Bridgestone: un "accord de méthode" pour discuter pendant cinq mois, selon Pannier-Runacher

(AFP)

La direction de Bridgestone et les salariés de l'usine de Béthune ont signé un "accord de méthode" permettant de discuter pendant cinq mois de "scénarios alternatifs à la fermeture", annoncée mercredi par le géant japonais du pneumatique, a affirmé dimanche la ministre déléguée à l'Industrie.

Direction et représentants du personnel "ont signé un accord de méthode vendredi qui donne cinq mois à la discussion et qui rouvre des scénarios alternatifs à la fermeture de l'usine" située dans le Pas-de-Calais, a assuré Agnès Pannier-Runacher au "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI".

"La direction est en train de s'organiser dans un processus de négociation", s'est-elle félicitée, estimant que "cinq mois, ça rend les choses possibles". "Le dialogue social est essentiel, il doit être fondé sur la confiance", a-t-elle ajouté.

La ministre a toutefois fustigée la méthode adoptée jusqu'ici par la direction du géant japonais.

"Ce qui est inadmissible (...) c'est de ne pas avoir ouvert la discussion en amont de cette annonce brutale", a-t-elle jugé. "On savait que l'usine était en perte de vitesse" et les autorités avaient convié "la direction de Bridgestone à la table de discussions pour justement regarder comment on pouvait regagner de la productivité, de la compétitivité".

Elle a par ailleurs exclu que l'Etat rentre au capital de l'entreprise, une "fausse solution" qui ne "résout rien". "Le cœur du sujet c'est d'avoir un projet industriel qui tienne la route", selon elle.

Agnès Pannier-Runacher et la ministre du Travail Elisabeth Borne se rendront lundi matin à Béthune "pour voir tout le monde, tout le monde: les élus locaux, la direction locale" et "parler à la direction européenne", a rappelé la ministre.

"Il y a une mobilisation absolue pour ce site", selon le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, qui "croit à la pression politique" et souligne "une forme de concorde politique autour de ce dossier".

Le manufacturier japonais Bridgestone a annoncé mercredi son intention de fermer en 2021 son usine de Béthune qui emploie 863 personnes dans la fabrication de pneumatiques pour voitures. Une annonce dont le gouvernement et le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand ont dénoncé "la brutalité, la pertinence et les fondements".

L'usine de Béthune, qui produit des pneumatiques pour l'automobile sous les marques Bridgestone et Firestone, connaît des difficultés de longue date. Elle est "la moins performante" parmi la dizaine d'usines du groupe en Europe, affirme la direction.

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Bridgestone: un "accord de méthode" pour discuter pendant cinq mois, selon Pannier-Runacher

Le 20 septembre 2020 à12:45

La direction de Bridgestone et les salariés de l'usine de Béthune ont signé un "accord de méthode" permettant de discuter pendant cinq mois de "scénarios alternatifs à la fermeture", annoncée mercredi par le géant japonais du pneumatique, a affirmé dimanche la ministre déléguée à l'Industrie.

Direction et représentants du personnel "ont signé un accord de méthode vendredi qui donne cinq mois à la discussion et qui rouvre des scénarios alternatifs à la fermeture de l'usine" située dans le Pas-de-Calais, a assuré Agnès Pannier-Runacher au "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI".

"La direction est en train de s'organiser dans un processus de négociation", s'est-elle félicitée, estimant que "cinq mois, ça rend les choses possibles". "Le dialogue social est essentiel, il doit être fondé sur la confiance", a-t-elle ajouté.

La ministre a toutefois fustigée la méthode adoptée jusqu'ici par la direction du géant japonais.

"Ce qui est inadmissible (...) c'est de ne pas avoir ouvert la discussion en amont de cette annonce brutale", a-t-elle jugé. "On savait que l'usine était en perte de vitesse" et les autorités avaient convié "la direction de Bridgestone à la table de discussions pour justement regarder comment on pouvait regagner de la productivité, de la compétitivité".

Elle a par ailleurs exclu que l'Etat rentre au capital de l'entreprise, une "fausse solution" qui ne "résout rien". "Le cœur du sujet c'est d'avoir un projet industriel qui tienne la route", selon elle.

Agnès Pannier-Runacher et la ministre du Travail Elisabeth Borne se rendront lundi matin à Béthune "pour voir tout le monde, tout le monde: les élus locaux, la direction locale" et "parler à la direction européenne", a rappelé la ministre.

"Il y a une mobilisation absolue pour ce site", selon le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, qui "croit à la pression politique" et souligne "une forme de concorde politique autour de ce dossier".

Le manufacturier japonais Bridgestone a annoncé mercredi son intention de fermer en 2021 son usine de Béthune qui emploie 863 personnes dans la fabrication de pneumatiques pour voitures. Une annonce dont le gouvernement et le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand ont dénoncé "la brutalité, la pertinence et les fondements".

L'usine de Béthune, qui produit des pneumatiques pour l'automobile sous les marques Bridgestone et Firestone, connaît des difficultés de longue date. Elle est "la moins performante" parmi la dizaine d'usines du groupe en Europe, affirme la direction.

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