Bridgestone: manifestation de salariés pour peser sur les négociations

(AFP)

Une centaine de salariés se sont rassemblés vendredi matin devant l'usine de pneumatiques Bridgestone à Béthune (Pas-de-Calais), vouée à la fermeture, pour protester à l'appel de l'intersyndicale, contre la tournure des négociations avec une direction qui "essaie de gagner du temps".

"La direction essaie de gagner du temps, on ne va pas se laisser faire, elle fait traîner. On met en garde la direction, ça va se durcir. On est prêt à se battre pour qu'il y ait un repreneur et pour le PSE, que les salariés partent dignement", a déclaré Bruno Wable, secrétaire adjoint CGT devant l'usine du Pas-de-Calais.

"Il faut que la direction change d'attitude", a pour sa part affirmé le président du conseil régional Xavier Bertrand (ex-LR). "Ils ne font toujours pas ce qu’il faut, les négociations elles ont commencé hier (...) C’est pas une surprise, ça ne se passe pas bien", a-t-il ajouté.

Une réunion de négociation du PSE s'est tenue jeudi sur les retraites et préretraites sans accord, selon les syndicats.

"On pensait arriver à un accord, et la direction a arrêté les négociations", a affirmé Stéphane Ducrocq, avocat de l'Intersyndicale.

"Nos dirigeants, c'est de la pure provocation. On veut un accord thème par thème" et "eux veulent tout mélanger", a fait écho Denis Drouet, délégué syndical CFDT.

"On sait que l'usine va fermer (...) on veut montrer la force de l'intersyndicale pour peser dans les négociations", a-t-il ajouté.

Les salariés "sont révoltés" mais "ils n'iront pas à la faute" pour préserver les espoirs de reprise du site, a pour sa part estimé sur BFMTV la ministre chargée de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher.

"Notre objectif est de remettre de l'activité sur le site, nous avions proposé à Bridgestone de le faire avec eux, ils ont refusé, nous le ferons sans eux", a-t-elle assuré.

"Bridgestone, premier sponsor des JO Paris 2024, les 863 salariés n'auront pas oublié", pouvait-on lire sur une banderole tendue sur les grilles de l'usine.

Les manifestants ont fait brûler des palettes et planté quelques croix en bois sur la route qui longe le site. Des affiches, traduites en japonais, montraient un enfant interrogeant "Pourquoi ma maman n'arrête pas de pleurer?".

Le géant japonais du pneumatique a confirmé le 12 novembre son projet de fermeture, courant 2021 de l'usine qui emploie 863 personnes.

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Bridgestone: manifestation de salariés pour peser sur les négociations

Le 27 novembre 2020 à10:34

Une centaine de salariés se sont rassemblés vendredi matin devant l'usine de pneumatiques Bridgestone à Béthune (Pas-de-Calais), vouée à la fermeture, pour protester à l'appel de l'intersyndicale, contre la tournure des négociations avec une direction qui "essaie de gagner du temps".

"La direction essaie de gagner du temps, on ne va pas se laisser faire, elle fait traîner. On met en garde la direction, ça va se durcir. On est prêt à se battre pour qu'il y ait un repreneur et pour le PSE, que les salariés partent dignement", a déclaré Bruno Wable, secrétaire adjoint CGT devant l'usine du Pas-de-Calais.

"Il faut que la direction change d'attitude", a pour sa part affirmé le président du conseil régional Xavier Bertrand (ex-LR). "Ils ne font toujours pas ce qu’il faut, les négociations elles ont commencé hier (...) C’est pas une surprise, ça ne se passe pas bien", a-t-il ajouté.

Une réunion de négociation du PSE s'est tenue jeudi sur les retraites et préretraites sans accord, selon les syndicats.

"On pensait arriver à un accord, et la direction a arrêté les négociations", a affirmé Stéphane Ducrocq, avocat de l'Intersyndicale.

"Nos dirigeants, c'est de la pure provocation. On veut un accord thème par thème" et "eux veulent tout mélanger", a fait écho Denis Drouet, délégué syndical CFDT.

"On sait que l'usine va fermer (...) on veut montrer la force de l'intersyndicale pour peser dans les négociations", a-t-il ajouté.

Les salariés "sont révoltés" mais "ils n'iront pas à la faute" pour préserver les espoirs de reprise du site, a pour sa part estimé sur BFMTV la ministre chargée de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher.

"Notre objectif est de remettre de l'activité sur le site, nous avions proposé à Bridgestone de le faire avec eux, ils ont refusé, nous le ferons sans eux", a-t-elle assuré.

"Bridgestone, premier sponsor des JO Paris 2024, les 863 salariés n'auront pas oublié", pouvait-on lire sur une banderole tendue sur les grilles de l'usine.

Les manifestants ont fait brûler des palettes et planté quelques croix en bois sur la route qui longe le site. Des affiches, traduites en japonais, montraient un enfant interrogeant "Pourquoi ma maman n'arrête pas de pleurer?".

Le géant japonais du pneumatique a confirmé le 12 novembre son projet de fermeture, courant 2021 de l'usine qui emploie 863 personnes.

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