Des milliers d'Irakiens défilent pour le 1er anniversaire de leur "révolution"

(AFP)

Des milliers d'Irakiens se sont rassemblés jeudi place Tahrir à Bagdad et sur des places du sud du pays pour le premier anniversaire d'une révolte inédite, qui s'est essoufflée mais qu'ils promettent de relancer si aucune réforme n'est menée par le pouvoir en place.

Les manifestants réclament des emplois pour les jeunes, des services publics fonctionnels, la garantie d'élections transparentes, alors que l'Irak est miné par la corruption et pris sous les feux des jeux d'influence de Washington et Téhéran.

Un an --et près de 600 morts-- après la pire crise sociale de l'histoire récente de l'Irak, l'ambiance dans le pays est bien différente: cette année, le Premier ministre Moustafa al-Kazimi, nommé en mai, a salué les défilés, qui ont balayé le gouvernement précédent.

La télévision d'Etat, qui l'année dernière avait cessé de faire état des morts, des 30.000 blessés et des manifestants enlevés, diffusait jeudi des clips montrant les photos des "martyrs" accompagnés de l'hymne national à la guitare électrique.

Mais sur la place Tahrir, comme à Diwaniya (sud), on rejette avec vigueur la main tendue du gouvernement et des différents partis, qui se préparent aux législatives anticipées prévues en juin.

"L'ancien gouvernement et le nouveau ont fait plein de promesses, mais rien n'est arrivé", s'emporte Hassan al-Miyahi.

Il manifeste à Diwaniya alors qu'autour de lui résonne le slogan phare du Printemps arabe : "Le peuple veut la chute du régime".

De Bassora (sud) à Bagdad, en passant par Diwaniya ou d'autres villes, les ennemis sont nombreux: "les partis", "les milices", "l'Iran", "les Etats-Unis", l'ensemble des politiciens, tous sont allègrement conspués.

"Aujourd'hui, on se rappelle de ceux qui sont morts pour reprendre notre pays aux voleurs", explique à l'AFP Ibrahim, 28 ans, sur la place Tahrir.

"C'est un avant-goût: si le gouvernement n'agit pas et ne libère pas les manifestants toujours détenus, notre prochain rendez-vous, c'est le 25 octobre", renchérit un autre manifestant à Bagdad.

L'année dernière, la "révolution d'octobre", lancée le 1er du mois, s'était interrompue le temps d'un pèlerinage chiite --qui aura lieu cette année le 8 octobre-- avant de reprendre de plus belle le 25 octobre.

Et cette année, "si le gouvernement ne répond pas à nos revendications, on ira tous à Bagdad prendre la Zone verte (où siègent les autorités), dissoudre le Parlement et former un gouvernement intérimaire pour en finir avec la corruption organisée et les partis et milices qui répondent à l'étranger", promet Marouane Hamid, étudiant à Diwaniya.

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Des milliers d'Irakiens défilent pour le 1er anniversaire de leur "révolution"

Le 01 octobre 2020 à17:08

Des milliers d'Irakiens se sont rassemblés jeudi place Tahrir à Bagdad et sur des places du sud du pays pour le premier anniversaire d'une révolte inédite, qui s'est essoufflée mais qu'ils promettent de relancer si aucune réforme n'est menée par le pouvoir en place.

Les manifestants réclament des emplois pour les jeunes, des services publics fonctionnels, la garantie d'élections transparentes, alors que l'Irak est miné par la corruption et pris sous les feux des jeux d'influence de Washington et Téhéran.

Un an --et près de 600 morts-- après la pire crise sociale de l'histoire récente de l'Irak, l'ambiance dans le pays est bien différente: cette année, le Premier ministre Moustafa al-Kazimi, nommé en mai, a salué les défilés, qui ont balayé le gouvernement précédent.

La télévision d'Etat, qui l'année dernière avait cessé de faire état des morts, des 30.000 blessés et des manifestants enlevés, diffusait jeudi des clips montrant les photos des "martyrs" accompagnés de l'hymne national à la guitare électrique.

Mais sur la place Tahrir, comme à Diwaniya (sud), on rejette avec vigueur la main tendue du gouvernement et des différents partis, qui se préparent aux législatives anticipées prévues en juin.

"L'ancien gouvernement et le nouveau ont fait plein de promesses, mais rien n'est arrivé", s'emporte Hassan al-Miyahi.

Il manifeste à Diwaniya alors qu'autour de lui résonne le slogan phare du Printemps arabe : "Le peuple veut la chute du régime".

De Bassora (sud) à Bagdad, en passant par Diwaniya ou d'autres villes, les ennemis sont nombreux: "les partis", "les milices", "l'Iran", "les Etats-Unis", l'ensemble des politiciens, tous sont allègrement conspués.

"Aujourd'hui, on se rappelle de ceux qui sont morts pour reprendre notre pays aux voleurs", explique à l'AFP Ibrahim, 28 ans, sur la place Tahrir.

"C'est un avant-goût: si le gouvernement n'agit pas et ne libère pas les manifestants toujours détenus, notre prochain rendez-vous, c'est le 25 octobre", renchérit un autre manifestant à Bagdad.

L'année dernière, la "révolution d'octobre", lancée le 1er du mois, s'était interrompue le temps d'un pèlerinage chiite --qui aura lieu cette année le 8 octobre-- avant de reprendre de plus belle le 25 octobre.

Et cette année, "si le gouvernement ne répond pas à nos revendications, on ira tous à Bagdad prendre la Zone verte (où siègent les autorités), dissoudre le Parlement et former un gouvernement intérimaire pour en finir avec la corruption organisée et les partis et milices qui répondent à l'étranger", promet Marouane Hamid, étudiant à Diwaniya.

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