundi.

Dans ce contexte, "certains investisseurs veulent reprendre du risque, voulant entendre que la vie reprendra un tour un peu normal dans un horizon raisonnable", souligne M. Aubert.

D'autant que les acteurs de marché considèrent que les États et les banques centrales "en ont beaucoup fait" pour contrecarrer la violence du trou d'air qui secoue la conjoncture, même si, in fine, "la situation économique va dépendre de la durée du confinement".

- Rebond des valeurs les plus meurtries -

Au Japon, le Premier ministre Shinzo Abe a annoncé un plan massif de soutien à l'économie du pays de 915 milliards d'euros.

Toutefois, selon le spécialiste, cet élan sur les marchés pourrait être interrompu en cas de mauvais chiffres aux États-Unis, où la crise sanitaire est loin d'être maîtrisée.

L'administrateur fédéral des services de santé publique aux États-Unis a d'ailleurs prévenu dimanche que cette semaine pourrait être "un moment comme Pearl Harbor, comme le 11-Septembre, sauf que ce ne sera pas localisé."

Sur le front des valeurs, les secteurs les plus affectés par la crise liée au coronavirus, c'est-à-dire les plus sensibles à la conjoncture économique, ont été les premiers bénéficiaires du rebond de l'indice.

Les matières premières ont ainsi remonté la pente, à l'instar d'ArcelorMittal (+10,1% à 8,64 euros) ou encore Aperam (+5,18% à 20,19 euros).

Au sein de la filière automobile, Renault a progressé de 14,17% à 18,05 euros, Peugeot de 8,97% à 12,87 euros.

Côté transport aérien, Airbus s'est redressé de 8,13% à 53,53 euros et Aéroports de Paris de 4,90% à 88,9 euros.

Les valeurs financières ont également connu un sursaut: Natixis s'est apprécié de 13,44% à 2,09 euros, Wendel de 12,20% à 74,5 euros, Coface de 9,57% à 5,44 euros. Société Générale est montée de 9,16% à 13,97 euros.

Axa s'est adjugée 5,74% à 14,77 euros alors que le PDG de l'assureur, Thomas Buberl, a plaidé pour la mise en place d'un mécanisme de mutualisation afin de créer un "régime d'assurance pandémie", capable de répondre à une crise comme celle du Covid-19, dans une interview au Journal du Dimanche.

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