Wall Street recule à l'ouverture après les chiffres de l'emploi américain

(AFP)

Wall Street baissait vendredi en début de séance, digérant un rapport mensuel du gouvernement américain sur l'emploi et le taux de chômage et s'inquiétant à nouveau des tensions sino-américaines.

Vers 14H15 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, perdait 0,28% à 27.309,69 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, cédait 0,10% à 11.097,50 points.

L'indice élargi S&P 500 lâchait 0,11% à 3.345,44 points.

La Bourse de New York avait terminé dans le vert jeudi, portée par la bonne santé des géants américains de l'internet et des chiffres meilleurs que prévu sur les nouvelles inscriptions au chômage: le Dow Jones avait fini à 27.386,98 points (+0,68%), et le Nasdaq à 11.108,07 points (+1,00%), franchissant pour la première fois la barre des 11.000 points.

L'économie américaine a créé 1,8 million d'emplois en juillet, selon un rapport mensuel du département du Travail diffusé jeudi matin.

Ce chiffre est largement inférieur à juin, où 4,8 millions d'emplois avaient été ajoutés, un record. Le ralentissement de juillet est notamment dû à la résurgence du virus dans une large partie du pays.

Le taux de chômage aux Etats-Unis a lui baissé à 10,2% en juillet, soit un repli de 0,9% par rapport à juin. Les analystes avaient anticipé un taux de 10,5%.

"Le marché du travail se remet du choc provoqué par la crise du coronavirus, mais a encore un long chemin à parcourir, comme le montre le taux de chômage de 10,2% et le ratio entre emploi et nombre d'habitants à 55,1%, bien inférieur aux 60,7% de l'an dernier", note Patrick O'Hare de Briefing.com.

Les acteurs du marché se montraient par ailleurs préoccupés par la nouvelle escalade entre Washington et Pékin.

Le président américain Donald Trump a signé jeudi des décret interdisant pendant 45 jours toute transaction "des personnes sous juridiction américaine" avec les groupes chinois ByteDance, la maison mère de TikTok, et Tencent, propriétaire de la plateforme WeChat.

M. Trump accuse, sans preuve, ces applications d'espionnage pour le compte du gouvernement chinois.

TikTok a réagi vendredi en menaçant d'engager des poursuites judiciaires contre la décision américaine, tandis que Pékin a dénoncé "une répression politique".

- Uber chute -

Par ailleurs, les négociations semblaient s'éterniser au Congrès autour de nouvelles mesures de relance pour l'économie américaine.

Face à l'impasse politique, Donald Trump a menacé d'imposer un décret présidentiel pour prolonger les aides supplémentaires pour les chômeurs, allonger le moratoire sur les évictions et autoriser une baisse de la taxe sur les salaires.

Parmi les valeurs du jours, Uber plongeait de 4,98%. La société californienne, durement frappée par l'impact de la pandémie, a fait part jeudi soir d'une perte nette de 1,8 milliard de dollars et de revenus en chute libre au 2e trimestre.

Goldman Sachs perdait 0,42%. La banque américaine a révisé ses comptes trimestriels pour y intégrer une charge de 2 milliards de dollars suite à l'accord mettant fin en juillet aux poursuites contre la banque pour son rôle dans le vaste scandale de corruption 1MDB.

Intercontinental Exchange (ICE), le propriétaire du New York Stock Exchange, lâchait 0,03%. Le groupe a annoncé jeudi qu'il rachetait la plateforme de services hypothécaires Ellie Mae pour quelque 11 milliards de dollars, dette comprise. ICE a déjà réalisé plusieurs acquisitions dans ce secteur au cours des dernières années.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine montait à 0,5394% contre 0,5362% jeudi soir.

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Wall Street recule à l'ouverture après les chiffres de l'emploi américain

Le 07 août 2020 à15:33

Wall Street baissait vendredi en début de séance, digérant un rapport mensuel du gouvernement américain sur l'emploi et le taux de chômage et s'inquiétant à nouveau des tensions sino-américaines.

Vers 14H15 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, perdait 0,28% à 27.309,69 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, cédait 0,10% à 11.097,50 points.

L'indice élargi S&P 500 lâchait 0,11% à 3.345,44 points.

La Bourse de New York avait terminé dans le vert jeudi, portée par la bonne santé des géants américains de l'internet et des chiffres meilleurs que prévu sur les nouvelles inscriptions au chômage: le Dow Jones avait fini à 27.386,98 points (+0,68%), et le Nasdaq à 11.108,07 points (+1,00%), franchissant pour la première fois la barre des 11.000 points.

L'économie américaine a créé 1,8 million d'emplois en juillet, selon un rapport mensuel du département du Travail diffusé jeudi matin.

Ce chiffre est largement inférieur à juin, où 4,8 millions d'emplois avaient été ajoutés, un record. Le ralentissement de juillet est notamment dû à la résurgence du virus dans une large partie du pays.

Le taux de chômage aux Etats-Unis a lui baissé à 10,2% en juillet, soit un repli de 0,9% par rapport à juin. Les analystes avaient anticipé un taux de 10,5%.

"Le marché du travail se remet du choc provoqué par la crise du coronavirus, mais a encore un long chemin à parcourir, comme le montre le taux de chômage de 10,2% et le ratio entre emploi et nombre d'habitants à 55,1%, bien inférieur aux 60,7% de l'an dernier", note Patrick O'Hare de Briefing.com.

Les acteurs du marché se montraient par ailleurs préoccupés par la nouvelle escalade entre Washington et Pékin.

Le président américain Donald Trump a signé jeudi des décret interdisant pendant 45 jours toute transaction "des personnes sous juridiction américaine" avec les groupes chinois ByteDance, la maison mère de TikTok, et Tencent, propriétaire de la plateforme WeChat.

M. Trump accuse, sans preuve, ces applications d'espionnage pour le compte du gouvernement chinois.

TikTok a réagi vendredi en menaçant d'engager des poursuites judiciaires contre la décision américaine, tandis que Pékin a dénoncé "une répression politique".

- Uber chute -

Par ailleurs, les négociations semblaient s'éterniser au Congrès autour de nouvelles mesures de relance pour l'économie américaine.

Face à l'impasse politique, Donald Trump a menacé d'imposer un décret présidentiel pour prolonger les aides supplémentaires pour les chômeurs, allonger le moratoire sur les évictions et autoriser une baisse de la taxe sur les salaires.

Parmi les valeurs du jours, Uber plongeait de 4,98%. La société californienne, durement frappée par l'impact de la pandémie, a fait part jeudi soir d'une perte nette de 1,8 milliard de dollars et de revenus en chute libre au 2e trimestre.

Goldman Sachs perdait 0,42%. La banque américaine a révisé ses comptes trimestriels pour y intégrer une charge de 2 milliards de dollars suite à l'accord mettant fin en juillet aux poursuites contre la banque pour son rôle dans le vaste scandale de corruption 1MDB.

Intercontinental Exchange (ICE), le propriétaire du New York Stock Exchange, lâchait 0,03%. Le groupe a annoncé jeudi qu'il rachetait la plateforme de services hypothécaires Ellie Mae pour quelque 11 milliards de dollars, dette comprise. ICE a déjà réalisé plusieurs acquisitions dans ce secteur au cours des dernières années.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine montait à 0,5394% contre 0,5362% jeudi soir.

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