Coronavirus: des démissionnaires pourront toucher l'assurance chômage, annonce Pénicaud

(AFP)

Les salariés ayant démissionné juste avant le confinement lié au coronavirus parce qu'ils avaient une promesse d'emploi pourront bénéficier de l'assurance chômage, a déclaré jeudi Muriel Pénicaud, ministre du Travail, qui "réfléchit" également à améliorer l'indemnisation des indépendants.

"C'était un trou dans la raquette qui nous a été remonté du terrain. Ceux qui avaient démissionné peu de temps avant le confinement, avant le 17 mars, et qui avaient une promesse d'embauche, en CDI, en CDD, se retrouvaient souvent entre deux chaises et franchement pénalisés", a dit le ministre sur RMC et BFMTV.

"Avec Pôle emploi et l'Unédic, j'ai décidé que nous les prendrions en compte au titre du chômage", a annoncé Mme Pénicaud.

Il s'agit de personnes dont le "nouvel employeur a mis fin au contrat dans un délai de 65 jours à compter du 1er mars" ou dont l'"embauche effective n'a pas pu avoir lieu, mais la personne dispose d'une promesse d'embauche ou, à défaut, d'une attestation de son employeur justifiant le report de l'embauche", a précisé le ministère du Travail.

En outre, la ministre a actualisé le chiffre, en constante progression, des salariés pour lesquels leur entreprise a demandé le chômage partiel: ils sont désormais 6,9 millions, un nouveau record, sur près de 20 millions de salariés du privés. Au total, 628.000 entreprises ont recouru à ce dispositif qui permet au salarié d'être indemnisé à hauteur de 70% du salaire brut et 84% du salaire net.

Le coût, partagé entre l'Etat et l'Unédic, l'organisme qui gère l'assurance chômage, "sera très important, de plus de 20 milliards d'euros", a précisé Mme Pénicaud. "C'est un investissement qui vaut la peine" car il évite des licenciements massifs, a-t-elle réaffirmé.

Pour gérer cet afflux de demandes, le ministère a indiqué dans la soirée sur son site que les entreprises auraient jusqu'au 30 avril pour faire une demande de chômage partiel pour le mois de mars, soit plus que les 30 jours initialement annoncés.

La ministre a appelé les grandes entreprises à faire preuve de "civisme", "quand elle ont les reins solides", et à ne pas demander de remboursement à l'Etat quand elles font appel au chômage partiel, donnant l'exemple de Schneider Electric.

Le ministère a ensuite précisé que dans ce cas, les entreprises, pour bénéficier de l'exonération de cotisations sociales sur l'indemnité versée aux salariés, "devront faire une demande d'autorisation dans les conditions normales de mise en activité partielle" et informeront la direction régionale du Travail de "leur engagement à ne pas bénéficier de l'indemnisation par l'Etat".

Mme Pénicaud, à qui l'on demandait si le gouvernement envisageait d'interdire le licenciement, comme le réclament des syndicats, a expliqué que "l'histoire a prouvé que ça ne marche pas du tout, sinon ça devient vite un refus d'embaucher" de l'employeur.

La ministre a aussi précisé qu'elle travaillait à un décret complémentaire, qui précisera le cadre d'indemnisation des parents contraints de se mettre en arrêt pour garder leurs enfants. Avec ce dispositif, les salariés conservent 90% de leur rémunération (50% payés par l'assurance maladie, 40% par l'employeur). Or "il y a eu quelques ratés" dans le versement d'indemnisations. Avec le décret complémentaire, "les parents pourront avoir les indemnités journalières a posteriori s'ils ne les ont pas encore eues", a-t-elle promis.

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Coronavirus: des démissionnaires pourront toucher l'assurance chômage, annonce Pénicaud

Le 09 avril 2020 à18:13

Les salariés ayant démissionné juste avant le confinement lié au coronavirus parce qu'ils avaient une promesse d'emploi pourront bénéficier de l'assurance chômage, a déclaré jeudi Muriel Pénicaud, ministre du Travail, qui "réfléchit" également à améliorer l'indemnisation des indépendants.

"C'était un trou dans la raquette qui nous a été remonté du terrain. Ceux qui avaient démissionné peu de temps avant le confinement, avant le 17 mars, et qui avaient une promesse d'embauche, en CDI, en CDD, se retrouvaient souvent entre deux chaises et franchement pénalisés", a dit le ministre sur RMC et BFMTV.

"Avec Pôle emploi et l'Unédic, j'ai décidé que nous les prendrions en compte au titre du chômage", a annoncé Mme Pénicaud.

Il s'agit de personnes dont le "nouvel employeur a mis fin au contrat dans un délai de 65 jours à compter du 1er mars" ou dont l'"embauche effective n'a pas pu avoir lieu, mais la personne dispose d'une promesse d'embauche ou, à défaut, d'une attestation de son employeur justifiant le report de l'embauche", a précisé le ministère du Travail.

En outre, la ministre a actualisé le chiffre, en constante progression, des salariés pour lesquels leur entreprise a demandé le chômage partiel: ils sont désormais 6,9 millions, un nouveau record, sur près de 20 millions de salariés du privés. Au total, 628.000 entreprises ont recouru à ce dispositif qui permet au salarié d'être indemnisé à hauteur de 70% du salaire brut et 84% du salaire net.

Le coût, partagé entre l'Etat et l'Unédic, l'organisme qui gère l'assurance chômage, "sera très important, de plus de 20 milliards d'euros", a précisé Mme Pénicaud. "C'est un investissement qui vaut la peine" car il évite des licenciements massifs, a-t-elle réaffirmé.

Pour gérer cet afflux de demandes, le ministère a indiqué dans la soirée sur son site que les entreprises auraient jusqu'au 30 avril pour faire une demande de chômage partiel pour le mois de mars, soit plus que les 30 jours initialement annoncés.

La ministre a appelé les grandes entreprises à faire preuve de "civisme", "quand elle ont les reins solides", et à ne pas demander de remboursement à l'Etat quand elles font appel au chômage partiel, donnant l'exemple de Schneider Electric.

Le ministère a ensuite précisé que dans ce cas, les entreprises, pour bénéficier de l'exonération de cotisations sociales sur l'indemnité versée aux salariés, "devront faire une demande d'autorisation dans les conditions normales de mise en activité partielle" et informeront la direction régionale du Travail de "leur engagement à ne pas bénéficier de l'indemnisation par l'Etat".

Mme Pénicaud, à qui l'on demandait si le gouvernement envisageait d'interdire le licenciement, comme le réclament des syndicats, a expliqué que "l'histoire a prouvé que ça ne marche pas du tout, sinon ça devient vite un refus d'embaucher" de l'employeur.

La ministre a aussi précisé qu'elle travaillait à un décret complémentaire, qui précisera le cadre d'indemnisation des parents contraints de se mettre en arrêt pour garder leurs enfants. Avec ce dispositif, les salariés conservent 90% de leur rémunération (50% payés par l'assurance maladie, 40% par l'employeur). Or "il y a eu quelques ratés" dans le versement d'indemnisations. Avec le décret complémentaire, "les parents pourront avoir les indemnités journalières a posteriori s'ils ne les ont pas encore eues", a-t-elle promis.

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