La Bourse de Paris reprend ses quartiers au-dessus des 4.800 points (+2,05%)

(AFP)

La Bourse de Paris montait toujours mardi à la mi-journée (+2,05%) et se réinstallait au-dessus des 4.800 points, dynamisée par le déverrouillage de l'activité économique.

A 13H16 (11H16 GMT), l'indice CAC 40 prenait 97,85 points à 4.860,63, son niveau le plus élevé depuis le 11 mars. La veille, il avait fini en hausse de 1,43%.

La cote parisienne a ouvert dans le vert et a accéléré le pas dans la matinée.

Wall Street se préparait de son côté à ouvrir en hausse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average avançait de 0,67%, celui de l'indice élargi S&P 500 de 0,58% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,60%.

"Les actions montent", portées "par un optimisme continu lié à la réouverture des économies", a relevé David Madden, un analyste de CMC Markets.

"Les gouvernements ont pris des mesures pour assouplir les confinements, un sentiment de lent retour à la normal est en train de gagner du terrain", a-t-il ajouté.

Ce courant positif lié à la perspective d'une reprise économique continuait donc mardi à prendre le pas non seulement sur les craintes d'un risque d'une deuxième vague de coronavirus générée par des déconfinements trop rapides, mais également les tensions fortes qui agitent les États-Unis.

Entre les relations toujours très houleuses avec Pékin et les manifestations contre les brutalités policières, le pays est soumis à rude épreuve.

Confronté aux désordres civils les plus graves de son mandat alors que des centaines de milliers d'Américains protestent contre les brutalités policières, le racisme et les inégalités sociales exacerbées par la crise du Covid-19, le président américain Donald Trump a promis lundi de restaurer l'ordre, menaçant de déployer l'armée pour faire cesser les violences.

- Unibail et Klépierre décollent -

Sur le terrain diplomatique, la Chine a agité lundi la menace d'une "contre-attaque" après l'annonce par le président américain d'une série de sanctions et restrictions visant les intérêts chinois.

Mais pour Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque, "tant que les banques centrales sont là, tout va bien" et leur interventionnisme "paraît immuniser le marché contre tout revirement baissier important".

"La réunion de la BCE, qui est en ligne de mire cette semaine, devrait aller dans ce sens en confirmant à la fois une augmentation du programme d’achats d'urgence contre la pandémie et son extension", a-t-il ajouté.

Du côté des indicateurs, l'agenda ne compte pas de publications de premier plan.

Mais le gouvernement français anticipe désormais une chute du produit intérieur brut de 11% cette année, contre 8% jusqu'ici, a déclaré mardi matin le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.

Sur le terrain des valeurs, les foncières continuaient à regagner le terrain perdu pendant les confinements, à l'instar d'Unibail-Rodamco-Westfield qui bondissait de 10,40% à 58,58, tout comme Klépierre de 10,13% à 19,90 euros.

Le secteur automobile bénéficiait aussi du vent de reprise. Renault gagnait 3,12% à 22,13 euros et Peugeot 3,58% à 13,88 euros.

Le vert était aussi au rendez-vous pour les banques. Société Général montait de 5,48% à 14,58 euros, BNP Paribas de 4,12% à 34,87 euros et Crédit Agricole de 3,67% à 8,31 euros.

TF1 profitait largement (+5,50% à 5,24 euros) de l'annonce de son partenariat conclu avec le groupe sino-espagnol Mediapro, nouveau diffuseur de la Ligue 1 et de la Ligue 2 de football, pour créer sa chaîne en France qui s'appellera Téléfoot, comme la célèbre émission de TF1.

Euronext CAC40

Quoi de neuf ?
La carte de l'épidémie de coronavirus en temps réel
Rendez-vous Partenaires
(AFP)

La Bourse de Paris reprend ses quartiers au-dessus des 4.800 points (+2,05%)

Le 02 juin 2020 à13:13

La Bourse de Paris montait toujours mardi à la mi-journée (+2,05%) et se réinstallait au-dessus des 4.800 points, dynamisée par le déverrouillage de l'activité économique.

A 13H16 (11H16 GMT), l'indice CAC 40 prenait 97,85 points à 4.860,63, son niveau le plus élevé depuis le 11 mars. La veille, il avait fini en hausse de 1,43%.

La cote parisienne a ouvert dans le vert et a accéléré le pas dans la matinée.

Wall Street se préparait de son côté à ouvrir en hausse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average avançait de 0,67%, celui de l'indice élargi S&P 500 de 0,58% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,60%.

"Les actions montent", portées "par un optimisme continu lié à la réouverture des économies", a relevé David Madden, un analyste de CMC Markets.

"Les gouvernements ont pris des mesures pour assouplir les confinements, un sentiment de lent retour à la normal est en train de gagner du terrain", a-t-il ajouté.

Ce courant positif lié à la perspective d'une reprise économique continuait donc mardi à prendre le pas non seulement sur les craintes d'un risque d'une deuxième vague de coronavirus générée par des déconfinements trop rapides, mais également les tensions fortes qui agitent les États-Unis.

Entre les relations toujours très houleuses avec Pékin et les manifestations contre les brutalités policières, le pays est soumis à rude épreuve.

Confronté aux désordres civils les plus graves de son mandat alors que des centaines de milliers d'Américains protestent contre les brutalités policières, le racisme et les inégalités sociales exacerbées par la crise du Covid-19, le président américain Donald Trump a promis lundi de restaurer l'ordre, menaçant de déployer l'armée pour faire cesser les violences.

- Unibail et Klépierre décollent -

Sur le terrain diplomatique, la Chine a agité lundi la menace d'une "contre-attaque" après l'annonce par le président américain d'une série de sanctions et restrictions visant les intérêts chinois.

Mais pour Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque, "tant que les banques centrales sont là, tout va bien" et leur interventionnisme "paraît immuniser le marché contre tout revirement baissier important".

"La réunion de la BCE, qui est en ligne de mire cette semaine, devrait aller dans ce sens en confirmant à la fois une augmentation du programme d’achats d'urgence contre la pandémie et son extension", a-t-il ajouté.

Du côté des indicateurs, l'agenda ne compte pas de publications de premier plan.

Mais le gouvernement français anticipe désormais une chute du produit intérieur brut de 11% cette année, contre 8% jusqu'ici, a déclaré mardi matin le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.

Sur le terrain des valeurs, les foncières continuaient à regagner le terrain perdu pendant les confinements, à l'instar d'Unibail-Rodamco-Westfield qui bondissait de 10,40% à 58,58, tout comme Klépierre de 10,13% à 19,90 euros.

Le secteur automobile bénéficiait aussi du vent de reprise. Renault gagnait 3,12% à 22,13 euros et Peugeot 3,58% à 13,88 euros.

Le vert était aussi au rendez-vous pour les banques. Société Général montait de 5,48% à 14,58 euros, BNP Paribas de 4,12% à 34,87 euros et Crédit Agricole de 3,67% à 8,31 euros.

TF1 profitait largement (+5,50% à 5,24 euros) de l'annonce de son partenariat conclu avec le groupe sino-espagnol Mediapro, nouveau diffuseur de la Ligue 1 et de la Ligue 2 de football, pour créer sa chaîne en France qui s'appellera Téléfoot, comme la célèbre émission de TF1.

Euronext CAC40

Quoi de neuf ?
La carte de l'épidémie de coronavirus en temps réel

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.