Virus: l'Allemagne va prolonger et durcir les restrictions

(AFP)

L'Allemagne s'apprête mardi à prolonger jusqu'à la mi-février les restrictions existantes liées à l'épidémie de Covid-19 tout en durcissant encore les mesures face à la crainte d'une propagation de nouveaux variants plus contagieux.

Pour la deuxième fois en trois semaines, la chancelière Angela Merkel doit se concerter à partir de 14H00 locales (13H00 GMT) avec les dirigeants des 16 Etats régionaux en vue d'un nouveau tour de vis.

La réunion a été avancée en raison des craintes liées aux mutations du virus et de statistiques inquiétantes sur les contaminations, malgré la fermeture des écoles et des commerces "non-essentiels" depuis un mois.

Restaurants, cafés, enceintes sportives et culturelles sont fermés depuis deux mois et demi.

Selon les propositions formulées par la chancellerie avant la réunion et transmises à l'AFP, Berlin veut prolonger toutes ces mesures jusqu'au 15 février, y compris la fermeture controversée des établissements scolaires.

Parmi les arbitrages en vue: des injonctions au télétravail pour les salariés "partout où cela est possible", le port de masques médicaux quand la présence sur le lieu de travail est indispensable.

Un grand nombre d'Allemands continuent en effet de se rendre sur leur lieu de travail, bien plus, selon le gouvernement, que lors de la première vague épidémique.

L'objectif est de réduire le nombre d'utilisateurs des transports en commun à un tiers du niveau habituel, selon le document de la chancellerie.

Les autorités semblent également décidées à imposer le port de masques FFP2 dans les bus, tramways, métros et tous les transports, ainsi que dans les commerces. Cette obligation est en vigueur en Bavière depuis lundi.

Certains Etats régionaux envisagent aussi des mesures coercitives pour ceux qui ne respecteraient pas les délais de quarantaine, pouvant aller, en dernier recours, jusqu'à un placement forcé dans des centres spéciaux, selon la presse. Ces quarantaines, notamment en cas de test positif, font cependant rarement l'objet de contrôles à ce stade.

Des places d'hébergement contraint sont ainsi prévues sur le site d'une prison pour mineurs dans le Nord de l'Allemagne, d'un foyer pour réfugiés dans l'Est, ou de cliniques dans une région du Sud-Ouest.

- Léger reflux -

Les mesures draconniennes décrétées juste avant Noël pour ralentir la propagation du virus commencent néanmoins à faire effet.

"Nous assistons en ce moment à un léger recul du nombre d'infections" et de patients hospitalisés dans les services de soins intensifs "à environ moins de 5.000", a souligné le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert.

Sur le qui-vive, Berlin s'inquiète tout particulièrement de l'importation de variants du virus beaucoup plus contagieux, apparus en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud.

"C'est un risque dont les responsables politiques responsables doivent tenir compte, tôt ou tard", a ajouté M. Seibert.

- Record de décès -

Mardi, l'institut de veille sanitaire Robert-Koch a annoncé 11.369 nouveaux cas en 24 heures, une baisse par rapport aux quelque 30.000 nouveaux cas recensés certains jours début janvier.

Jeudi, le nombre de décès en 24 heures a enregistré un niveau jamais atteint depuis l'apparition des premiers cas de SARS-CoV-2 dans le pays il y a près d'un an, à 1.244 morts.

La deuxième vague épidémique, à partir d'octobre, a causé bien plus de ravages que la première en Allemagne. Le pays a répertorié au total plus de deux millions de contaminations.

En outre, la grogne monte dans une population qui a plutôt fait preuve jusqu'ici d'"une grande discipline", selon la chancellerie, mais qui s'impatiente désormais.

Aucune date de réouverture ne se profile pour les restaurants, cafés, musées, cinémas, enceintes sportives et de loisirs qui paient un lourd tribut.

Sur le front économique, l'heure est aussi à l'inquiétude après une année 2020 marquée par une récession historique (recul de 5% du PIB), quoique moins abyssale qu'attendue.

Et si la campagne vaccinale s'est organisée en un temps record, les critiques fusent face à la lenteur supposée de sa mise en oeuvre.

Depuis la première injection le 26 décembre, quelque 1,14 million de personnes ont été vaccinées, soit 1,4% de la population.

Berlin assure néanmoins que la mise sur le marché des deux premiers vaccins, ceux de Pfizer-BioNTech et Moderna, suscite "l'espoir que la pandémie puisse être surmontée cette année".

Quoi de neuf ?
Rendez-vous Partenaires
(AFP)

Virus: l'Allemagne va prolonger et durcir les restrictions

Le 19 janvier 2021 à13:24

L'Allemagne s'apprête mardi à prolonger jusqu'à la mi-février les restrictions existantes liées à l'épidémie de Covid-19 tout en durcissant encore les mesures face à la crainte d'une propagation de nouveaux variants plus contagieux.

Pour la deuxième fois en trois semaines, la chancelière Angela Merkel doit se concerter à partir de 14H00 locales (13H00 GMT) avec les dirigeants des 16 Etats régionaux en vue d'un nouveau tour de vis.

La réunion a été avancée en raison des craintes liées aux mutations du virus et de statistiques inquiétantes sur les contaminations, malgré la fermeture des écoles et des commerces "non-essentiels" depuis un mois.

Restaurants, cafés, enceintes sportives et culturelles sont fermés depuis deux mois et demi.

Selon les propositions formulées par la chancellerie avant la réunion et transmises à l'AFP, Berlin veut prolonger toutes ces mesures jusqu'au 15 février, y compris la fermeture controversée des établissements scolaires.

Parmi les arbitrages en vue: des injonctions au télétravail pour les salariés "partout où cela est possible", le port de masques médicaux quand la présence sur le lieu de travail est indispensable.

Un grand nombre d'Allemands continuent en effet de se rendre sur leur lieu de travail, bien plus, selon le gouvernement, que lors de la première vague épidémique.

L'objectif est de réduire le nombre d'utilisateurs des transports en commun à un tiers du niveau habituel, selon le document de la chancellerie.

Les autorités semblent également décidées à imposer le port de masques FFP2 dans les bus, tramways, métros et tous les transports, ainsi que dans les commerces. Cette obligation est en vigueur en Bavière depuis lundi.

Certains Etats régionaux envisagent aussi des mesures coercitives pour ceux qui ne respecteraient pas les délais de quarantaine, pouvant aller, en dernier recours, jusqu'à un placement forcé dans des centres spéciaux, selon la presse. Ces quarantaines, notamment en cas de test positif, font cependant rarement l'objet de contrôles à ce stade.

Des places d'hébergement contraint sont ainsi prévues sur le site d'une prison pour mineurs dans le Nord de l'Allemagne, d'un foyer pour réfugiés dans l'Est, ou de cliniques dans une région du Sud-Ouest.

- Léger reflux -

Les mesures draconniennes décrétées juste avant Noël pour ralentir la propagation du virus commencent néanmoins à faire effet.

"Nous assistons en ce moment à un léger recul du nombre d'infections" et de patients hospitalisés dans les services de soins intensifs "à environ moins de 5.000", a souligné le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert.

Sur le qui-vive, Berlin s'inquiète tout particulièrement de l'importation de variants du virus beaucoup plus contagieux, apparus en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud.

"C'est un risque dont les responsables politiques responsables doivent tenir compte, tôt ou tard", a ajouté M. Seibert.

- Record de décès -

Mardi, l'institut de veille sanitaire Robert-Koch a annoncé 11.369 nouveaux cas en 24 heures, une baisse par rapport aux quelque 30.000 nouveaux cas recensés certains jours début janvier.

Jeudi, le nombre de décès en 24 heures a enregistré un niveau jamais atteint depuis l'apparition des premiers cas de SARS-CoV-2 dans le pays il y a près d'un an, à 1.244 morts.

La deuxième vague épidémique, à partir d'octobre, a causé bien plus de ravages que la première en Allemagne. Le pays a répertorié au total plus de deux millions de contaminations.

En outre, la grogne monte dans une population qui a plutôt fait preuve jusqu'ici d'"une grande discipline", selon la chancellerie, mais qui s'impatiente désormais.

Aucune date de réouverture ne se profile pour les restaurants, cafés, musées, cinémas, enceintes sportives et de loisirs qui paient un lourd tribut.

Sur le front économique, l'heure est aussi à l'inquiétude après une année 2020 marquée par une récession historique (recul de 5% du PIB), quoique moins abyssale qu'attendue.

Et si la campagne vaccinale s'est organisée en un temps record, les critiques fusent face à la lenteur supposée de sa mise en oeuvre.

Depuis la première injection le 26 décembre, quelque 1,14 million de personnes ont été vaccinées, soit 1,4% de la population.

Berlin assure néanmoins que la mise sur le marché des deux premiers vaccins, ceux de Pfizer-BioNTech et Moderna, suscite "l'espoir que la pandémie puisse être surmontée cette année".

Quoi de neuf ?

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.