Macron compte aider la médiation sur le Bélarus, Poutine dénonce des "pressions"

(AFP)

Le président français Emmanuel Macron promet d'aider à la médiation dans la crise politique au Bélarus, alors que son homologue russe Vladimir Poutine s'insurge contre une "pression extérieure sans précédent".


Macron s'est exprimé en Lituanie, après avoir rencontré la leader de l'opposition bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa, fait considéré comme une manifestation de soutien à l'activiste.

"Nous ferons de notre mieux en tant qu'Européens pour aider à la médiation", a déclaré M. Macron, en faisant une référence à une proposition de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

"Notre objectif est que cette médiation commence dans les prochains jours ou semaines", a précisé le président français.

"L'objectif c'est une transition pacifique, la libération des personnes qui restent en prison pour leurs opinions politiques et la tenue d'élections dans un cadre libre, sous surveillance internationale", a-t-il dit.

Le Bélarus vit une effervescence depuis l'élection présidentielle du 9 août, dont Mme Tikhanovskaïa réclame la victoire face au président Alexandre Loukachenko, en poste depuis 1994.

L'opposante s'est réfugié en Lituanie au lendemain du scrutin, alors que les manifestations de masse dans les rues de l'ancienne république soviétique sont réprimées et des milliers de personnes arrêtées.

L'Union européenne a refusé de reconnaître le résultat de l'élection et M. Macron a déclaré dimanche que Loukachenko "doit partir".

Nouvelle élection cette année? 

La rencontre mardi était la plus importante pour Mme Tikhanovskaïa depuis l'élection contestée.

L'opposante a déjà rencontré les ministres des Affaires étrangères de l'UE et les dirigeants de la Pologne et de la Lituanie, deux États voisins du Bélarus.

Novice en politique, Mme Tikhanovskaïa, dont le mari reste en prison au Bélarus accusé d'avoir tenté de renverser le gouvernement, a déclaré à l'AFP avoir accepté une invitation à s'exprimer devant la commission des Affaires étrangères du parlement français.

Selon elle, la crise devrait être résolue "aussitôt que possible" et de nouvelles élections libres et équitables organisées avant la fin de l'année.

Macron "soutient l'idée de la médiation parce qu'il comprend que des pays puissants doivent être impliqués pour entamer des négociations avec Loukachenko. Il est prêt à apporter son aide sur ce point", a déclaré l'opposante.

"Je pense qu'il parlera du Bélarus avec la partie russe et fera tout son possible pour impliquer la Russie dans ces négociations", a-t-elle ajouté.

"Pression extérieure"

Selon M. Macron, le président Poutine, principal allié de l'homme fort bélarusse, est favorable à la médiation de l'OSCE.

Cependant le président russe a estimé mardi que le Bélarus se trouvait dans une "situation difficile" et faisait face à "une pression extérieure sans précédent".

S'adressant à un forum des régions bélarusses et russes, le chef du Kremlin a déclaré que Moscou était prêt à se tenir aux côtés de Minsk, décrivant leurs liens comme "intemporels et résistant à toute intempérie".

Poutine a promis de fournir au Bélarus une assistance en matière de sécurité et accordé un prêt de 1,5 milliard de dollars.

(Avec AFP)

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Macron compte aider la médiation sur le Bélarus, Poutine dénonce des "pressions"

Le 29 septembre 2020 à12:40

Le président français Emmanuel Macron promet d'aider à la médiation dans la crise politique au Bélarus, alors que son homologue russe Vladimir Poutine s'insurge contre une "pression extérieure sans précédent".


Macron s'est exprimé en Lituanie, après avoir rencontré la leader de l'opposition bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa, fait considéré comme une manifestation de soutien à l'activiste.

"Nous ferons de notre mieux en tant qu'Européens pour aider à la médiation", a déclaré M. Macron, en faisant une référence à une proposition de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

"Notre objectif est que cette médiation commence dans les prochains jours ou semaines", a précisé le président français.

"L'objectif c'est une transition pacifique, la libération des personnes qui restent en prison pour leurs opinions politiques et la tenue d'élections dans un cadre libre, sous surveillance internationale", a-t-il dit.

Le Bélarus vit une effervescence depuis l'élection présidentielle du 9 août, dont Mme Tikhanovskaïa réclame la victoire face au président Alexandre Loukachenko, en poste depuis 1994.

L'opposante s'est réfugié en Lituanie au lendemain du scrutin, alors que les manifestations de masse dans les rues de l'ancienne république soviétique sont réprimées et des milliers de personnes arrêtées.

L'Union européenne a refusé de reconnaître le résultat de l'élection et M. Macron a déclaré dimanche que Loukachenko "doit partir".

Nouvelle élection cette année? 

La rencontre mardi était la plus importante pour Mme Tikhanovskaïa depuis l'élection contestée.

L'opposante a déjà rencontré les ministres des Affaires étrangères de l'UE et les dirigeants de la Pologne et de la Lituanie, deux États voisins du Bélarus.

Novice en politique, Mme Tikhanovskaïa, dont le mari reste en prison au Bélarus accusé d'avoir tenté de renverser le gouvernement, a déclaré à l'AFP avoir accepté une invitation à s'exprimer devant la commission des Affaires étrangères du parlement français.

Selon elle, la crise devrait être résolue "aussitôt que possible" et de nouvelles élections libres et équitables organisées avant la fin de l'année.

Macron "soutient l'idée de la médiation parce qu'il comprend que des pays puissants doivent être impliqués pour entamer des négociations avec Loukachenko. Il est prêt à apporter son aide sur ce point", a déclaré l'opposante.

"Je pense qu'il parlera du Bélarus avec la partie russe et fera tout son possible pour impliquer la Russie dans ces négociations", a-t-elle ajouté.

"Pression extérieure"

Selon M. Macron, le président Poutine, principal allié de l'homme fort bélarusse, est favorable à la médiation de l'OSCE.

Cependant le président russe a estimé mardi que le Bélarus se trouvait dans une "situation difficile" et faisait face à "une pression extérieure sans précédent".

S'adressant à un forum des régions bélarusses et russes, le chef du Kremlin a déclaré que Moscou était prêt à se tenir aux côtés de Minsk, décrivant leurs liens comme "intemporels et résistant à toute intempérie".

Poutine a promis de fournir au Bélarus une assistance en matière de sécurité et accordé un prêt de 1,5 milliard de dollars.

(Avec AFP)

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