Pour Trump, des adieux sans la foule des grands jours

(AFP)

Donald Trump voulait une cérémonie d'adieux digne de ce nom pour un président américain. Sur la base militaire d'Andrews dans la banlieue de Washington, tout avait l'apparence d'un tel événement, exception faite de la foule, qui a semblé bouder le président sortant.

Tout au plus 500 fans se sont retrouvés dans un vent glacial, debout dans une zone clôturée devant la scène. La moitié de la section accueillant le public est restée vide.

A quelques heures de l'arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche, le républicain a été pressé vers la sortie. Direction la Floride, pour rejoindre son club de luxe de Mar-a-Lago, où il va entamer sa vie d'ex-président.

Le milliardaire républicain, qui n'a pas voulu accueillir son successeur démocrate Joe Biden, avait quitté Washington mercredi matin à 08H15 (13H15 GMT) pour rejoindre son dernier vol à bord d'Air Force One.

Un orchestre de l'armée de l'air a joué "Hail to the Chief" et 21 coups de canon ont retenti.

"Nous avons le plus grand pays au monde", a déclaré le milliardaire dans une courte déclaration qui avait les accents d'un discours de campagne sauf que cette fois, c'était pour dire au revoir.

"Ce fut pour moi le plus grand honneur et le plus grand privilège d'être votre président", a-t-il ajouté.

Peu importe le nombre de partisans, la cérémonie était censée rendre hommage à un dirigeant au sommet du pouvoir.

C'est pourtant le départ d'un président achevant son mandat avec la perspective d'un procès en destitution qui pourrait s'ouvrir au Sénat peu après l'investiture de son successeur. Il a été mis en accusation pour "incitation à l'insurrection" pour avoir appelé ses supporteurs à marcher sur le Congrès, le 6 janvier.

La cérémonie a de quoi décevoir Donald Trump, qui a été contraint de la faire organiser sur une base militaire balayée par un vent glacial dans la banlieue de Washington à l'heure du petit-déjeuner. Condition sine qua non s'il voulait bénéficier une dernière fois des "jouets" présidentiels.

Chaque minute était en effet comptée, pour pouvoir se rendre en Floride en utilisant Air Force One et avoir droit au cortège présidentiel pour se rendre à sa résidence du club de golf à Palm Beach avant que l'horloge ne sonne midi, heure de l'inauguration officielle de Joe Biden.

- Déchu -

Avec pour objectif d'augmenter le nombre de spectateurs, la Maison Blanche a tenté d'activer son réseau, multipliant les invitations. Les invités auraient aussi été informés qu'ils pouvaient convier jusqu'à cinq amis.

Une invitation a même été envoyée à Anthony Scaramucci, l'ex-directeur de la communication démis de ses fonctions après seulement 11 jours au début du mandat de Trump, devenu ensuite critique télévisuel caustique du président.

"Croyez-moi, si j'ai reçu un mail, c'est que l'invitation a été envoyée en masse", a-t-il opiné lors de l'émission télévisée Inside Edition.

Nombreux sont ceux qui ont également décliné: officiellement, trop occupés, à l'instar du vice-président Mike Pence, qui incarnait jusqu'à peu la loyauté envers Donald Trump.

M. Pence avait publié son programme public mardi soir, ne laissant aucun doute sur le fait qu'il serait absent de la cérémonie en l'honneur de Donald Trump... afin de se rendre à celle d'investiture de Joe Biden.

L'ancien chef d'état-major très respecté de Trump et général des Marines à la retraite, John Kelly, était lui aussi sur la liste des invités, quoique devenu un critique très présent dans les médias.

M. Kelly a déclaré à CNN qu'il avait d'autres engagements.

Même de fidèles partisans de Donald Trump, le chef des républicains au Sénat Mitch McConnell et son homologue de la Chambre des représentants Kevin McCarthy, ont boudé le milliardaire républicain, préférant assister à une messe en présence de Joe Biden.

Sur la base militaire d'Andrews, un tapis rouge avait été déroulé sur le tarmac jusqu'à l'escalier menant à Air Force One: une dernière marche, glaciale, pour l'ex-président Trump.

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Pour Trump, des adieux sans la foule des grands jours

Le 20 janvier 2021 à17:18

Donald Trump voulait une cérémonie d'adieux digne de ce nom pour un président américain. Sur la base militaire d'Andrews dans la banlieue de Washington, tout avait l'apparence d'un tel événement, exception faite de la foule, qui a semblé bouder le président sortant.

Tout au plus 500 fans se sont retrouvés dans un vent glacial, debout dans une zone clôturée devant la scène. La moitié de la section accueillant le public est restée vide.

A quelques heures de l'arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche, le républicain a été pressé vers la sortie. Direction la Floride, pour rejoindre son club de luxe de Mar-a-Lago, où il va entamer sa vie d'ex-président.

Le milliardaire républicain, qui n'a pas voulu accueillir son successeur démocrate Joe Biden, avait quitté Washington mercredi matin à 08H15 (13H15 GMT) pour rejoindre son dernier vol à bord d'Air Force One.

Un orchestre de l'armée de l'air a joué "Hail to the Chief" et 21 coups de canon ont retenti.

"Nous avons le plus grand pays au monde", a déclaré le milliardaire dans une courte déclaration qui avait les accents d'un discours de campagne sauf que cette fois, c'était pour dire au revoir.

"Ce fut pour moi le plus grand honneur et le plus grand privilège d'être votre président", a-t-il ajouté.

Peu importe le nombre de partisans, la cérémonie était censée rendre hommage à un dirigeant au sommet du pouvoir.

C'est pourtant le départ d'un président achevant son mandat avec la perspective d'un procès en destitution qui pourrait s'ouvrir au Sénat peu après l'investiture de son successeur. Il a été mis en accusation pour "incitation à l'insurrection" pour avoir appelé ses supporteurs à marcher sur le Congrès, le 6 janvier.

La cérémonie a de quoi décevoir Donald Trump, qui a été contraint de la faire organiser sur une base militaire balayée par un vent glacial dans la banlieue de Washington à l'heure du petit-déjeuner. Condition sine qua non s'il voulait bénéficier une dernière fois des "jouets" présidentiels.

Chaque minute était en effet comptée, pour pouvoir se rendre en Floride en utilisant Air Force One et avoir droit au cortège présidentiel pour se rendre à sa résidence du club de golf à Palm Beach avant que l'horloge ne sonne midi, heure de l'inauguration officielle de Joe Biden.

- Déchu -

Avec pour objectif d'augmenter le nombre de spectateurs, la Maison Blanche a tenté d'activer son réseau, multipliant les invitations. Les invités auraient aussi été informés qu'ils pouvaient convier jusqu'à cinq amis.

Une invitation a même été envoyée à Anthony Scaramucci, l'ex-directeur de la communication démis de ses fonctions après seulement 11 jours au début du mandat de Trump, devenu ensuite critique télévisuel caustique du président.

"Croyez-moi, si j'ai reçu un mail, c'est que l'invitation a été envoyée en masse", a-t-il opiné lors de l'émission télévisée Inside Edition.

Nombreux sont ceux qui ont également décliné: officiellement, trop occupés, à l'instar du vice-président Mike Pence, qui incarnait jusqu'à peu la loyauté envers Donald Trump.

M. Pence avait publié son programme public mardi soir, ne laissant aucun doute sur le fait qu'il serait absent de la cérémonie en l'honneur de Donald Trump... afin de se rendre à celle d'investiture de Joe Biden.

L'ancien chef d'état-major très respecté de Trump et général des Marines à la retraite, John Kelly, était lui aussi sur la liste des invités, quoique devenu un critique très présent dans les médias.

M. Kelly a déclaré à CNN qu'il avait d'autres engagements.

Même de fidèles partisans de Donald Trump, le chef des républicains au Sénat Mitch McConnell et son homologue de la Chambre des représentants Kevin McCarthy, ont boudé le milliardaire républicain, préférant assister à une messe en présence de Joe Biden.

Sur la base militaire d'Andrews, un tapis rouge avait été déroulé sur le tarmac jusqu'à l'escalier menant à Air Force One: une dernière marche, glaciale, pour l'ex-président Trump.

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