Forte hausse des dépenses de l'Etat au premier semestre

Le déficit budgétaire est en hausse de 4%, à 28 milliards de DH. La bonne progression des recettes fiscales et l'encaissement d'une partie de l'argent de la privatisation de Maroc Telecom ont été effacés par une forte hausse des dépenses.

Forte hausse des dépenses de l'Etat au premier semestre

Le 14 juillet 2019 à 13:23

Modifié le 15 juillet 2019 à 07:20

Les recettes ordinaires de l’Etat au premier trimestre sont en baisse de 9,7%, à 124,6 milliards de DH, selon les derniers chiffres de la TGR qui sont établis sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises. Une baisse artificielle due au reclassement en 2018 des dons du Conseil de coopération du Golfe de leur compte spécial vers le budget général.

En fait, les recettes fiscales, qui représentent l’essentiel des rentrées de l’Etat, ont augmenté de 4,5%, à 110,8 milliards de DH (recettes brutes, après transfert des parts des collectivités territoriales).

>>Lire aussi: DGI : Recettes en hausse, gros crédit de TVA remboursé à fin juin

Ce sont les recettes non fiscales qui marquent une baisse de 56,8%, à 13,8 milliards de DH. Une baisse due au reclassement précité.

Parmi ces recettes, les produits de monopole et de participations sont en hausse de 40,6%, à 4,5 milliards de DH, et les recettes des privatisations ont atteint 3,35 milliards de DH sur un objectif annuel de 5 milliards de DH, soit un taux de réalisation de 67%.

Il s’agit là de la cession de 6% du capital de Maroc Telecom en blocs aux investisseurs institutionnels. Les recettes de l’OPV portant sur 2% du capital de l’opérateur ne sont pas encore comptabilisés. A noter que les recettes des privatisations sont réparties à parts égales entre le budget général et le Fonds Hassan II.

Du côté des dépenses, on note une forte hausse de 11%, à 122 milliards de DH. Une hausse due à plusieurs facteurs :

-          L’augmentation de la masse salariale de l’Etat de 2,3%, à 54,5 milliards de DH. L’impact de la mise en œuvre des dispositions de l’accord de dialogue social signé en mai n’est pas encore visible

-          L’augmentation des intérêts de la dette du Trésor de 9,8%, à 17,3 milliards de DH.

-          L’explosion des dépenses de compensation de 121%, à 9,9 milliards de DH.

-          La forte hausse des remboursements des impôts aux contribuables, notamment le crédit de TVA : +65%, à 4,5 milliards de DH.

Par ailleurs, l’investissement budgétaire est en petite hausse de 2,3%, à 32,3 milliards de DH, ce qui représente 44% de l’objectif annuel.

Au final, l’augmentation des dépenses a été partiellement compensée par l’amélioration des recettes fiscales, des produits des participations et des recettes des privatisations. D’où un déficit budgétaire de 28 milliards de DH, en hausse de 4%.

Ce déficit a été financé à hauteur de 22,2 milliards de DH par l’endettement intérieur et à hauteur de 5,8 milliards de DH par des tirages sur la dette extérieure.

>>Lire aussi: Accès au financement: comment l’Etat évince les entreprises (HCP)

Forte hausse des dépenses de l'Etat au premier semestre

Le 14 juillet 2019 à13:23

Modifié le 15 juillet 2019 à 07:20

Le déficit budgétaire est en hausse de 4%, à 28 milliards de DH. La bonne progression des recettes fiscales et l'encaissement d'une partie de l'argent de la privatisation de Maroc Telecom ont été effacés par une forte hausse des dépenses.

Les recettes ordinaires de l’Etat au premier trimestre sont en baisse de 9,7%, à 124,6 milliards de DH, selon les derniers chiffres de la TGR qui sont établis sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises. Une baisse artificielle due au reclassement en 2018 des dons du Conseil de coopération du Golfe de leur compte spécial vers le budget général.

En fait, les recettes fiscales, qui représentent l’essentiel des rentrées de l’Etat, ont augmenté de 4,5%, à 110,8 milliards de DH (recettes brutes, après transfert des parts des collectivités territoriales).

>>Lire aussi: DGI : Recettes en hausse, gros crédit de TVA remboursé à fin juin

Ce sont les recettes non fiscales qui marquent une baisse de 56,8%, à 13,8 milliards de DH. Une baisse due au reclassement précité.

Parmi ces recettes, les produits de monopole et de participations sont en hausse de 40,6%, à 4,5 milliards de DH, et les recettes des privatisations ont atteint 3,35 milliards de DH sur un objectif annuel de 5 milliards de DH, soit un taux de réalisation de 67%.

Il s’agit là de la cession de 6% du capital de Maroc Telecom en blocs aux investisseurs institutionnels. Les recettes de l’OPV portant sur 2% du capital de l’opérateur ne sont pas encore comptabilisés. A noter que les recettes des privatisations sont réparties à parts égales entre le budget général et le Fonds Hassan II.

Du côté des dépenses, on note une forte hausse de 11%, à 122 milliards de DH. Une hausse due à plusieurs facteurs :

-          L’augmentation de la masse salariale de l’Etat de 2,3%, à 54,5 milliards de DH. L’impact de la mise en œuvre des dispositions de l’accord de dialogue social signé en mai n’est pas encore visible

-          L’augmentation des intérêts de la dette du Trésor de 9,8%, à 17,3 milliards de DH.

-          L’explosion des dépenses de compensation de 121%, à 9,9 milliards de DH.

-          La forte hausse des remboursements des impôts aux contribuables, notamment le crédit de TVA : +65%, à 4,5 milliards de DH.

Par ailleurs, l’investissement budgétaire est en petite hausse de 2,3%, à 32,3 milliards de DH, ce qui représente 44% de l’objectif annuel.

Au final, l’augmentation des dépenses a été partiellement compensée par l’amélioration des recettes fiscales, des produits des participations et des recettes des privatisations. D’où un déficit budgétaire de 28 milliards de DH, en hausse de 4%.

Ce déficit a été financé à hauteur de 22,2 milliards de DH par l’endettement intérieur et à hauteur de 5,8 milliards de DH par des tirages sur la dette extérieure.

>>Lire aussi: Accès au financement: comment l’Etat évince les entreprises (HCP)

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