La plateforme de streaming Quibi cherche déjà un repreneur

(AFP)

Quibi, le service de streaming de vidéos courtes lancé en avril, en pleine pandémie, serait déjà à la recherche d'un repreneur sous peine de devoir fermer boutique, croit savoir le site américain The Information.

Jeffrey Katzenberg, ancien patron de Disney (1984-1994) et fondateur de la plateforme, "a déclaré à des personnes du secteur qu'il pourrait devoir fermer l'entreprise", écrivent les journalistes du site d'informations exclusives mardi.

Quibi est entré en service aux Etats-Unis et au Canada il y a six mois, avec l'intention de secouer l'industrie des contenus vidéo, avec des programmes originaux de 10 minutes, de qualité hollywoodienne, dispensés via une technologie entièrement conçue pour les smartphones et la mobilité.

Grâce à l'envergure du patron et aux milliards de dollars promis, le projet a séduit des stars du grand et du petit écran pour produire films et séries, de Steven Spielberg à Guillermo del Toro en passant par Jennifer Lopez et Reese Witherspoon.

Des contenus que Jeffrey Katzenberg essaie désormais de revendre. D'après The Information, il a déjà essayé de démarcher Eddy Cue, un vice-président d'Apple, Jason Kilar, patron de WarnerMedia, Fidji Simo, la cheffe de l'appli Facebook, ou encore NBCUniversal. En vain, selon les sources de la publication.

Quibi avait misé gros, avec 50 programmes disponibles dès le premier jour.

"Nous payons jusqu'à 100.000 dollars la minute pour nos longs-métrages", avait indiqué à l'AFP Meg Whitman, la directrice générale et ancienne PDG de Hewlett Packard Enterprise. Un budget comparable à celui des grosses productions de Netflix, Amazon, HBO Max ou Disney+.

Quibi voulait aussi réaliser des tranches d'information quotidiennes, des programmes sportifs et des émissions de divertissement, un type de contenu difficile à produire en plein confinement.

Pour tenir compte des difficultés financières liées à la crise sanitaire, la plateforme avait fait passer son offre d'essai de deux semaines à 90 jours. Le prix de l'abonnement - 5 dollars par mois avec publicité ou 8 dollars sans - est comparable à celui du géant Disney+ .

La stratégie ne semble pas avoir fonctionné. Selon la presse américaine, Quibi tablait sur plusieurs millions d'abonnés d'ici avril 2021, mais en six mois il n'en aurait gagné que quelques centaines de milliers, y compris ceux qui ont le service gratuitement via leur opérateur.

Quibi n'a pas répondu immédiatement à une sollicitation de l'AFP.

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La plateforme de streaming Quibi cherche déjà un repreneur

Le 21 octobre 2020 à07:52

Quibi, le service de streaming de vidéos courtes lancé en avril, en pleine pandémie, serait déjà à la recherche d'un repreneur sous peine de devoir fermer boutique, croit savoir le site américain The Information.

Jeffrey Katzenberg, ancien patron de Disney (1984-1994) et fondateur de la plateforme, "a déclaré à des personnes du secteur qu'il pourrait devoir fermer l'entreprise", écrivent les journalistes du site d'informations exclusives mardi.

Quibi est entré en service aux Etats-Unis et au Canada il y a six mois, avec l'intention de secouer l'industrie des contenus vidéo, avec des programmes originaux de 10 minutes, de qualité hollywoodienne, dispensés via une technologie entièrement conçue pour les smartphones et la mobilité.

Grâce à l'envergure du patron et aux milliards de dollars promis, le projet a séduit des stars du grand et du petit écran pour produire films et séries, de Steven Spielberg à Guillermo del Toro en passant par Jennifer Lopez et Reese Witherspoon.

Des contenus que Jeffrey Katzenberg essaie désormais de revendre. D'après The Information, il a déjà essayé de démarcher Eddy Cue, un vice-président d'Apple, Jason Kilar, patron de WarnerMedia, Fidji Simo, la cheffe de l'appli Facebook, ou encore NBCUniversal. En vain, selon les sources de la publication.

Quibi avait misé gros, avec 50 programmes disponibles dès le premier jour.

"Nous payons jusqu'à 100.000 dollars la minute pour nos longs-métrages", avait indiqué à l'AFP Meg Whitman, la directrice générale et ancienne PDG de Hewlett Packard Enterprise. Un budget comparable à celui des grosses productions de Netflix, Amazon, HBO Max ou Disney+.

Quibi voulait aussi réaliser des tranches d'information quotidiennes, des programmes sportifs et des émissions de divertissement, un type de contenu difficile à produire en plein confinement.

Pour tenir compte des difficultés financières liées à la crise sanitaire, la plateforme avait fait passer son offre d'essai de deux semaines à 90 jours. Le prix de l'abonnement - 5 dollars par mois avec publicité ou 8 dollars sans - est comparable à celui du géant Disney+ .

La stratégie ne semble pas avoir fonctionné. Selon la presse américaine, Quibi tablait sur plusieurs millions d'abonnés d'ici avril 2021, mais en six mois il n'en aurait gagné que quelques centaines de milliers, y compris ceux qui ont le service gratuitement via leur opérateur.

Quibi n'a pas répondu immédiatement à une sollicitation de l'AFP.

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