De l'argent, vite et beaucoup: Joe Biden présente les bases de son plan de relance

(AFP)

Joe Biden présente jeudi 14 janvier les bases du prochain paquet d'aides économiques, qui doivent permettre aux Etats-Unis de sortir de la pire crise qu'ait connu le pays depuis les années 30, alors que des millions d'Américains sont toujours au chômage.


Le futur président a promis des "milliers de milliards de dollars" et d'agir vite. C'est-à-dire dès son arrivée à la Maison Blanche, le 20 janvier.

La priorité: accélérer le rythme des vaccinations, avait-il expliqué la semaine dernière, lors d'une conférence de presse dans son fief de Wilmington dans le Delaware.

Car les économistes s'accordent à dire que le rythme de la reprise économique suivra celui de la vaccination de la population contre le Covid-19.

Mais il faudra des mois pour que les restaurants, bars, hôtels, ou encore compagnies aériennes, puissent retrouver un niveau d'activité correcte. Et d'ici là, l'économie aura encore besoin de soutien.

"Il est nécessaire de dépenser de l'argent maintenant", avait déclaré Joe Biden, évoquant un plan qui se comptera en "milliers de milliards de dollars".

Ces aides massives doivent éviter que la crise ne s'auto-alimente, avec un virus qui restreint toujours l'activité des petites entreprises, provoquant des licenciements, ce qui limite le pouvoir d'achat, et donc la consommation, et de nouveau l'activité des entreprises.

Le chômage est certes resté stable en décembre, à 6,7%, mais c'était la première fois que la situation ne s'était pas améliorée depuis mai.

Pire, 140.000 emplois ont été perdus au cours du dernier mois de 2020, ce qui signifie que de nombreux chômeurs, découragés, ont cessé de chercher du travail et sont donc sortis des chiffres.

Près de 20 millions d'Américains touchent toujours une aide face au chômage ou à la perte de revenus, tous programmes d'assistance confondus.

"Acompte" 

Un nouveau plan d'aides de 900 milliards de dollars a été adopté fin décembre. Insuffisant, selon le futur hôte de la Maison Blanche, qui a répété à plusieurs reprises qu'il ne s'agirait que d'un "acompte".

Et d'ajouter: "nous avons besoin de plus d'une aide directe en faveur des familles et des petites entreprises".

Les Américains, qui ont reçu début janvier 600 dollars par personne sous condition de revenus, pourraient donc recevoir un nouveau chèque mais dont on ignore le montant. M. Biden s'était dit à plusieurs reprises favorable à un chèque de 2.000 dollars avant l'adoption du dernier plan de relance.

Par ailleurs, "des dizaines de milliards de dollars" sont nécessaires selon Joe Biden pour permettre aux autorités locales et nationales de maintenir l'emploi des éducateurs, des policiers, des pompiers et des agents de santé publique. Des fonds pour permettre aux écoles de rouvrir sont aussi nécessaires, selon le démocrate.

Le futur président pourrait aussi annoncer une augmentation du salaire minimum fédéral à 15 dollars de l'heure, plus du double des 7,25 dollars actuels.

"Je dis depuis longtemps que nous devons récompenser le travail et non la richesse dans ce pays", avait-il commenté.

Il est difficile de savoir si M. Biden, dont le programme de campagne prévoyait une hausse des impôts pour les plus grandes entreprises du pays et des personnes gagnant plus de 400.000 dollars par an, va évoquer la fiscalité.

Vote au Congrès 

L'adoption des mesures voulues par le démocrate repose sur le Congrès, où les démocrates vont disposer d'une infime majorité notamment au Sénat, ce qui signifie que le futur président ne peut se permettre de défection dans son camp.

Il reviendra à Janet Yellen, qui devrait devenir secrétaire au Trésor, l'équivalent du ministre de l'Economie et des Finances - de mener les négociations avec les élus, pour le compte du gouvernement.

Mme Yellen sera auditionnée mardi prochain par le Sénat, qui devra ensuite se prononcer sur sa nomination.

En cas de ratification de ce nouveau plan de relance, celui-ci risque de faire déraper encore un peu plus les finances publiques qui affichaient un déficit record entre octobre et décembre.

Un premier plan de relance, le Cares Act, adopté en moins de deux semaines fin mars, lorsque la pandémie de Covid-19 avait mis un frein brutal à l'activité économique, a contribué à une hausse des dépenses publiques.

Aides aux chômeurs, prêts aux petites entreprises, chèques directs aux ménages,...: avec 2.200 milliards de dollars débloqués, il s'agissait du plus important plan de soutien à l'économie de l'histoire des Etats-Unis.

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De l'argent, vite et beaucoup: Joe Biden présente les bases de son plan de relance

Le 14 janvier 2021 à09:38

Joe Biden présente jeudi 14 janvier les bases du prochain paquet d'aides économiques, qui doivent permettre aux Etats-Unis de sortir de la pire crise qu'ait connu le pays depuis les années 30, alors que des millions d'Américains sont toujours au chômage.


Le futur président a promis des "milliers de milliards de dollars" et d'agir vite. C'est-à-dire dès son arrivée à la Maison Blanche, le 20 janvier.

La priorité: accélérer le rythme des vaccinations, avait-il expliqué la semaine dernière, lors d'une conférence de presse dans son fief de Wilmington dans le Delaware.

Car les économistes s'accordent à dire que le rythme de la reprise économique suivra celui de la vaccination de la population contre le Covid-19.

Mais il faudra des mois pour que les restaurants, bars, hôtels, ou encore compagnies aériennes, puissent retrouver un niveau d'activité correcte. Et d'ici là, l'économie aura encore besoin de soutien.

"Il est nécessaire de dépenser de l'argent maintenant", avait déclaré Joe Biden, évoquant un plan qui se comptera en "milliers de milliards de dollars".

Ces aides massives doivent éviter que la crise ne s'auto-alimente, avec un virus qui restreint toujours l'activité des petites entreprises, provoquant des licenciements, ce qui limite le pouvoir d'achat, et donc la consommation, et de nouveau l'activité des entreprises.

Le chômage est certes resté stable en décembre, à 6,7%, mais c'était la première fois que la situation ne s'était pas améliorée depuis mai.

Pire, 140.000 emplois ont été perdus au cours du dernier mois de 2020, ce qui signifie que de nombreux chômeurs, découragés, ont cessé de chercher du travail et sont donc sortis des chiffres.

Près de 20 millions d'Américains touchent toujours une aide face au chômage ou à la perte de revenus, tous programmes d'assistance confondus.

"Acompte" 

Un nouveau plan d'aides de 900 milliards de dollars a été adopté fin décembre. Insuffisant, selon le futur hôte de la Maison Blanche, qui a répété à plusieurs reprises qu'il ne s'agirait que d'un "acompte".

Et d'ajouter: "nous avons besoin de plus d'une aide directe en faveur des familles et des petites entreprises".

Les Américains, qui ont reçu début janvier 600 dollars par personne sous condition de revenus, pourraient donc recevoir un nouveau chèque mais dont on ignore le montant. M. Biden s'était dit à plusieurs reprises favorable à un chèque de 2.000 dollars avant l'adoption du dernier plan de relance.

Par ailleurs, "des dizaines de milliards de dollars" sont nécessaires selon Joe Biden pour permettre aux autorités locales et nationales de maintenir l'emploi des éducateurs, des policiers, des pompiers et des agents de santé publique. Des fonds pour permettre aux écoles de rouvrir sont aussi nécessaires, selon le démocrate.

Le futur président pourrait aussi annoncer une augmentation du salaire minimum fédéral à 15 dollars de l'heure, plus du double des 7,25 dollars actuels.

"Je dis depuis longtemps que nous devons récompenser le travail et non la richesse dans ce pays", avait-il commenté.

Il est difficile de savoir si M. Biden, dont le programme de campagne prévoyait une hausse des impôts pour les plus grandes entreprises du pays et des personnes gagnant plus de 400.000 dollars par an, va évoquer la fiscalité.

Vote au Congrès 

L'adoption des mesures voulues par le démocrate repose sur le Congrès, où les démocrates vont disposer d'une infime majorité notamment au Sénat, ce qui signifie que le futur président ne peut se permettre de défection dans son camp.

Il reviendra à Janet Yellen, qui devrait devenir secrétaire au Trésor, l'équivalent du ministre de l'Economie et des Finances - de mener les négociations avec les élus, pour le compte du gouvernement.

Mme Yellen sera auditionnée mardi prochain par le Sénat, qui devra ensuite se prononcer sur sa nomination.

En cas de ratification de ce nouveau plan de relance, celui-ci risque de faire déraper encore un peu plus les finances publiques qui affichaient un déficit record entre octobre et décembre.

Un premier plan de relance, le Cares Act, adopté en moins de deux semaines fin mars, lorsque la pandémie de Covid-19 avait mis un frein brutal à l'activité économique, a contribué à une hausse des dépenses publiques.

Aides aux chômeurs, prêts aux petites entreprises, chèques directs aux ménages,...: avec 2.200 milliards de dollars débloqués, il s'agissait du plus important plan de soutien à l'économie de l'histoire des Etats-Unis.

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